Budget et Itinéraire final au Maroc

Je n’ai pas pu m’empêcher de calculer combien je dépensais, pas tant pour me limiter, mais plus pour le retour d’autres voyageurs, et pour savoir combien ce type de voyage pouvait coûter.

Quelques captures d’écrans assez explicites ; tout d’abord pour mon budget sur place et sa répartition :

Répartition détaillée

Répartition détaillée

Comparaison prévision / réellement dépensé :

maroc-budget résumé

J’ai légèrement dépassé mes précisions, ce qui s’explique facilement avec mes 24 dernières heures à Marrakech où j’ai éclaté mon budget journalier. Mais bon, c’était la dernière journée 🙂

Ensuite mon budget total incluant les préparatifs (achats divers, pharmacie…) et billets d’avion :

maroc-budget total

Et l’itinéraire final : Marrakesh – Hassi Labied – Fès – Meknès – Chefchaouen – Tanger – Marrakesh

Cet itinéraire a été créé à l’aide du site Le planificateur de voyages (c’est un super site fait par un super dév 😉

PS : Ce ne sont pas des Dirhams sur la photo de couverture, mais des Pesos Mexicains

 

Budget dépensé en Amérique centrale et Latine (2014)

Être rentier c’est surement cool, mais on ne l’est pas, du coup “dépenser sans compter” n’était pas trop notre philosophie durant le voyage. Un maintien quotidien du budget afin de prévenir nos écarts et ne pas se retrouver sans un sous à la moitié du voyage était indispensable.

Voici quelques tableaux afin de montrer combien nous a coûté dans le détail le voyage SUR PLACE. L’article publié dans la section budget avant le départ présentait déjà les frais annexes tel que billets d’avions, équipements, vaccins etc, or ici on ne parle que des dépenses sur les territoires américains faites ces 6 derniers mois. Certaines dépenses persos n’ont pas été comptées, type la plongée de Kévin, ou encore les seuls et uniques cadeaux achetés les derniers jours à Lima.

De plus, il ne faut pas oublier que nous avons fait du couchsurfing, ce qui influence grandement le budget hébergement (notamment celui du Mexique, où nous avons fait 80% du temps des couchsurfings).

Tout d’abord, le suivi global. Je me rappelle encore de ce tableau tout vide ! (*petite larme*) et maintenant il est tout rempli ! (contrairement à nos comptes… oups).

Budget détaillé par pays, catégorie de la dépense, et plein de trucs cool à savoir pour faire des statistiques et des graphiques de fou ! (et probablement inutiles également, faut pas pousser !)

Budget détaillé par pays, catégorie de la dépense, et plein de trucs cools à savoir pour faire des statistiques et des graphiques de fou ! (et probablement inutiles également, faut pas pousser !)

Pas vraiment de commentaires à faire, les curieux auront toutes les infos voulues en regardant ce tableau présentant les dépenses concrètes effectuées sur place. Notons que la nourriture a quand même représenté le tiers de nos dépenses, on pourrait presque dire le transport un autre tiers, puis les “loisirs et visites” représentent 1/5ème de nos dépenses totales. Et enfin, et c’est le fait clairement le plus important : 6 mois d’internet en Amérique Latine reviennent beaucoup moins cher qu’en France ! Bon… ben du coup, y’avait des commentaires à faire !

Ultime tableau : comparaison sur le prévisionnel et le réel. S’est-on tenu au budget ? Et bien, regardez :

Couleurs : gradient de rouge foncé, passant par le neutre puis le vert foncé. Vert = économie = bien Tintin !

Couleurs : gradient de rouge foncé, passant par le neutre puis le vert foncé. Vert = économie = bien Tintin !

Pour ceux qui ne comprennent pas bien le tableau (mais vous êtes surement bien assez débrouillard pour avoir tout pigé), on a économisé 300€ chacun. C’est pas énorme, mais vaut mieux dans ce sens que dans l’autre hein !

On aurait limite pu rester plus longtemps ! Les boules ! Mais bon, toutes les bonnes choses ont une fin (les mauvaises également bien heureusement !). Sérieusement, les 300€ ont vite fondu quand on est arrivé à l’aéroport de Paris, vive la France ! Vivement qu’on reparte, car soyons sincères et honnêtes : voyager, c’est ça la VRAIE vie !

