Bilan global du voyage en Amérique centrale et latine (2014)

Ultime article reprenant cette période de notre vie : un bilan, pour les gros points qui nous ont marqués, et ce qu’on a pu placer nulle part ailleurs !

Quelques Chiffres

Budget
Pour 5 mois (hors équipements, avions et pharmacie)

  • prévisionnel : 4200€/personne
  • dépensé : 3900€/personne

-Voir l’article “Budget dépensé en Amérique Latine” pour les détails-

Divers

  • 234h de bus d’Ushuaia à Lima
  • 15 GO de photos et vidéos
  • 4000 photos
  • 5 mois d’aventure en mode routard
Tulum, Mexique

Tulum, Mexique

Points positifs et négatifs par pays

Mexique
– Les plus :

  • les gens souriants, sympathiques et attachants
  • les sites archéologiques
  • le coût de la vie

– Les moins :

  • la chaleur parfois étouffante à certains endroits
  • les moustiques

Jamaïque
– Les plus :

  • la plage de Longbay gratuite, désertique mais surtout magnifique
  • les belles montagnes recouvertes de jungle
  • coût de la nourriture

– Les moins :

  • population pauvre qui nous voit comme des portes monnaie sur pattes
  • excursions hors de prix
  • nourriture très épicées
  • conduite rapide et dangereuse, routes mal entretenues
  • moustiques
Ushuaia, Argentine

Ushuaia, Argentine

Argentine/Chili
– Les plus :

  • les paysages fabuleux
  • la nourriture (Dulce de leche/Manjar, Empanadas)
  • échanger des pesos chiliens en argentins fait gagner de l’argent

– Les moins :

  • manque de chauffage et d’eau chaude quand il fait très froid
  • problèmes pour retirer de l’argent en Argentine (retraits limités à 100€)
  • pourboire de 10% casi obligatoire au Chili
Perito Moreno, Argentine

Glacier Perito Moreno, Argentine

Bolivie
– Les plus :

  • le coût de la vie
  • quelques beaux paysages

– Les moins :

  • la mentalité des boliviens (froids, distants, menteurs)
  • manque de chauffage et d’eau chaude
  • nourriture peu digeste sûrement lié à un manque d’hygiène général
  • haute altitude (=mal des montagnes)
  • routes en très mauvais état sur certaines parties et manque de communication de la part des chauffeurs
  • pas ou peu Internet

Pérou
– Les plus :

  • les paysages fabuleux
  • les gens sympathiques
  • le coût de la vie

– Les moins :

  • attention aux voleurs
  • Huaraz trop bruyant (coups de klaxon perpétuels)
  • excursions chères
Près de Potrerillos, Argentine

Près de Potrerillos, Argentine

Rencontres et couchsurfing
Le Mexique a été le pays ayant la population la plus accueillante et chaleureuse. Avec casiment un mois de couchsurfing, c’était le pays des nombreuses rencontres.
Le Pérou se classe tout de suite après. Moins de couchsurfings mais des gens généralement très sympathiques.
Au Chili et en Argentine, y’a des gens sympas, le couchsurfing est possible mais y’a aussi des gens froids.
Les jamaïcains sont souriants mais il y a toujours un rapport à l’argent qui rend difficile les relations amicales.
Les boliviens sont froids et distants, impossible d’échanger avec eux (en dehors de rares exceptions).

Près de Potrerillos (mais quand même plus loin que l'autre), Argentine

Près de Potrerillos (mais quand même plus loin que l’autre), Argentine

Paysages
On a vu énormément de belles choses mais ce qui nous a le plus émerveillé, dans l’ordre croissant :

  • la Patagonie (Ushuaia, Torres del Paine, el glaciar Moreno) avec ses immenses glaciers et montagnes enneigées se reflétant dans les étendues d’eaux calmes
  • Huaraz (au Pérou) avec ses lagunes bleues turquoises et ses monts enneigés
  • le Machu Picchu (au Pérou), site Inca au milieu de montagnes verdoyantes
  • le désert de l’Atacama (au Chili) avec son sable orangé et ses grands geysers
Geysers del Tatio, Chili

Geysers del Tatio, Chili

Nourriture

  • Respect des végétariens
  • Épicé au Mexique et en Jamaïque
  • Tortillas
  • Empanadas
  • Dulce de leche
  • Milanesas
  • Lamas
  • Cochon d’Inde grillé dans le sud du Pérou (on n’a pas goûté, ça nous dégoutait et attristait visuellement)
  • Bons jus de fruits naturels avec des vrais fruits pleins de pépins et surement sans OGM
  • Poulet à toutes les sauces !

Coutume et habitude commune aux pays
Une seule bise, pas 2, pas 3 (comme en Ardèche du sud 😉 )

Machu Picchu, Pérou

Machu Picchu, Pérou

Nos galères
Le voyage s’est passé sans gros problèmes : pas d’agression, de grave maladie ou de vol (en fait si mais ça compte qu’à moitié vu qu’on a tout récupéré). On a tout de même eu notre lot de petites galères tel que :

