Puerto Varas, rechargement des batteries

On arrive à Puerto Varas le vendredi 6 juin, sur le coup des 13h, sortant du bus en catastrophe. Pourquoi “en catastrophe” ? Parce que le bus s’arrête subitement à un endroit qu’on n’avait pas prévu, on somnolait, et on est les seuls à descendre sur la vingtaine de passagers.

Puerto Varas nous accueille avec une marche de 20 minutes sous la pluie. On trouve une auberge assez rapidement, on tombe sur un office du tourisme privé qui fait payer ses cartes de la ville, “Bon ben non merci ! Il est ou le vrai office sinon ?”. On tombe également sur le vrai office du tourisme et on planifie notre journée pour le lendemain : une heure de bus pour nous emmener à une traversée en bateau de 2h permettant d’admirer l’un des beaux et grands Lacs de la région ainsi que les volcans et paysages. Quand on demande à la jeune femme de l’agence touristique si le lendemain il fera beau et si on verra quelque chose, elle nous dit qu’en ce moment c’est toujours pareil côté météo, mais qu’avec les 4 volcans, il y aura bien à un moment une éclaircie pour en voir un. C’est parti !

Le samedi matin on se fait un bon gros petit-déjeuner grâce à l’auberge puis on arrive pile à temps pour chopper le bus, direction Petrohué. Aller à Petrohué avec l’agence nous coûte un peu plus cher qu’y aller par nous même, mais au final pas de regret, car outre la facilité -le bus de l’agence est à 3 minutes à pied de l’auberge, contre 20 minutes pour le terminal de bus classique- on a droit dans le bus à l’histoire de la région, la colonisation Allemande, d’où vient le Montt et le Varas des villes que l’on a croisé. Que d’infos, que vous pouvez certes trouver sur Wikipedia, mais conté par des personnes d’ici, c’est quand même mieux. Autre bonne surprise, le bus s’arrête pour que l’on voit des rapides. C’est payant : 2€ par personne.

Les rapides, rapides !

Les rapides, rapides !

On demande au gars du bus si ça vaut le coup, il nous dit que c’est beaucoup plus impressionnant que les rapides que l’on vient de croiser sous nos pieds pour aller jusqu’à la cabine pour payer l’accès. Comme ce type de surprise nous gave un peu, on fraudera un peu -comprenez, un seul de nous a payé, l’autre a fraudé-. Franchement, ça devrait être gratuit, ok c’est beau -même sous la pluie battante- et les rapides sont de couleur vert émeraude ce qui est magnifique, mais c’est naturel et n’a pas besoin d’entretien. Entre temps on se heurte à la horde de touristes étant descendue avec nous du bus. C’est fou comment on s’habitue à préférer visiter seul ! M’enfin, ça nous divertit toujours de voir les touristes prendre des photos à travers les vitres embuées du bus, ou encore prendre les guichets où l’on paye, voir même prendre en photos des photos de paysages décoratives.

On remonte dans le bus pour arriver finalement au Catamaran qui nous fera naviguer sur le “Lago Todos los Santos”. Durant l’heure et demie pour rejoindre la ville de Peulla (prononcez Péouya), nous ne verrons quasiment rien car une brume envahit tous les paysages et nous empêche de voir plus de la moitié des montagnes et volcans autour de nous. En parallèle, des guides de l’agence essaient de nous vendre des activités à faire quand on arrivera de l’autre côté du lac, par exemple faire du cheval -sous la pluie- pour 50€ chacun. Ben voyons ! En effet durant trois heures on n’aura rien à faire avant que le bateau ne quitte Peulla, ville d’environ 130 habitants. Ainsi, en parlant avec un des guides on s’aperçoit qu’il est originaire de Santiago. Génial ! On part donc à la pêche aux infos : que faire et où aller à Santiago, prochaine étape de notre voyage.

La Patagonie près de Peulla

La Patagonie près de Peulla

Arrivé sur place, un peu déçu par les paysages, on décide d’être utile pour notre organisme : le nourrir ! Le seul endroit pour manger ici c’est un hôtel bon chic bon genre, où on se pointe avec nos ponchos premier prix. N’ayant peur de rien, on se fait remarquer par les quelques clients, je sais pas mais on était les seuls à rigoler dans ce restau, la serveuse avait tellement de mal à sourire, à croire qu’elle se faisait des piqûres de toxine botulique dans les joues une fois en cuisine. Lorsqu’elle nous apporte la note, on voit sur le ticket quelque chose qui se fait beaucoup ici : ajouter automatiquement les 10% de pourboire en suggestion -voire parfois ils sont ajoutés à la note finale-. Très souvent on le fait sauter parce que le service est mauvais, car n’oublions pas que le pourboire ça a un sens, c’est pas juste 10% à ajouter systématiquement. Dans ce cas précis j’avais subtilement pris un stylo, et entouré sur la note l’addition sans le pourboire, histoire d’être bien clair. Pendant ce temps le ciel semble se dégager un peu -mais vraiment qu’un peu- on se pose sur des magnifiques canapés pour glandouiller, puis on prend quelques photos du paysage magnifique qui s’offre à nous. On retourne au bateau. Sur le trajet retour, la brume, s’étant parfois levée, offre de belles vues sur les montagnes environnantes, entrecoupées de pluie quand même -faut pas déconner on est en hiver, Dieu tout puissant à un timing à respecter quoi !-. On verra même une cascade assez impressionnante (cf. la vidéo à la fin de l’article). On est finalement assez content de la journée qui fut cool, et où on a vu à nouveau de belles choses : nos derniers paysages de Patagonie, car oui, on est arrivé au nord de cette dernière !

Les jours suivants, on décide de rester à notre auberge, au calme, histoire de se ressourcer et réfléchir au sens de la vie, faire un point sur le voyage, les plus, les moins… Bref, un ensemble de choses qu’il est bon d’échanger, surtout quand on est 2 dans une course folle que nous vivons et où nous prenons parfois trop peu de temps à nous poser et mettre les choses au point. On en profite donc pour ajuster certains détails du voyage, gérer nos couchsurfings à venir, et se reposer moralement.

5 thoughts on “Puerto Varas, rechargement des batteries

  1. Que d heures de bus ..panda 2 va vous paraitre toute pitite…bon mais toujours pas de Florent pagny…..reposez vous…grand besoin vos visages sont fatigues….alors !!!!

  2. Le pourboire :
    IL y a quelques années en arrière, le pourcentage sur la facture était le moyen de rémunération des serveurs. Cette pratique était courante aux Etats-Unis comme en Italie….
    Bonne route et merci tant pour les photos que les textes

    • Mais d’après nos sources c’est pas le cas ici, le pourboire est un extra. Donc, logiquement, ils doivent le mériter 🙂

  3. C’est bien de faire le point de temps en temps, et de prendre du recul.
    Bisous

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