Pérou : le bilan

Le Pérou c’est le pays des contrastes. On passe de l’extrême chaleur au vent glacé, du désert aux plaines verdoyantes, des plaines aux montagnes enneigées, mais les contrastes sont également culturels. On trouve des personnes chaudes et adorables comme les mexicains, et d’autres froides et en attente de leur mort prochaine comme des boliviens. Bref, le Pérou ça nous a plu, et voilà ce qu’on en a retenu après ces 23 jours principalement dans le sud.

Le pays même
Ici pas d’avortement, sauf en cas de viol. Étonnant pour ce pays assez évolué côté mœurs. D’ailleurs il y a un système de sécurité sociale et un système de chômage, bien qu’il y ait peu de chômeurs. Prochainement le mariage gay devrait être autorisé.

Les gens, la mentalité
Les péruviens sont petits et bronzés. On retrouve des femmes qui, comme les boliviennes, se servent d’un tissu pour porter leur bébé ou leurs courses dans le dos.

On a rencontré beaucoup de péruviens chaleureux, souriants, super gentils, tactiles… Les réceptionnistes d’hôtel : on se connaît à peine mais on a droit à un câlin en guise d’aurevoir. Les chauffeurs de taxis qui nous indiquent les endroits dangereux pour ne pas qu’il nous arrive quelque chose. Le couchsurfing est un bon indicatif. Quand des personnes nous invitent c’est que les gens sont ouverts et accueillants. On s’est fait deux amis péruviens (et beaucoup d’étrangers, quand on voyage pendant les vacances d’été, c’est normal). Bref, certains péruviens ont la même mentalité que les mexicains.

“Certains” seulement car d’autres au contraire sont plutôt froids comme les boliviens.
On avait également entendu dire à plusieurs reprises que les péruviens étaient voleurs, il doit effectivement en avoir au moins un à Cusco !

Il y a aussi les péruviens qui essaient de vendre des excursions. Ceux-là sont envahissants et insistants. Difficile de circuler calmement sur la place de Cusco sans se faire aborder tous les mètres.

Les péruviens conduisent la main sur le klaxonne à Huaraz, ils l’utilisent tout le temps et c’est assez pénible.

Hébergement
– 2 couchsurfings qui se sont très bien passés (1 annulé à Lima)
– Hôtels ou auberges : souvent confortables, environ 18€ pour une chambre matrimoniale avec salle de bain privée, eau chaude, Internet et petit déjeuner.

Les transports
– Confortables tout comme en Argentine et Chili, en général à l’heure.

Les paysages/La nature
– Le fameux Machu Picchu, des ruines incas au milieu de grandes montagnes verdoyantes, un site à voir absolument, ça vous coûtera minimum 70€ pour le visiter (transport, entrée sur le site et hébergement compris).
– Les lignes de Nasca au milieu du désert. Les photos sur Google nous paraissent mieux que ce qu’on a vu de nos propres yeux.
– Huacachina, une oasis entourée d’immenses dunes de sable, une journée maximum suffit pour la découvrir.
– Les îles Ballestas remplies d’oiseaux et otaries, une sorte d’île Galápagos américaine !
– Paracas, un parc national désertique au bord de l’océan, qui ne nous a pas vraiment séduit.
– Huaraz, ville en altitude entre la cordillère noir et de la cordillère blanche. Des paysages fabuleux de lagunes bleues turquoises au milieu de montagnes enneigées : la Laguna 69 est notre coup de cœur du Pérou ! Et rivalise en beauté avec Ushuaia.

La nourriture
– L’alcool du coin, le Pisco, est plutôt doux, ça se boit sans soif.
– Vers Cusco notamment, une spécialité : un hamster grillé. Nous n’avons pas goûté par soucis d’éthique.
– Sinon comme d’habitude : de tout ! Beaucoup de poulet, pizzas…
– Lima, capitale gastronomique, a des choses intéressantes. On n’a fait que 2 repas, c’est donc peu représentatif, mais si vous allez à Lima, testez tout ce que vous pouvez, ça vaut le coup. Faut juste connaître les bonnes adresses pour ne pas se faire gonfler les prix.

Le climat
Grande amplitude : chaud la journée, froid la nuit. La journée des grosses fraîcheurs à l’ombre et quand il y a du vent. Plus jamais on ne dira quand on a chaud : “raaaa je voudrais trop du vent frais”. C’est très chiant a gérer dans la réalité, et ça a été comme ça très souvent ici !