  • La journée de Blue Mountain : gravir une montagne sans avoir à manger pendant une journée sous un soleil brûlant et attendre notre chauffeur jusqu’à la nuit
  • Des nuits froides sans chauffage (dormir avec veste, bonnet, chaussettes…)
  • Ne pas avoir d’eau chaude (très nombreuses douches froides ) ou pas d’eau tout court
  • Une nuit blanche et toute la journée dans un terminal de bus en souffrant du froid
  • Le mal de l’altitude
  • Pas manger pendant 24h (pourtant on voulait manger nous !)
  • Pas prendre de douche pendant plusieurs jours
  • Dormir parterre (avec le lot d’insectes que ça inclut), sur des chaises ou dans des bus (pas des bus couchettes bien sûr)
  • Rester dans un bus pendant plus de 24h
  • Être malade au milieu d’un salar dans le froid
  • Retirer de l’argent et ne pas avoir les billets (on a récupéré notre argent 1 semaine avant de rentrer en France)
  • Louper notre ville de destination à cause du chauffeur de bus et se retrouver 3h trop loin
  • Être malade à cause de la nourriture avec pas toujours de toilettes à disposition
  • Se retenir de pisser pendant des heures à en avoir mal au ventre
  • Laver ses vêtements à la main (souvent à l’eau gelée, ou la technique à Kévin : laver sous l’eau tiède pendant sa douche !)
  • Subir la désorganisation des excursions
  • Se faire fouiller nos sacs, voler des vêtements, passer la nuit au commissariat, faire une déposition en espagnol
Huaraz, Pérou

Vue depuis la Laguna Churup, Pérou

Ce que ça nous a apporté

  • La découverte culturelle
  • Ça nous a enlevé les préjugés qu’on avait tels que penser que l’Amérique latine est sous développée au point qu’ils vivent comme en Europe il y a vingt ans : ceci est totalement faux, ils vivent comme nous en France, ils ont des iPads, Internet haut débit et tous les équipements usuels et ménagers courants en Europe.
  • Apres avoir enduré toutes ces petites galères, toutes ces aventures font qu’aujourd’hui on arrive à apprécier les choses les plus simples comme avoir un lit pour dormir, des toilettes ou de l’eau chaude. Et on peut traverser la France entière sans que le trajet nous paraisse long ! (Enfin… Manon a surtout écrit ça car c’est Kévin qui conduit ! hein ? ^^)
  • Un plus gros coeur. Généralement on parle plutôt de gain en endurance (après toutes ces grandes randonnées en haute altitude)
  • De s’être amélioré en espagnol (c’est agréable de passer de “notion” à “courant” *sentiment de fierté*)
  • Des paysages fabuleux pleins la tête, que les photos nous rappellent, mais croyez-nous, les photos, c’est vraiment que des photos
  • De nombreuses bonnes rencontres qu’on n’oubliera jamais, car l’aventure aurait été tellement différente sans eux : Jorge notre premier couchsurfing, Alexandro de Villahermosa, Gerry et Magaly, Melissa et Sarah, Alejandro de Puerto Maya et Eliana, Mariela, Joel le petit con qui nous a fait pleurer au moment des aurevoirs, Rastaman, Diego de Rio Grande et Ana ainsi que leurs amis Marcos de Rio Grande et sa femme Yumi, Matthieu le québécois, Andrés et Teresa, Diego et Marcos de Córdoba, Tifany la mexicaine baroudeuse sans appareil photo (tout dans la tête !), Paul le français croisé dans l’Atacama, les espagnols David et Rachel, Marion et Halim du sud de la France, Justine, Kevin (AQP rocks !), Maria l’hollandaise, les lituanniennes Gintė et Ieva, Aude, Cathia (sosie de toi Magali !) et Julien encore 2 français, Florian le roux tout fou de Lyon, Edgardo… Et tout ceux dont on n’a pas su le nom, sans qui ce voyage n’aurait pas pu être aussi enrichissant.
Laguna 69, Pérou

Laguna 69, Pérou

Cette aventure fut donc extrêmement enrichissante (qui l’eut cru !), beaucoup de personnes nous ont suivis via ce blogue (ce qui nous a fait vraiment très plaisir !), on a rencontré plein de gens de tous les horizons, on s’est ouvert l’esprit encore plus qu’il ne l’était, bref, une page se tourne, mais le côté positif (parce qu’être positif, c’est mieux quand même dans la vie), c’est qu’une nouvelle page est déjà en cours d’écriture, sûrement plus courte, mais tout aussi excitante que celle-là le fut. Comme on l’a énormément entendu durant le voyage, rien de tel que clôturer sur un précieux mais puissant émotionnellement : ¡ Que le vaya bien !

Ushuaia

Ushuaia

PS : une petite surprise en 360°, juste >> là <<

Pérou : le bilan

Le Pérou c’est le pays des contrastes. On passe de l’extrême chaleur au vent glacé, du désert aux plaines verdoyantes, des plaines aux montagnes enneigées, mais les contrastes sont également culturels. On trouve des personnes chaudes et adorables comme les mexicains, et d’autres froides et en attente de leur mort prochaine comme des boliviens. Bref, le Pérou ça nous a plu, et voilà ce qu’on en a retenu après ces 23 jours principalement dans le sud.

Le pays même
Ici pas d’avortement, sauf en cas de viol. Étonnant pour ce pays assez évolué côté mœurs. D’ailleurs il y a un système de sécurité sociale et un système de chômage, bien qu’il y ait peu de chômeurs. Prochainement le mariage gay devrait être autorisé.

Les gens, la mentalité
Les péruviens sont petits et bronzés. On retrouve des femmes qui, comme les boliviennes, se servent d’un tissu pour porter leur bébé ou leurs courses dans le dos.

