Bolivie : le bilan

Voici notre (triste) bilan après 25 jours en Bolivie :

Le pays même
Beaucoup de villes en altitude, l’altiplano c’est haut ! De 2000m à 4500m.
Concernant l’avortement, la contraception, le mariage gay, les indemnités diverses… On n’en sait rien, vu qu’on n’a pas rencontré de boliviens à proprement dit, et qu’on se voyait mal en aborder dans la rue : “Hey au fait la capote et la pilule c’est facile d’accès pour toi ?”

On ne peut quasiment jamais payer en CB, on a seulement pu dans un supermarché et 2 restaurants à Sucre.

Certains systèmes “rigides” aussi insupportables qu’en France tel que les banques (cf. notre problème à Sucre).

Comme en Argentine et au Chili, il y a des chiens errants, majoritairement bien nourris visiblement.

Les gens, la mentalité
Nous sommes arrivés en Bolivie sans aprioris -en dehors de : “c’est un super pays typique, les gens sont adorables” ce que beaucoup de personnes en France en durant le voyage nous avaient vendu, et nous on est arrivé-, souriants et ouverts aux gens comme à notre habitude. Malheureusement, pendant tout notre séjour, nous n’avons pas pu échanger avec les boliviens. Leur mentalité nous a énormément déçue :
– Ne sourient jamais et pire, ils font la gueule.
– Ne sont pas accueillants, tournent le dos quand on arrive dans les commerces, ne disent pas bonjour/au revoir  à moins que l’on insiste.
– Ne nous regardent pas dans les yeux quand on leur parle, regards fuyants.
– Peu serviables.
– Peu compatissants quand on est malade.
– Font mine de ne pas comprendre quand ça les arrange.
– N’assument pas leurs erreurs.
– Ce sont les rois du mensonge (nos amis français confirme ce point). Ils te disent ce que tu veux entendre : il y a du chauffage, de l’eau chaude, Internet, le bus va faire une pause pour manger, demain la poste sera ouverte… Mais c’est faux !
– Au Mexique, on avait l’habitude que les réponses à nos questions soient toujours “síííí”, tout était possible. En Bolivie, quand ils ne mentent pas, ils répondent “noooo” le regard tourné vers le sol.
– Ils sont lents, très mous ! Les bus sont souvent en retard et dans les restaurants -tous les restaurants même les restaus rapides- attente d’au moins 30 minutes (souvent plus), même si on est les seuls clients et qu’on commande un simple plat de pâtes.
– Les SDF gémissent de façon exagérée.
– Ils te font tout payer, même pour prendre des photos de lamas.
– Ils n’ont pas l’esprit écologique : jettent les déchets dans la rue, sorte de déchèteries au bord des routes, jettent sacs plastiques et mouchoirs naturellement par la fenêtre de la voiture ou du bus.
– Ils dégagent souvent une odeur incommodante… Manque d’hygiène ?

Tous ces points représentent 90% de nos interactions. Les 10 autres pourcents étaient soit normaux, soit le contraire donc très gentils et accueillants :  mais ce dernier cas fut extrêmement rare.

Les boliviens sont petits et bronzés ; les boliviennes sont aussi hautes que larges, coiffées de deux longues nattes brunes, habillées avec des robes et un chapeau. Elles ont toutes un tissu en guise de sac à dos pour porter leur courses ou leur bébé.

Hébergement
– Pas beaucoup de couchsurfing, deux propositions pour la même ville (Cochabamba, où on est arrivé à 1h du matin et reparti à midi), qu’on ne pourra pas honorer car pas Internet pour les prévenir et pas de téléphone (carte sim bolivienne à la ramasse).
– Hôtels souvent sans chauffage alors qu’il fait très froid dans l’altiplano.
– 7€ par personne pour une chambre matrimoniale, salle de bain privée, petit déjeuner compris.
– 4,50€ chacun pour une chambre matrimoniale avec salle de bain partagée.
– Système de douche particulier et assez difficile à décrire. Fonctionnant à l’électricité : plus votre débit est faible plus c’est chaud, mais du coup vous avez le choix entre un filet d’eau chaude ou un jet glacé. On a aussi retrouvé le même système qu’au Mexique, avec une résistance chauffant directement dans la poire fixée au mur.
– Le papier toilette n’est quasiment jamais fourni.

Les transports
– Aucune communication dans les bus : les arrêts ne sont pas signalés, le chauffeur fait une pause : on ne sait pas où et ni pourquoi on s’arrête (le chauffeur voulait pisser ? Et nous ? Ben on est enfermé et on attend).
– Bus ou taxi, pas cher.
– Routes en très mauvais état sur certaines parties, notamment près de Samaipata.

Les paysages/La nature
– Le salar d’Uyuni blanc, qu’on a vu un peu sableux à notre grand malheur (donc un peu marron). Mais ça vaut le coup. En revanche on conseille de ne faire la visite que sur 1 journée. (Ça vous évitera d’avoir la tourista dans le trou du cul du monde, isolé de tout, et vous coûtera moins cher !)
– Les villes sont différentes et atypiques : de Samaipata, petite ville comme San Pedro de Atacama (Chili), tranquille, maisons basse, ensoleillée, très agréable à Sucre, avec ses bâtiments coloniaux très blancs, en passant par les hauteurs de Potosi et le dénivelé de fou de La Paz. On n’est pas fan des villes, mais leur diversité nous a surpris, et ça, on a aimé.
– Le Parc Amboro, coin préservé permettant d’admirer la Bolivie en mode nature, loin des routes et des bus.
– Le Lac Titicaca. On nous a déconseillé de perdre notre temps sur l’île de la lune, qui est petite et n’a qu’une seule ruine, en revanche l’île du soleil permet de voir de beaux paysages qui nous ont émerveillés. Malheureusement, l’île n’est pas top côté ruines : ce sera une déception globale sur la Bolivie les ruines étant souvent pauvres. Peut-être étions nous trop habitués aux grands sites du Mexique.