Le coût de la vie en bref
– 1L d’essence = 1€. Mais attention, au Pérou on parle en galons ! (1 galon = 3,79L)
– Un menu au restaurant (entrée, plat, dessert, boisson) : 2€ à 7€
– Menu Macdo : 3,5€
– Chambre matrimoniale avec salle de bain privée, eau chaude, Internet et petit déjeuner : 18-20€, soit le pays le plus cher que nous ayons fait dans cette partie du continent.

Notre budget

– Budget prévisionnel : 27€/j/personne

– Budget dépensé : 31,5€/j/personne
Les excursions nous ont coulés ! Sûrement le manque de couchsurfing également, et les transports étaient assez dispendieux mine de rien. Il nous aurait fallu plus de temps pour amortir notre léger excès.

Les petits plus
– Les terminaux de bus ne sont pas tous regroupés aux mêmes endroits dans les villes, c’est donc toujours très brouillon : on sait que l’on ne va sûrement pas repartir de là où on est arrivé.
– Les constructions ne sont jamais terminées, à croire qu’ils prévoient toujours de rajouter un étage à chaque bâtiment !

Bolivie : le bilan

Voici notre (triste) bilan après 25 jours en Bolivie :

Le pays même
Beaucoup de villes en altitude, l’altiplano c’est haut ! De 2000m à 4500m.
Concernant l’avortement, la contraception, le mariage gay, les indemnités diverses… On n’en sait rien, vu qu’on n’a pas rencontré de boliviens à proprement dit, et qu’on se voyait mal en aborder dans la rue : “Hey au fait la capote et la pilule c’est facile d’accès pour toi ?”

On ne peut quasiment jamais payer en CB, on a seulement pu dans un supermarché et 2 restaurants à Sucre.

Certains systèmes “rigides” aussi insupportables qu’en France tel que les banques (cf. notre problème à Sucre).

Comme en Argentine et au Chili, il y a des chiens errants, majoritairement bien nourris visiblement.

Les gens, la mentalité
Nous sommes arrivés en Bolivie sans aprioris -en dehors de : “c’est un super pays typique, les gens sont adorables” ce que beaucoup de personnes en France en durant le voyage nous avaient vendu, et nous on est arrivé-, souriants et ouverts aux gens comme à notre habitude. Malheureusement, pendant tout notre séjour, nous n’avons pas pu échanger avec les boliviens. Leur mentalité nous a énormément déçue :
– Ne sourient jamais et pire, ils font la gueule.
– Ne sont pas accueillants, tournent le dos quand on arrive dans les commerces, ne disent pas bonjour/au revoir  à moins que l’on insiste.
– Ne nous regardent pas dans les yeux quand on leur parle, regards fuyants.
– Peu serviables.
– Peu compatissants quand on est malade.
– Font mine de ne pas comprendre quand ça les arrange.
– N’assument pas leurs erreurs.
– Ce sont les rois du mensonge (nos amis français confirme ce point). Ils te disent ce que tu veux entendre : il y a du chauffage, de l’eau chaude, Internet, le bus va faire une pause pour manger, demain la poste sera ouverte… Mais c’est faux !
– Au Mexique, on avait l’habitude que les réponses à nos questions soient toujours “síííí”, tout était possible. En Bolivie, quand ils ne mentent pas, ils répondent “noooo” le regard tourné vers le sol.
– Ils sont lents, très mous ! Les bus sont souvent en retard et dans les restaurants -tous les restaurants même les restaus rapides- attente d’au moins 30 minutes (souvent plus), même si on est les seuls clients et qu’on commande un simple plat de pâtes.
– Les SDF gémissent de façon exagérée.
– Ils te font tout payer, même pour prendre des photos de lamas.
– Ils n’ont pas l’esprit écologique : jettent les déchets dans la rue, sorte de déchèteries au bord des routes, jettent sacs plastiques et mouchoirs naturellement par la fenêtre de la voiture ou du bus.
– Ils dégagent souvent une odeur incommodante… Manque d’hygiène ?

Tous ces points représentent 90% de nos interactions. Les 10 autres pourcents étaient soit normaux, soit le contraire donc très gentils et accueillants :  mais ce dernier cas fut extrêmement rare.