On a rencontré beaucoup de péruviens chaleureux, souriants, super gentils, tactiles… Les réceptionnistes d’hôtel : on se connaît à peine mais on a droit à un câlin en guise d’aurevoir. Les chauffeurs de taxis qui nous indiquent les endroits dangereux pour ne pas qu’il nous arrive quelque chose. Le couchsurfing est un bon indicatif. Quand des personnes nous invitent c’est que les gens sont ouverts et accueillants. On s’est fait deux amis péruviens (et beaucoup d’étrangers, quand on voyage pendant les vacances d’été, c’est normal). Bref, certains péruviens ont la même mentalité que les mexicains.

“Certains” seulement car d’autres au contraire sont plutôt froids comme les boliviens.
On avait également entendu dire à plusieurs reprises que les péruviens étaient voleurs, il doit effectivement en avoir au moins un à Cusco !

Il y a aussi les péruviens qui essaient de vendre des excursions. Ceux-là sont envahissants et insistants. Difficile de circuler calmement sur la place de Cusco sans se faire aborder tous les mètres.

Les péruviens conduisent la main sur le klaxonne à Huaraz, ils l’utilisent tout le temps et c’est assez pénible.

Hébergement
– 2 couchsurfings qui se sont très bien passés (1 annulé à Lima)
– Hôtels ou auberges : souvent confortables, environ 18€ pour une chambre matrimoniale avec salle de bain privée, eau chaude, Internet et petit déjeuner.

Les transports
– Confortables tout comme en Argentine et Chili, en général à l’heure.

Les paysages/La nature
– Le fameux Machu Picchu, des ruines incas au milieu de grandes montagnes verdoyantes, un site à voir absolument, ça vous coûtera minimum 70€ pour le visiter (transport, entrée sur le site et hébergement compris).
– Les lignes de Nasca au milieu du désert. Les photos sur Google nous paraissent mieux que ce qu’on a vu de nos propres yeux.
– Huacachina, une oasis entourée d’immenses dunes de sable, une journée maximum suffit pour la découvrir.
– Les îles Ballestas remplies d’oiseaux et otaries, une sorte d’île Galápagos américaine !
– Paracas, un parc national désertique au bord de l’océan, qui ne nous a pas vraiment séduit.
– Huaraz, ville en altitude entre la cordillère noir et de la cordillère blanche. Des paysages fabuleux de lagunes bleues turquoises au milieu de montagnes enneigées : la Laguna 69 est notre coup de cœur du Pérou ! Et rivalise en beauté avec Ushuaia.

La nourriture
– L’alcool du coin, le Pisco, est plutôt doux, ça se boit sans soif.
– Vers Cusco notamment, une spécialité : un hamster grillé. Nous n’avons pas goûté par soucis d’éthique.
– Sinon comme d’habitude : de tout ! Beaucoup de poulet, pizzas…
– Lima, capitale gastronomique, a des choses intéressantes. On n’a fait que 2 repas, c’est donc peu représentatif, mais si vous allez à Lima, testez tout ce que vous pouvez, ça vaut le coup. Faut juste connaître les bonnes adresses pour ne pas se faire gonfler les prix.

Le climat
Grande amplitude : chaud la journée, froid la nuit. La journée des grosses fraîcheurs à l’ombre et quand il y a du vent. Plus jamais on ne dira quand on a chaud : “raaaa je voudrais trop du vent frais”. C’est très chiant a gérer dans la réalité, et ça a été comme ça très souvent ici !

Le coût de la vie en bref
– 1L d’essence = 1€. Mais attention, au Pérou on parle en galons ! (1 galon = 3,79L)
– Un menu au restaurant (entrée, plat, dessert, boisson) : 2€ à 7€
– Menu Macdo : 3,5€
– Chambre matrimoniale avec salle de bain privée, eau chaude, Internet et petit déjeuner : 18-20€, soit le pays le plus cher que nous ayons fait dans cette partie du continent.

Notre budget

– Budget prévisionnel : 27€/j/personne

– Budget dépensé : 31,5€/j/personne
Les excursions nous ont coulés ! Sûrement le manque de couchsurfing également, et les transports étaient assez dispendieux mine de rien. Il nous aurait fallu plus de temps pour amortir notre léger excès.

Les petits plus
– Les terminaux de bus ne sont pas tous regroupés aux mêmes endroits dans les villes, c’est donc toujours très brouillon : on sait que l’on ne va sûrement pas repartir de là où on est arrivé.
– Les constructions ne sont jamais terminées, à croire qu’ils prévoient toujours de rajouter un étage à chaque bâtiment !

Bolivie : le bilan

Voici notre (triste) bilan après 25 jours en Bolivie :

Le pays même
Beaucoup de villes en altitude, l’altiplano c’est haut ! De 2000m à 4500m.
Concernant l’avortement, la contraception, le mariage gay, les indemnités diverses… On n’en sait rien, vu qu’on n’a pas rencontré de boliviens à proprement dit, et qu’on se voyait mal en aborder dans la rue : “Hey au fait la capote et la pilule c’est facile d’accès pour toi ?”

On ne peut quasiment jamais payer en CB, on a seulement pu dans un supermarché et 2 restaurants à Sucre.

Certains systèmes “rigides” aussi insupportables qu’en France tel que les banques (cf. notre problème à Sucre).

Comme en Argentine et au Chili, il y a des chiens errants, majoritairement bien nourris visiblement.