La nourriture
– Lama, quinoa et plats classiques (pizzas, omelettes, pâtes et bien sûr POULET).
– Menus végétariens toujours proposés.
– Manque d’hygiène général, difficile d’avoir une bonne digestion même en faisant attention et en bannissant les stands de rues où la nourriture reste des heures au soleil.

Le climat
– Plus t’es haut plus t’as froid ! L’Altiplano est très froid du coup.
– Sucre à Santa Cruz déjà plus chaud, merci le soleil.
– Titicaca froid à l’ombre avec du vent, chaud au soleil : ce type de climat fut d’ailleurs rencontré très souvent (Samaipata aussi). C’est très embêtant de trouver comment s’habiller et gérer ce type de temps.
– En altitude (donc à peu près partout !) l’air est très sec, conséquence : bouche sèche (la nuit notamment), saignements de nez fréquents quand on se mouche (les parois étant sèches les vaisseaux éclatent facilement).

Le coût de la vie en bref
– 1L d’essence = 0,4€
– Un repas au restau coûte 4,5€, parfois 2,5€
– Repas type Macdo 2€
– Hot dog 0,4€
– Glaces à l’eau 0,2€
– Une nuit dans un bon hôtel 7€
– Hôtel bof 3€
– 15 minutes de taxi 1€
– 11h de bus : de 4€ à 12€ (dépend du bus et le confort proposé)
– Bus de ville 0,15€
– Coiffeur 2€ (et elle m’a pas trop raté !)

Notre budget
– budget prévisionnel : 24€/j/personne
– budget dépensé : 18€/j/personne

Les petits plus
– Toilettes quasiment toujours payants (sauf quand vous esquivez le guichet).
– Jamais de PQ dans les toilettes, publics ou autres (payant compris). Parfois il y a un stand à l’entrée, où il font payer l’entrée aux toilettes et donne un peu de papier qu’ils se sont amusés à soigneusement plier.
– Connexion Internet de merde (Manon a écrit ça en étant un peu énervée je crois ^^).

Petite conclusion
On a enchainé les galères pendant tout le séjour :
– On a eu froid à Uyuni, jour et nuit pendant 3 jours.
– Kévin a été malade au milieu du salar.
– Mal de l’altitude à Potosi (accentué par le manque d’appétit et donc d’alimentation pour Kévin).
– Problème au distributeur à Sucre, on espère un jour récupérer nos 215€.
– Problème pour avoir une sim de téléphone qui fonctionne.
– Bus qui ne nous arrête pas à la bonne ville, 7h de trajet en plus, dur d’obtenir dédommagement
– Douches tièdes à froides et mauvais hôtels : ça coûte pas cher, et ça vaut vraiment son prix parfois.
– Nourriture non adaptée à notre organisme (manque d’hygiène probable et généralisé, il suffit de voir les stands de nourriture toute la journée sous le soleil).
– Pas ou peu Internet.
– Trajets de bus allongés. Y’a l’heure réelle, et l’heure bolivienne !
Ajoutez à cela la mentalité des boliviens !

Le bilan de la Bolivie est donc plutôt négatif. Ce qui est le plus embêtant c’est la mentalité des boliviens. Les mêmes galères au Mexique auraient été moins difficiles à vivre. En plus, ce qui nous plait le plus c’est rencontrer des gens et partager avec eux mais ils sont trop fermés à l’échange.
Dans le bilan de l’Argentine et du Chili on disait qu’il y avait toujours quelques cons comme partout. Et bien là on peut dire qu’il y a toujours des gens sympas mais ils sont difficiles à trouver.

Le positif de la Bolivie : quelques beaux paysages et le coût de la vie.

Ça nous fait mal au cœur d’avoir vécu une expérience comme ça avec la Bolivie. On en avait sûrement trop entendu parler en bien, et on s’attendait à trop de bonnes choses. Les pays d’avant avait été de bonnes surprises généralement, là ce fut d’autant plus une grosse déception. On s’est dit pendant un moment qu’il fallait se remettre en question et se rappeler que c’est l’un des pays les plus pauvres d’Amérique latine. La culture des gens, leurs coutumes, habitudes, la mentalité sont sûrement différents. Mais leur mauvaise foi et caractères fuyants nous font poser une question : c’est le touriste le problème, ou alors ils sont vraiment dans leur monde ? Ce gouffre, on a encore du mal à le comprendre et l’expliquer, d’un côté on a de la pitié, et de l’autre de la haine pour leur inhumanité.

2 thoughts on “Bolivie : le bilan

  1. Bon, vous l avez fait , ca faisait partie du circuit. Tout ne peux pas etre rose partout et peut etre est ce une maniere d apprécier les autres pays a leur juste valeur. Vous avez certainement vu le pire il vous reste 20 jours de meilleur , enfin esperons le .. bon courage bonne route et gros bibis

  2. On compatis, le plateau ardèchois n’est pas toujours très accueillant non plu !!!!
    Vous avez cassé le rêve de la Moune, vilains gens !!!
    Bonne chance pour le Pérou. Bisous.

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