Les boliviens sont petits et bronzés ; les boliviennes sont aussi hautes que larges, coiffées de deux longues nattes brunes, habillées avec des robes et un chapeau. Elles ont toutes un tissu en guise de sac à dos pour porter leur courses ou leur bébé.

Hébergement
– Pas beaucoup de couchsurfing, deux propositions pour la même ville (Cochabamba, où on est arrivé à 1h du matin et reparti à midi), qu’on ne pourra pas honorer car pas Internet pour les prévenir et pas de téléphone (carte sim bolivienne à la ramasse).
– Hôtels souvent sans chauffage alors qu’il fait très froid dans l’altiplano.
– 7€ par personne pour une chambre matrimoniale, salle de bain privée, petit déjeuner compris.
– 4,50€ chacun pour une chambre matrimoniale avec salle de bain partagée.
– Système de douche particulier et assez difficile à décrire. Fonctionnant à l’électricité : plus votre débit est faible plus c’est chaud, mais du coup vous avez le choix entre un filet d’eau chaude ou un jet glacé. On a aussi retrouvé le même système qu’au Mexique, avec une résistance chauffant directement dans la poire fixée au mur.
– Le papier toilette n’est quasiment jamais fourni.

Les transports
– Aucune communication dans les bus : les arrêts ne sont pas signalés, le chauffeur fait une pause : on ne sait pas où et ni pourquoi on s’arrête (le chauffeur voulait pisser ? Et nous ? Ben on est enfermé et on attend).
– Bus ou taxi, pas cher.
– Routes en très mauvais état sur certaines parties, notamment près de Samaipata.

Les paysages/La nature
– Le salar d’Uyuni blanc, qu’on a vu un peu sableux à notre grand malheur (donc un peu marron). Mais ça vaut le coup. En revanche on conseille de ne faire la visite que sur 1 journée. (Ça vous évitera d’avoir la tourista dans le trou du cul du monde, isolé de tout, et vous coûtera moins cher !)
– Les villes sont différentes et atypiques : de Samaipata, petite ville comme San Pedro de Atacama (Chili), tranquille, maisons basse, ensoleillée, très agréable à Sucre, avec ses bâtiments coloniaux très blancs, en passant par les hauteurs de Potosi et le dénivelé de fou de La Paz. On n’est pas fan des villes, mais leur diversité nous a surpris, et ça, on a aimé.
– Le Parc Amboro, coin préservé permettant d’admirer la Bolivie en mode nature, loin des routes et des bus.
– Le Lac Titicaca. On nous a déconseillé de perdre notre temps sur l’île de la lune, qui est petite et n’a qu’une seule ruine, en revanche l’île du soleil permet de voir de beaux paysages qui nous ont émerveillés. Malheureusement, l’île n’est pas top côté ruines : ce sera une déception globale sur la Bolivie les ruines étant souvent pauvres. Peut-être étions nous trop habitués aux grands sites du Mexique.

La nourriture
– Lama, quinoa et plats classiques (pizzas, omelettes, pâtes et bien sûr POULET).
– Menus végétariens toujours proposés.
– Manque d’hygiène général, difficile d’avoir une bonne digestion même en faisant attention et en bannissant les stands de rues où la nourriture reste des heures au soleil.

Le climat
– Plus t’es haut plus t’as froid ! L’Altiplano est très froid du coup.
– Sucre à Santa Cruz déjà plus chaud, merci le soleil.
– Titicaca froid à l’ombre avec du vent, chaud au soleil : ce type de climat fut d’ailleurs rencontré très souvent (Samaipata aussi). C’est très embêtant de trouver comment s’habiller et gérer ce type de temps.
– En altitude (donc à peu près partout !) l’air est très sec, conséquence : bouche sèche (la nuit notamment), saignements de nez fréquents quand on se mouche (les parois étant sèches les vaisseaux éclatent facilement).

Le coût de la vie en bref
– 1L d’essence = 0,4€
– Un repas au restau coûte 4,5€, parfois 2,5€
– Repas type Macdo 2€
– Hot dog 0,4€
– Glaces à l’eau 0,2€
– Une nuit dans un bon hôtel 7€
– Hôtel bof 3€
– 15 minutes de taxi 1€
– 11h de bus : de 4€ à 12€ (dépend du bus et le confort proposé)
– Bus de ville 0,15€
– Coiffeur 2€ (et elle m’a pas trop raté !)