Les gens, la mentalité
Nous sommes arrivés en Bolivie sans aprioris -en dehors de : “c’est un super pays typique, les gens sont adorables” ce que beaucoup de personnes en France en durant le voyage nous avaient vendu, et nous on est arrivé-, souriants et ouverts aux gens comme à notre habitude. Malheureusement, pendant tout notre séjour, nous n’avons pas pu échanger avec les boliviens. Leur mentalité nous a énormément déçue :
– Ne sourient jamais et pire, ils font la gueule.
– Ne sont pas accueillants, tournent le dos quand on arrive dans les commerces, ne disent pas bonjour/au revoir  à moins que l’on insiste.
– Ne nous regardent pas dans les yeux quand on leur parle, regards fuyants.
– Peu serviables.
– Peu compatissants quand on est malade.
– Font mine de ne pas comprendre quand ça les arrange.
– N’assument pas leurs erreurs.
– Ce sont les rois du mensonge (nos amis français confirme ce point). Ils te disent ce que tu veux entendre : il y a du chauffage, de l’eau chaude, Internet, le bus va faire une pause pour manger, demain la poste sera ouverte… Mais c’est faux !
– Au Mexique, on avait l’habitude que les réponses à nos questions soient toujours “síííí”, tout était possible. En Bolivie, quand ils ne mentent pas, ils répondent “noooo” le regard tourné vers le sol.
– Ils sont lents, très mous ! Les bus sont souvent en retard et dans les restaurants -tous les restaurants même les restaus rapides- attente d’au moins 30 minutes (souvent plus), même si on est les seuls clients et qu’on commande un simple plat de pâtes.
– Les SDF gémissent de façon exagérée.
– Ils te font tout payer, même pour prendre des photos de lamas.
– Ils n’ont pas l’esprit écologique : jettent les déchets dans la rue, sorte de déchèteries au bord des routes, jettent sacs plastiques et mouchoirs naturellement par la fenêtre de la voiture ou du bus.
– Ils dégagent souvent une odeur incommodante… Manque d’hygiène ?

Tous ces points représentent 90% de nos interactions. Les 10 autres pourcents étaient soit normaux, soit le contraire donc très gentils et accueillants :  mais ce dernier cas fut extrêmement rare.

Les boliviens sont petits et bronzés ; les boliviennes sont aussi hautes que larges, coiffées de deux longues nattes brunes, habillées avec des robes et un chapeau. Elles ont toutes un tissu en guise de sac à dos pour porter leur courses ou leur bébé.

Hébergement
– Pas beaucoup de couchsurfing, deux propositions pour la même ville (Cochabamba, où on est arrivé à 1h du matin et reparti à midi), qu’on ne pourra pas honorer car pas Internet pour les prévenir et pas de téléphone (carte sim bolivienne à la ramasse).
– Hôtels souvent sans chauffage alors qu’il fait très froid dans l’altiplano.
– 7€ par personne pour une chambre matrimoniale, salle de bain privée, petit déjeuner compris.
– 4,50€ chacun pour une chambre matrimoniale avec salle de bain partagée.
– Système de douche particulier et assez difficile à décrire. Fonctionnant à l’électricité : plus votre débit est faible plus c’est chaud, mais du coup vous avez le choix entre un filet d’eau chaude ou un jet glacé. On a aussi retrouvé le même système qu’au Mexique, avec une résistance chauffant directement dans la poire fixée au mur.
– Le papier toilette n’est quasiment jamais fourni.

Les transports
– Aucune communication dans les bus : les arrêts ne sont pas signalés, le chauffeur fait une pause : on ne sait pas où et ni pourquoi on s’arrête (le chauffeur voulait pisser ? Et nous ? Ben on est enfermé et on attend).
– Bus ou taxi, pas cher.
– Routes en très mauvais état sur certaines parties, notamment près de Samaipata.

Les paysages/La nature
– Le salar d’Uyuni blanc, qu’on a vu un peu sableux à notre grand malheur (donc un peu marron). Mais ça vaut le coup. En revanche on conseille de ne faire la visite que sur 1 journée. (Ça vous évitera d’avoir la tourista dans le trou du cul du monde, isolé de tout, et vous coûtera moins cher !)
– Les villes sont différentes et atypiques : de Samaipata, petite ville comme San Pedro de Atacama (Chili), tranquille, maisons basse, ensoleillée, très agréable à Sucre, avec ses bâtiments coloniaux très blancs, en passant par les hauteurs de Potosi et le dénivelé de fou de La Paz. On n’est pas fan des villes, mais leur diversité nous a surpris, et ça, on a aimé.
– Le Parc Amboro, coin préservé permettant d’admirer la Bolivie en mode nature, loin des routes et des bus.
– Le Lac Titicaca. On nous a déconseillé de perdre notre temps sur l’île de la lune, qui est petite et n’a qu’une seule ruine, en revanche l’île du soleil permet de voir de beaux paysages qui nous ont émerveillés. Malheureusement, l’île n’est pas top côté ruines : ce sera une déception globale sur la Bolivie les ruines étant souvent pauvres. Peut-être étions nous trop habitués aux grands sites du Mexique.

La nourriture
– Lama, quinoa et plats classiques (pizzas, omelettes, pâtes et bien sûr POULET).
– Menus végétariens toujours proposés.
– Manque d’hygiène général, difficile d’avoir une bonne digestion même en faisant attention et en bannissant les stands de rues où la nourriture reste des heures au soleil.

Le climat
– Plus t’es haut plus t’as froid ! L’Altiplano est très froid du coup.
– Sucre à Santa Cruz déjà plus chaud, merci le soleil.
– Titicaca froid à l’ombre avec du vent, chaud au soleil : ce type de climat fut d’ailleurs rencontré très souvent (Samaipata aussi). C’est très embêtant de trouver comment s’habiller et gérer ce type de temps.
– En altitude (donc à peu près partout !) l’air est très sec, conséquence : bouche sèche (la nuit notamment), saignements de nez fréquents quand on se mouche (les parois étant sèches les vaisseaux éclatent facilement).

