Huaraz, émerveillement dans la Cordillère Blanche

Le mardi 12 août, on arrive sur le coup des 8h30 du matin à Huaraz, frais comme des gardons. On choppe un taxi. Il nous dépose dans un hôtel en nous disant qu’il est près de la place des armes, cool ! Mais on se rendra compte de la supercherie que quelques heures plus tard. Tant pis, on est à 20 minutes du centre, mais dans un hôtel, ou plutôt auberge, non, un truc pas cher.

Le gérant de l’hôtel appelle un de ses potes faisant des excursions dans la Cordillère blanche, mais on le sent pas, on fera donc quelques agences dans le centre pour voir ce qui s’offre à nous, car l’activité principale en partance de Huaraz, ce sont des treks de un à TRENTE jours dans la Cordillère blanche, une immense chaîne de montagnes (blanche à ses sommets). Face à la blanche, y’a la noire, offrant une belle vue sur la blanche justement. Ce sera notre premier trek d’ailleurs.

Le mercredi 13 on part avec un guide à quelques 20 minutes de Huaraz, et on grimpe. 2h de montée en théorie, mais ils avaient du voir large car on atteindra la lagune de Wilcacocha au sommet en 1h30. On en a bien chié quand même, soyons honnête ! Pause déjeuner à côté de la lagune, en admirant la vue panoramique sur la cordillère blanche. Malheureusement le temps est nuageux, du coup, soyons encore honnête, la lagune est moche et le panorama est pas super top.

huaraz pano blanc

Côté positif, on ne brûle pas sous le soleil, et ça c’est cool car y’a pas de zone ombragée ici. La cordillère noire est plutôt jaune sur ses flancs, car en cette période d’été, tout est cramé. En hiver, il paraît que c’est vert. Pour la descente on demande au guide de prendre un autre chemin que pour la montée, le chemin est assez difficile car constitué de pierre. Mais bon, on voulait le rentabiliser car on a vite compris que payer chacun 15€ pour l’avoir on s’est fait un peu entuber, soyons zonètes (décidément !). Julio, le guide, a 27 ans et a vécu les 10 premières années de sa vie avec sa grand mère, dans la campagne, bénéfice : il connaît super bien les plantes, et sait se soigner avec. Il nous raconte notamment l’histoire d’une fille que la médecine contemporaine n’arrivait pas à soigner, qu’ils ont emmené au bord d’une lagune, puis recouverte de certaines plantes, et hop, elle était debout en moins de temps qu’il n’en faut pour prononcer “c’est une histoire vraie ?”. À 14h on est de retour à Huaraz.

Le lendemain on se repose -vous avez l’habitude maintenant qu’on fasse des journées pauses !- et on change d’hôtel, d’auberge, enfin de lieu quoi. Pourquoi ? Parce que le lieu en lui-même est éloigné du centre, la cuisine qu’on devait pouvoir utiliser est quasi inexistante puisque résumée en terme de vaisselle à une casserole dégueulasse qu’on nous a filé le premier soir -limite on devait aller acheter une éponge pour la nettoyer : LOL ! Filez-nous une éponge, et encore heureux qu’on te demande pas de la nettoyer !- On n’a pas confiance en la sécurité des chambres (un cadenas pour fermer… mouais), et l’environnement est plutôt crade globalement. Ah et aussi on attend toujours les petits-déjeuners prévus. Donc voilà, outre les moults autres détails négatifs, on change, parce que le changement, c’est maintenant, (François si tu nous lis, tu vois, nous, on agit 😉 ) et on arrive dans un hôtel dont nous avait parlé Florian. Quoi ? Vous ne vous rappelez pas de lui ? C’est le français rencontré au Machu Picchu, qui est également à Huaraz actuellement.

On profite un peu de la ville en cette journée de repos, enfin profiter est un grand mot, car la ville a beau compter 150.000 habitants, elles est pourrie, je m’explique. Un ruisseau traverse la ville, des ordures le longent et s’y promènent, les bâtiments sont inachevés, sales, les commerces sont majoritairement inutiles (énormément de magasins pour faire des photocopies. Je comprends pas trop ce délire honnêtement. Mais bon), et le truc le plus stressant et énervant : les gens ici ont la foutu habitude de klaxonner tout le temps, mais vraiment tout le temps. “Oh, un passant, TUUUT. Oh, un croisement où je suis prioritaire TUUUT. Oh, TUUUUT”. C’est simple, les gars ici conduisent avec la main au dessus du klaxon. Un truc de fou. Et pour info, ici également c’est interdit de klaxonner pour x raisons, comme en France. Mais que fait la police ? Ben elle fait la circulation apparemment.