Notre budget
– budget prévisionnel : 24€/j/personne
– budget dépensé : 18€/j/personne

Les petits plus
– Toilettes quasiment toujours payants (sauf quand vous esquivez le guichet).
– Jamais de PQ dans les toilettes, publics ou autres (payant compris). Parfois il y a un stand à l’entrée, où il font payer l’entrée aux toilettes et donne un peu de papier qu’ils se sont amusés à soigneusement plier.
– Connexion Internet de merde (Manon a écrit ça en étant un peu énervée je crois ^^).

Petite conclusion
On a enchainé les galères pendant tout le séjour :
– On a eu froid à Uyuni, jour et nuit pendant 3 jours.
– Kévin a été malade au milieu du salar.
– Mal de l’altitude à Potosi (accentué par le manque d’appétit et donc d’alimentation pour Kévin).
– Problème au distributeur à Sucre, on espère un jour récupérer nos 215€.
– Problème pour avoir une sim de téléphone qui fonctionne.
– Bus qui ne nous arrête pas à la bonne ville, 7h de trajet en plus, dur d’obtenir dédommagement
– Douches tièdes à froides et mauvais hôtels : ça coûte pas cher, et ça vaut vraiment son prix parfois.
– Nourriture non adaptée à notre organisme (manque d’hygiène probable et généralisé, il suffit de voir les stands de nourriture toute la journée sous le soleil).
– Pas ou peu Internet.
– Trajets de bus allongés. Y’a l’heure réelle, et l’heure bolivienne !
Ajoutez à cela la mentalité des boliviens !

Le bilan de la Bolivie est donc plutôt négatif. Ce qui est le plus embêtant c’est la mentalité des boliviens. Les mêmes galères au Mexique auraient été moins difficiles à vivre. En plus, ce qui nous plait le plus c’est rencontrer des gens et partager avec eux mais ils sont trop fermés à l’échange.
Dans le bilan de l’Argentine et du Chili on disait qu’il y avait toujours quelques cons comme partout. Et bien là on peut dire qu’il y a toujours des gens sympas mais ils sont difficiles à trouver.

Le positif de la Bolivie : quelques beaux paysages et le coût de la vie.

Ça nous fait mal au cœur d’avoir vécu une expérience comme ça avec la Bolivie. On en avait sûrement trop entendu parler en bien, et on s’attendait à trop de bonnes choses. Les pays d’avant avait été de bonnes surprises généralement, là ce fut d’autant plus une grosse déception. On s’est dit pendant un moment qu’il fallait se remettre en question et se rappeler que c’est l’un des pays les plus pauvres d’Amérique latine. La culture des gens, leurs coutumes, habitudes, la mentalité sont sûrement différents. Mais leur mauvaise foi et caractères fuyants nous font poser une question : c’est le touriste le problème, ou alors ils sont vraiment dans leur monde ? Ce gouffre, on a encore du mal à le comprendre et l’expliquer, d’un côté on a de la pitié, et de l’autre de la haine pour leur inhumanité.

Argentine et Chili : le bilan

On avait prévu de passer environ 28 jours en Argentine et 21 au Chili. Finalement, on a passé 24 jours en Argentine et 24 jours au Chili (une égalité parfaite pas du tout préméditée), et voici ce que nous en retenons :

Le pays même : Chili
– Pas d’avortement sauf en cas de viol ou risque vital pour la mère
– Contraception : au sud ils disent non, au centre oui, au nord ils ne s’expriment pas
– Sécurité social : plus tu gagnes moins tu es indemnisé
– Chômage jusqu’à 5-6 mois, aides diverses
– Pas de mariage gay

Le pays même : Argentine
– Avortement autorisé
– Pas de sécu, pourtant hôpitaux gratuits parfois
– Pas de chômage ou d’aides sociales apparemment
– Mariage gay

Les gens, la mentalité
En Argentine, les gens parlent un espagnol un peu différent ce qui nous a dérouté au début. En effet, ils disent “vos” à la place de “tú” et surtout, ils prononcent tous les “ll” en “ch”. Il font aussi péter des diphtongues “tú tenes” et non “tienes”.

Que ce soit au Chili ou en Argentine, les gens sont blancs, on ne se fait pas remarquer comme en Jamaïque ! Exception pour San Pedro de Atacama, au nord du Chili.