Le coût de la vie en bref
– 1L d’essence = 0,4€
– Un repas au restau coûte 4,5€, parfois 2,5€
– Repas type Macdo 2€
– Hot dog 0,4€
– Glaces à l’eau 0,2€
– Une nuit dans un bon hôtel 7€
– Hôtel bof 3€
– 15 minutes de taxi 1€
– 11h de bus : de 4€ à 12€ (dépend du bus et le confort proposé)
– Bus de ville 0,15€
– Coiffeur 2€ (et elle m’a pas trop raté !)

Notre budget
– budget prévisionnel : 24€/j/personne
– budget dépensé : 18€/j/personne

Les petits plus
– Toilettes quasiment toujours payants (sauf quand vous esquivez le guichet).
– Jamais de PQ dans les toilettes, publics ou autres (payant compris). Parfois il y a un stand à l’entrée, où il font payer l’entrée aux toilettes et donne un peu de papier qu’ils se sont amusés à soigneusement plier.
– Connexion Internet de merde (Manon a écrit ça en étant un peu énervée je crois ^^).

Petite conclusion
On a enchainé les galères pendant tout le séjour :
– On a eu froid à Uyuni, jour et nuit pendant 3 jours.
– Kévin a été malade au milieu du salar.
– Mal de l’altitude à Potosi (accentué par le manque d’appétit et donc d’alimentation pour Kévin).
– Problème au distributeur à Sucre, on espère un jour récupérer nos 215€.
– Problème pour avoir une sim de téléphone qui fonctionne.
– Bus qui ne nous arrête pas à la bonne ville, 7h de trajet en plus, dur d’obtenir dédommagement
– Douches tièdes à froides et mauvais hôtels : ça coûte pas cher, et ça vaut vraiment son prix parfois.
– Nourriture non adaptée à notre organisme (manque d’hygiène probable et généralisé, il suffit de voir les stands de nourriture toute la journée sous le soleil).
– Pas ou peu Internet.
– Trajets de bus allongés. Y’a l’heure réelle, et l’heure bolivienne !
Ajoutez à cela la mentalité des boliviens !

Le bilan de la Bolivie est donc plutôt négatif. Ce qui est le plus embêtant c’est la mentalité des boliviens. Les mêmes galères au Mexique auraient été moins difficiles à vivre. En plus, ce qui nous plait le plus c’est rencontrer des gens et partager avec eux mais ils sont trop fermés à l’échange.
Dans le bilan de l’Argentine et du Chili on disait qu’il y avait toujours quelques cons comme partout. Et bien là on peut dire qu’il y a toujours des gens sympas mais ils sont difficiles à trouver.

Le positif de la Bolivie : quelques beaux paysages et le coût de la vie.

Ça nous fait mal au cœur d’avoir vécu une expérience comme ça avec la Bolivie. On en avait sûrement trop entendu parler en bien, et on s’attendait à trop de bonnes choses. Les pays d’avant avait été de bonnes surprises généralement, là ce fut d’autant plus une grosse déception. On s’est dit pendant un moment qu’il fallait se remettre en question et se rappeler que c’est l’un des pays les plus pauvres d’Amérique latine. La culture des gens, leurs coutumes, habitudes, la mentalité sont sûrement différents. Mais leur mauvaise foi et caractères fuyants nous font poser une question : c’est le touriste le problème, ou alors ils sont vraiment dans leur monde ? Ce gouffre, on a encore du mal à le comprendre et l’expliquer, d’un côté on a de la pitié, et de l’autre de la haine pour leur inhumanité.

Argentine et Chili : le bilan

On avait prévu de passer environ 28 jours en Argentine et 21 au Chili. Finalement, on a passé 24 jours en Argentine et 24 jours au Chili (une égalité parfaite pas du tout préméditée), et voici ce que nous en retenons :

Le pays même : Chili
– Pas d’avortement sauf en cas de viol ou risque vital pour la mère
– Contraception : au sud ils disent non, au centre oui, au nord ils ne s’expriment pas
– Sécurité social : plus tu gagnes moins tu es indemnisé
– Chômage jusqu’à 5-6 mois, aides diverses
– Pas de mariage gay

Le pays même : Argentine
– Avortement autorisé
– Pas de sécu, pourtant hôpitaux gratuits parfois
– Pas de chômage ou d’aides sociales apparemment
– Mariage gay

Les gens, la mentalité
En Argentine, les gens parlent un espagnol un peu différent ce qui nous a dérouté au début. En effet, ils disent “vos” à la place de “tú” et surtout, ils prononcent tous les “ll” en “ch”. Il font aussi péter des diphtongues “tú tenes” et non “tienes”.

Que ce soit au Chili ou en Argentine, les gens sont blancs, on ne se fait pas remarquer comme en Jamaïque ! Exception pour San Pedro de Atacama, au nord du Chili.

La pauvreté est présente comme en France, quelques SDF surtout dans les grandes villes. Par contre, comme en Jamaïque, il y a des chiens errants partout. La différence c’est qu’ils ne sont pas maigres et mourants. Manon écrira un article sur ce sujet qui lui tient à cœur, donc on ne développe pas plus ici.

En ce qui concerne la mentalité, il y a des gens très sympas et accueillants mais également des cons, comme partout. Les règles ne sont pas aussi souples qu’au Mexique, on se croirait parfois en France, avec des règles stupides et des gens qui les appliquent sans réfléchir, négligeant le côté humain.