La pauvreté est présente comme en France, quelques SDF surtout dans les grandes villes. Par contre, comme en Jamaïque, il y a des chiens errants partout. La différence c’est qu’ils ne sont pas maigres et mourants. Manon écrira un article sur ce sujet qui lui tient à cœur, donc on ne développe pas plus ici.

En ce qui concerne la mentalité, il y a des gens très sympas et accueillants mais également des cons, comme partout. Les règles ne sont pas aussi souples qu’au Mexique, on se croirait parfois en France, avec des règles stupides et des gens qui les appliquent sans réfléchir, négligeant le côté humain.

Hébergement
– Argentine : Seulement 2 Couchsurfings sur 6 villes (1 annulé à Buenos Aires à cause de notre changement d’itinéraire)
– Chili : 3 Couchsurfings sur 7 villes
– Environ 10€-15€ chacun pour dormir, en auberge ou hôtel.

Les transports
– 24h de bus en Argentine : 100€/personne. Au Chili c’est plutôt du 30€/personne pour le même service.
– Bus confortables pour les longs trajets… enfin, parfois ! Beaucoup de mauvaises surprises avec la compagnie Andesmar. Manque total de communication dans toutes les compagnies chiliennes ou argentines : “Quand arrive t-on ? Pourquoi on s’arrête là ? Quoi, le chauffeur regarde un match de foot ?”

Les paysages/La nature
– Sud : Patagonie. Un total émerveillement face à ces paysages naturels. On pourrait passer des années à découvrir toute la Patagonie.
– Centre/Nord : l’île de Chiloé est vraiment atypique, et ça vaut le coup d’y aller. La Cordillère des Andes, là encore des paysages à couper le souffle, de part leur immensité notamment. Les paysages sont très diversifiés, de la verdure du centre jusqu’au désert du nord (Atacama au Chili).

La nourriture
– Dulce de leche = leur confiture en Argentine. Connu en France sous “confiture de lait”. Il porte un autre nom au Chili (manjar), mais c’est la même chose !
– Le Maté, une sorte d’infusion dont les pays semblent parfois se disputer l’origine, mais l’Argentine l’emporte apparemment.
– Les Milanesas (escalope panée, de viande de veau, de porc ou de poulet), on trouve beaucoup de cette viande en Argentine.
– Chili : Empanadas (chausson farci de viande, de poisson, d’œuf, de pomme de terre ou d’autres ingrédients –> voir la photo en haut de l’article), une grosse nous fait un repas entier, en revanche en Argentine elles sont toutes petites, plus pour des apéros (et moins bonnes aussi, mais ça c’est sûrement une histoire de goût).

Le climat
Extrême sud (Argentine/Chili), environ 5°C mi mai.
Nord (Chili), environ 15°C fin juin

Le coût de la vie en bref

Argentine :
– 1L d’essence = 1€ au sud, 1,2€ en grandes villes du nord
– Un menu big mac : 6€

Chili :
– Comme en Argentine du sud
– Un menu big mac : 5€

Notre budget

Argentine
– Budget prévisionnel : 33,85€/j/personne
– Budget dépensé : 32,73€/j/personne

Chili
– Budget prévisionnel : 33,68€/j/personne
– Budget dépensé : 28,17€/j/personne

Les petits plus

Argentine
– Plein de grandes surfaces Carrefour
– Problèmes pour retirer de l’argent. 100€ max, parfois moins, et toujours 5€ de frais. MasterCard pas toujours reconnu, pour payer ou bien retirer, bref, la galère !

Chili
– Un pourboire de 10% est casi obligatoire dans tous les restaurants et cafés. Tout le monde le paie sans réfléchir. Il faut vraiment que le service soit très mauvais pour ne pas le payer. On n’a pas la même conception en France, un pourboire ça se mérite sinon il ne veut plus rien dire. Du coup on l’a payé quand il était mérité ce qui n’a pas été toujours bien vu.

Retirer de l’argent au Chili puis l’échanger en pesos argentins dans des maisons de change (au Chili ou en Argentine peu importe) nous a fait gagner 1/3 du montant initial. Concrètement, on retirait l’équivalent de 260€ et on se retrouvait avec l’équivalent de 350€ en pesos argentins.

Mexique : Le bilan

Après un mois passé au Mexique, voici ce qui nous a le plus marqué :

– Les gens : chaleureux et attachants
Certains nous ont contredit en disant que nous étions touristes, donc forcément les gens seraient gentils avec nous pour que l’on donne une bonne image du pays, ce qui attirera de nouveaux touristes et fera tourner les affaires. C’est tout a fait possible. D’ailleurs regardez cette affiche trouvée dans un musée de Villahermosa :

villahermosa accueil touristes

Bonne traduction 😉

Mais beaucoup de rencontres hasardeuses et hors des sentiers touristiques nous ont également donné l’impression d’une mentalité profondément chaleureuse.

– La chaleur parfois étouffante, voir même mêlée à l’humidité
Poza Rica et Villahermosa furent des villes torture, où nous ne cherchions pas seulement l’ombre, mais aussi la climatisation. Chaque pas à l’extérieur était un calvaire. Les nuits sans clim affreuses.

– Les sites archéologiques
On en a visité 6 et ceux que l’on trouve les plus beaux sont ceux de Palenque et El Tajin. Pourquoi ? La végétation présente sur ces sites donnant la sensation de nature mêlée au côté archéologique, les points de vues permettant d’admirer ledit site. Ou encore l’architecture même.

– La vie pas chère par rapport à la France, notamment les taxis. 1 menu MacDo ici = 3 en France -l’exemple est juste pour comparer facilement vu qu’il y a des MacDo dans énormément de pays du monde, n’allez pas croire qu’on est allé au Mexique pour se faire des MacDo ! C’est faux, on y est allé qu’une seule fois, promis juré-

L’un des buts principaux de notre voyage est le contact avec la population locale. Grâce au couchsurfing et aux gens avenants, on est plus que satisfait !

Quelques chiffres :
– On a fait 7 couchsurfings différents
– 17 nuits en couchsurfing, 6 nuits à l’hôtel, 3 nuits dans une auberge de jeunesse et 1 nuit par terre à l’aéroport
– On garde contact avec 9 personnes
– Budget prévisionnel : 723€/personne soit environ 26€/jour/p
– Budget réel : 765€/personne soit environ 27€/jour/p

Un des autres objectifs est d’améliorer notre espagnol. On a encore 4 mois pour nous perfectionner mais on arrive à converser pendant toute une soirée en comprenant la majorité des choses. C’est rassurant pour la suite, quoique… On nous a prévenu que les accents et certains mots sont très différents dans les autres pays et qu’ils ont du mal à se comprendre entre eux. Sûrement comme les français et les quebecquois ? Nous verrons !
Et puis avant cela, 2 semaines en Jamaïque avec comme langue locale l’anglais, de quoi nous perturber un peu.

Nous avons fait un petit tableau pour comparer ce que l’on préfère en France par rapport au Mexique et vice-versa.

France

Mexique

Climats/saisons

+

Aides (logement, chômage, bourses…)

+

Possibilités de voyages (nombre de jours de vacances + l’argent gagné)

+

Gens/mentalités

+

Règles souples (vente dans la rue, arrêts de bus, passer son permis)

+

Boire l’eau du robinet

+

Hygiène toilettes, eau chaude pour la douche

+

Au Mexique, les gens sont vraiment sympas (je pense que vous l’avez déjà compris), les règles sont plus souples : ils achètent leur permis de conduire à 18 ans (pas d’examens à passer), ils ne respectent pas toujours les limitations de vitesse ; pas besoin d’autorisation pour vendre des choses dans la rue ; les bus peuvent s’arrêter à l’endroit exact où tu veux descendre…

Par contre, il fait vraiment trop chaud ; il y a beaucoup de chômage comme en France, mais eux ils n’ont pas d’aide au chômage, d’aide au logement, de bourses pour les études ou d’aides pour la naissance d’un enfant ; ils ont droit à seulement 3 semaines de vacances par an et ne gagnent pas assez d’argent pour se permettre de voyager longtemps dans un pays plus riche (les enfants ont également moins de vacances) ; l’eau du robinet n’est pas potable ; il n’y a pas toujours d’eau chaude…

Conclusion : la France gagne, on ne s’installera pas au Mexique. On imagine déjà le visage de certains de nos parents s’illuminer à cette annonce 😉 .

Néanmoins, ce mois au Mexique s’est déroulé sans problème (pas de soucis de santé et pas de vol d’affaires ou d’argent) et nous laisse plein de souvenirs et de merveilleuses rencontres.

Ce qui va le plus nous manquer : les mexicains même, et notamment leur façon de dire “Síííí” en guise de “mais oui pas de problème, tout est possible”.