Hébergement
– Argentine : Seulement 2 Couchsurfings sur 6 villes (1 annulé à Buenos Aires à cause de notre changement d’itinéraire)
– Chili : 3 Couchsurfings sur 7 villes
– Environ 10€-15€ chacun pour dormir, en auberge ou hôtel.

Les transports
– 24h de bus en Argentine : 100€/personne. Au Chili c’est plutôt du 30€/personne pour le même service.
– Bus confortables pour les longs trajets… enfin, parfois ! Beaucoup de mauvaises surprises avec la compagnie Andesmar. Manque total de communication dans toutes les compagnies chiliennes ou argentines : “Quand arrive t-on ? Pourquoi on s’arrête là ? Quoi, le chauffeur regarde un match de foot ?”

Les paysages/La nature
– Sud : Patagonie. Un total émerveillement face à ces paysages naturels. On pourrait passer des années à découvrir toute la Patagonie.
– Centre/Nord : l’île de Chiloé est vraiment atypique, et ça vaut le coup d’y aller. La Cordillère des Andes, là encore des paysages à couper le souffle, de part leur immensité notamment. Les paysages sont très diversifiés, de la verdure du centre jusqu’au désert du nord (Atacama au Chili).

La nourriture
– Dulce de leche = leur confiture en Argentine. Connu en France sous “confiture de lait”. Il porte un autre nom au Chili (manjar), mais c’est la même chose !
– Le Maté, une sorte d’infusion dont les pays semblent parfois se disputer l’origine, mais l’Argentine l’emporte apparemment.
– Les Milanesas (escalope panée, de viande de veau, de porc ou de poulet), on trouve beaucoup de cette viande en Argentine.
– Chili : Empanadas (chausson farci de viande, de poisson, d’œuf, de pomme de terre ou d’autres ingrédients –> voir la photo en haut de l’article), une grosse nous fait un repas entier, en revanche en Argentine elles sont toutes petites, plus pour des apéros (et moins bonnes aussi, mais ça c’est sûrement une histoire de goût).

Le climat
Extrême sud (Argentine/Chili), environ 5°C mi mai.
Nord (Chili), environ 15°C fin juin

Le coût de la vie en bref

Argentine :
– 1L d’essence = 1€ au sud, 1,2€ en grandes villes du nord
– Un menu big mac : 6€

Chili :
– Comme en Argentine du sud
– Un menu big mac : 5€

Notre budget

Argentine
– Budget prévisionnel : 33,85€/j/personne
– Budget dépensé : 32,73€/j/personne

Chili
– Budget prévisionnel : 33,68€/j/personne
– Budget dépensé : 28,17€/j/personne

Les petits plus

Argentine
– Plein de grandes surfaces Carrefour
– Problèmes pour retirer de l’argent. 100€ max, parfois moins, et toujours 5€ de frais. MasterCard pas toujours reconnu, pour payer ou bien retirer, bref, la galère !

Chili
– Un pourboire de 10% est casi obligatoire dans tous les restaurants et cafés. Tout le monde le paie sans réfléchir. Il faut vraiment que le service soit très mauvais pour ne pas le payer. On n’a pas la même conception en France, un pourboire ça se mérite sinon il ne veut plus rien dire. Du coup on l’a payé quand il était mérité ce qui n’a pas été toujours bien vu.

Retirer de l’argent au Chili puis l’échanger en pesos argentins dans des maisons de change (au Chili ou en Argentine peu importe) nous a fait gagner 1/3 du montant initial. Concrètement, on retirait l’équivalent de 260€ et on se retrouvait avec l’équivalent de 350€ en pesos argentins.

Jamaïque, le bilan

Après ces deux semaines en Jamaïque, voici ce que nous en retenons, sachant que nous avons passé la majorité de notre temps du côté non touristique de l’île, le nord-est.

Les gens, la mentalité
C’est un pays pauvre, il y a beaucoup de SDF dans les rues et de chiens errants n’ayant que la peau sur les os… Ça fait peine à voir.
Les touristes blancs comme nous se font vite repérer, avec le grand cliché blanc=argent… Du coup pour nous les prix sont autant élevés que dans un pays riche. Les gens peuvent être gentils mais derrière leurs sourires, ils espèrent obtenir de l’argent. À la moindre occasion, ils gonflent les prix ce qui nous donne l’impression de se faire arnaquer. Rien n’est gratuit, même leur gentillesse. Ce qui est le plus énervant, c’est qu’ils n’annoncent pas à l’avance le montant qu’on va leur devoir. Plusieurs fois on a insisté, on a bien demandé, même fait écrire sur un papier le détail et à la fin le montant annoncé est finalement doublé.

Le contraste avec le Mexique est énorme, quand on repense à Alejandro qui a passé son dimanche à nous balader gratuitement et qui a insisté pour nous payer le restau, alors qu’il nous hébergeait déjà gratuitement chez lui…

Heureusement, on a fait une bonne rencontre, notre Rastaman (qui se fait vraiment appeler comme ça), qui a illuminé notre séjour.

Hébergement
– Vous l’aurez compris, en Jamaïque, le couchsurfing ça n’existe pas ! Les gens ne sont pas accueillants mais vénals, ce qui ne correspond pas à la mentalité couchsurfers.
– Pour les rencontres, nous avons préférés les “guest house” (maisons d’hôtes) plutôt que les hôtels, on en trouve à de très bon prix tant que vous n’êtes pas exigeants. Point important : avoir une moustiquaire pour le lit !

Les transports
– Aucune compagnie de bus sur l’île, uniquement des minibus. Sinon vous avez aussi les taxis mais ces derniers sont facilement hors de prix pour de grandes distances. Tout ce petit monde fait des trajets dont seul les locaux connaissent où ils s’arrêtent et vers quelle heure.
– Conduite quasi toujours rapide et dangereuse
– Des taxis officiels (=plaque d’immatriculation rouge) et non officiels.
– Routes mal entretenues, en piteux états. En montagne, manque de visibilité sur des petites routes car la végétation est laissée telle qu’elle (ce qui ne les empêchent pas de conduire vite et déborder sur la route d’en face à la sortie du virage)
– On roule à gauche ici

Les paysages/la nature
– Ils trouvent exceptionnels leurs paysages et activités, alors que pour la plupart ils ne sont jamais sortis de la Jamaïque. Du coup beaucoup de déception car les paysages n’ont rien d’exceptionnel : une cascade qui ne vaut pas le coup de marcher 1h à se péter une jambe, un pic nul, un lagon bleu … vert. Bref. On ne se risquera pas à leur rafting (balade sur l’eau qu’ils ont tous voulus nous vendre)
– On retient néanmoins la paradisiaque plage de Long Bay et les belles montagnes recouvertes de jungles

La nourriture
– Repas épicés dans 95% des cas et sans avertissement : du coup malade souvent, nos intestins ont souffert
– Peu de diversité. Plat que servent tous les restaurants : poulet, riz, crudité

Le climat
– Chaud mais gérable, sauf quand le soleil est au Zénith : cachez-vous.
– Les températures descendaient pas mal la nuit, plutôt agréable pour rafraîchir !
– Beaucoup de pluie la nuit et le matin à Port Antonio

Le coût de la vie en bref
– 1L d’essence = 1€
– Au Burger King (on n’a pas croisé de Mac Do cette fois 😉 ), menu le moins cher (burger de poulet+frites+boisson) : 3€
Généralement on mangeait le midi ou le soir pour 2 pour 6€ (1000JMC), ou 10€ dans les restaurants, très bonne surprise ! -sauf que c’était trop épicé…-

Notre budget
En ce qui concerne notre budget, on aurait pu l’exploser mais on a vite changé nos plans et grâce à notre nouvel objectif (ne pas voyager du côté touristique, limiter les arnaques et activités décevantes), on a réussi à économiser 20% du budget prévisionnel :

– budget prévisionnel : 588€ soit 42€/j/personne
– budget dépensé : 460€ soit 30,61€/j/personne

Les petits plus
– “Yeah man”, à toutes les sauces
– Dans le ciel, la Grande Ourse est à l’envers – si si, je vous jure, et on n’était pas sous l’emprise de drogue !-
– Les moustiques, agressifs nuits et jours. Les anti moustiques n’y feront rien, on aura en permanence 5-6 boutons éparpillés ; en quittant la Jamaïque, Kévin aura 26 boutons sur les pieds. Ça pique !

En bref
Grosse déception de la mentalité des gens, mais toute expérience est bonne à prendre, et on s’est fait notre propre avis sur la Jamaïque : nous n’y retournerons pas !

Si vous y passez, allez voir le fameux Rastaman à Port Antonio, ça vaut le coup !

Mexique : Le bilan

Après un mois passé au Mexique, voici ce qui nous a le plus marqué :

– Les gens : chaleureux et attachants
Certains nous ont contredit en disant que nous étions touristes, donc forcément les gens seraient gentils avec nous pour que l’on donne une bonne image du pays, ce qui attirera de nouveaux touristes et fera tourner les affaires. C’est tout a fait possible. D’ailleurs regardez cette affiche trouvée dans un musée de Villahermosa :

villahermosa accueil touristes

Bonne traduction 😉

Mais beaucoup de rencontres hasardeuses et hors des sentiers touristiques nous ont également donné l’impression d’une mentalité profondément chaleureuse.

– La chaleur parfois étouffante, voir même mêlée à l’humidité
Poza Rica et Villahermosa furent des villes torture, où nous ne cherchions pas seulement l’ombre, mais aussi la climatisation. Chaque pas à l’extérieur était un calvaire. Les nuits sans clim affreuses.

– Les sites archéologiques
On en a visité 6 et ceux que l’on trouve les plus beaux sont ceux de Palenque et El Tajin. Pourquoi ? La végétation présente sur ces sites donnant la sensation de nature mêlée au côté archéologique, les points de vues permettant d’admirer ledit site. Ou encore l’architecture même.

– La vie pas chère par rapport à la France, notamment les taxis. 1 menu MacDo ici = 3 en France -l’exemple est juste pour comparer facilement vu qu’il y a des MacDo dans énormément de pays du monde, n’allez pas croire qu’on est allé au Mexique pour se faire des MacDo ! C’est faux, on y est allé qu’une seule fois, promis juré-

L’un des buts principaux de notre voyage est le contact avec la population locale. Grâce au couchsurfing et aux gens avenants, on est plus que satisfait !

Quelques chiffres :
– On a fait 7 couchsurfings différents
– 17 nuits en couchsurfing, 6 nuits à l’hôtel, 3 nuits dans une auberge de jeunesse et 1 nuit par terre à l’aéroport
– On garde contact avec 9 personnes
– Budget prévisionnel : 723€/personne soit environ 26€/jour/p
– Budget réel : 765€/personne soit environ 27€/jour/p

Un des autres objectifs est d’améliorer notre espagnol. On a encore 4 mois pour nous perfectionner mais on arrive à converser pendant toute une soirée en comprenant la majorité des choses. C’est rassurant pour la suite, quoique… On nous a prévenu que les accents et certains mots sont très différents dans les autres pays et qu’ils ont du mal à se comprendre entre eux. Sûrement comme les français et les quebecquois ? Nous verrons !
Et puis avant cela, 2 semaines en Jamaïque avec comme langue locale l’anglais, de quoi nous perturber un peu.

Nous avons fait un petit tableau pour comparer ce que l’on préfère en France par rapport au Mexique et vice-versa.

France

Mexique

Climats/saisons

+

Aides (logement, chômage, bourses…)

+

Possibilités de voyages (nombre de jours de vacances + l’argent gagné)

+

Gens/mentalités

+

Règles souples (vente dans la rue, arrêts de bus, passer son permis)

+

Boire l’eau du robinet

+

Hygiène toilettes, eau chaude pour la douche

+

Au Mexique, les gens sont vraiment sympas (je pense que vous l’avez déjà compris), les règles sont plus souples : ils achètent leur permis de conduire à 18 ans (pas d’examens à passer), ils ne respectent pas toujours les limitations de vitesse ; pas besoin d’autorisation pour vendre des choses dans la rue ; les bus peuvent s’arrêter à l’endroit exact où tu veux descendre…

Par contre, il fait vraiment trop chaud ; il y a beaucoup de chômage comme en France, mais eux ils n’ont pas d’aide au chômage, d’aide au logement, de bourses pour les études ou d’aides pour la naissance d’un enfant ; ils ont droit à seulement 3 semaines de vacances par an et ne gagnent pas assez d’argent pour se permettre de voyager longtemps dans un pays plus riche (les enfants ont également moins de vacances) ; l’eau du robinet n’est pas potable ; il n’y a pas toujours d’eau chaude…

Conclusion : la France gagne, on ne s’installera pas au Mexique. On imagine déjà le visage de certains de nos parents s’illuminer à cette annonce 😉 .

Néanmoins, ce mois au Mexique s’est déroulé sans problème (pas de soucis de santé et pas de vol d’affaires ou d’argent) et nous laisse plein de souvenirs et de merveilleuses rencontres.

Ce qui va le plus nous manquer : les mexicains même, et notamment leur façon de dire “Síííí” en guise de “mais oui pas de problème, tout est possible”.

Mexique : Préjugés versus réalité

L’île de Cozumel, pour nous, n’est pas du tout représentative du Mexique et plusieurs des points ci-dessous ne s’y applique pas.

On a classé en 2 catégories VRAI ou FAUX tous les préjugés fréquemment rencontrés, que les français ont, ou que nous avions, sur le Mexique et ses habitants.

VRAI
– Les Mexicains mangent pimentés
– Les Mexicains sont petits : la moyenne homme est à 1m76 mais de ce qu’on a vu plutôt à 1m70, quant aux femmes, d’après nous, autour de 1m55
– Les Mexicains parlent vite
– Les Mexicains sont tous bronzés
– Manque d’hygiène en général : vrai vis à vis des vendeurs dans la rue, du papier toilette à mettre dans les poubelles plutôt que la cuvette
– Manque de sécurité : ruelles facilement sombres et glauques une fois sorti du centre ville (touristique)
– Il fait chaud, parfois même étouffant
– Vie pas chère pour les français
– Pour voyager dans la ville même, vieux bus avec pleins de gens, sans clim, non confortables et durs à trouver. Parfois on pouvait aussi trouver des vans-taxis, eux avec la clim, mais tant que des personnes peuvent y monter, elles le font !
– Beaucoup de poulet côté nourriture

FAUX
– Les Mexicains n’aiment pas les états-uniens : aucun soucis avec eux
– Les Fajitas et Burritos c’est Mexicain : pas du tout !
– Manque d’hygiène en général : faux, car plus hygiénique qu’en France parfois, par exemple l’utilisation de masques par les préparateurs dans les restaurations rapides, par les vendeurs de supermarchés, ou encore le pain pris avec des pinces et non les mains.
– Manque de sécurité : faux car présence de nombreux policiers. On a été filmé avant le départ du bus depuis Mexico DF, les bagages sont quasiment toujours étiquetés dans les autobus pour aller de villes en villes. Taxis “sécuritaires” à la sortie des gares d’autobus.
– Les Mexicains sont tous des supers danseurs de danses latines : pareil qu’en France, certains savent, d’autres non.
– Flore avec beaucoup de cactus : pas tant que ça
– Beaucoup de sombreros : aucun, c’est purement touristique
– Paysages désertiques, peu de végétation : complètement faux, des jungles ! Les alentours de Xalapa et la région du Chiapas ont des flores impressionnamment denses.
– Les Mexicains sont des voleurs, arnaquent les touristes : ils ont été dans 95% des cas accueillants, souriants et honnêtes
– Les Mexicains s’habillent léger et avec des vêtements amples : pas du tout ! Jean très fréquent, et veste quand 30° à l’ombre de nombreuses fois.
– Pour voyager dans le pays, vieux bus avec pleins de gens, sans clim, non confortables et dur à trouver : faux, car plusieurs compagnies de bus, toujours (trop) climatisés et confortables.
– Eau non potable qu’ils boivent et utilisent pour laver les légumes : faux, ils ne la boivent pas et ils utilisent de l’eau de bouteille pour laver les légumes (dans les villes en tout cas, pour les villages, on ne pense pas…).

Si vous pensez à d’autres préjugés que l’on pourrait éclaircir, dites-les nous 😉