Avec ce temps gris, nous ne fûmes pas séduit au premier coup d'oeil à 4450m

Avec ce temps gris, nous ne fûmes pas séduit au premier coup d’oeil à 4450m

Le vendredi 15 août, on prévoit de se taper l’ascension jusqu’à la lagune Churup avec Florian. Bon alors les guides en papier et sur Internet conseillent de ne pas s’aventurer seul, ça tombe bien, on y va à trois ! Ils conseillent également de partir tôt le matin. Vous nous connaissez. On décolle à 9h45 de Huaraz, tous les 3. Les guides parlaient de 15 minutes pour atteindre le début du chemin, mais le chauffeur nous dit 45, et il a raison le coquin !

Bref, on se retrouve à Llupa pour attaquer le trek. Ça commence tranquille, la première heure et demie on s’économise. On arrive à Pitec, pseudo ville où on paye 10 soles pour commencer les choses sérieuses. Ça grimpe beaucoup, c’est assez hardu, soyons honnêtes, on peine, on piétine avec Manon, et on commence à s’essouffler énormément. L’altitude nous pèse de plus en plus et nous emmerde littéralement sur des passages difficiles où on doit utiliser des cordes en métal -parfois bien usées- pour escalader certaines parties. On fait beaucoup de pauses car en plus d’une migraine naissante, j’ai des vertiges et Manon la nausée. Pas cool pour escalader. Quand je dis escalader c’est vraiment escalader, certains passages nécessiteraient d’avoir du matos d’escalade car c’est vraiment dangereux. On est à bien 4000m à ce moment, et c’est fou que mon corps qui semble bien acclimaté à 3000 (altitude de Huaraz) soit complètement HS ici. Je dis “mon” corps, car Manon a toujours des difficultés avec l’altitude, son cœur s’emballe très facilement à chaque fois qu’on se trouve à plus de 3000 mètres (Huaraz comprit. Pour info le Machu Picchu qui ne lui avait pas posé de problème est à “seulement” 2500).

La lagune est en fait de l'autre côté, mais la vue nous plaisait plus ici !

La lagune est en fait de l’autre côté, mais la vue nous plaisait plus ici !

2h30 nous seront nécessaires pour faire Pitec-La lagune de Churup. 2h30 c’est le temps informatif donné, on est pile dedans, et vu comment on a peiné, je peux vous dire qu’on est heureux d’arriver à la lagune, les derniers mètres de pente raide furent un calvaire. Il est 14h30. On a donc mit au total 4h pour arriver là. Je pensais que le trek durerait 2h30, j’avais rien compris en fait ! On se pose 1h le temps de se reposer, et surtout manger, s’hydrater, prendre des photos du site. Durant la montée on a eu des gouttes de pluie, et surtout vu arriver de gros nuages noirs, ce qui nous a bien fait flipper. Car outre la pluie, une étendue d’eau avec des nuages au dessus c’est généralement plus moche qu’avec un ciel bleu dans laquelle il se reflète -mais c’est qu’on  deviendrait exigeant avec la météo maintenant !-. Pendant notre déjeuner, on a le droit à de la neige fondue, de la petite grêle, en plus du vent glacial, et entre temps il arrive que l’on ait des éclaircies, nous faisant bouillir sous nos vestes. Durant ce trek on a connu un peu toutes les saisons ! Même les rafales de vent latérales qui vous obligent à marcher penché d’un côté pour y résister ! Bref, les quelques éclaircies nous permettent de profiter des lieux, et ma foi, ça vaut le coup d’avoir souffert pour arriver là !

A gauche de la cascade le chemin en mode "escalade avec les cordes en métal", à droite, notre descente en mode "AAAAAaaaaaah !"

A gauche de la cascade le chemin en mode “escalade avec les cordes en métal”, à droite, notre descente en mode “AAAAAaaaaaah !”

Après 1h de pause on entame la descente. Il nous reste pile 3h pour rejoindre le point initial d’où partira le dernier collectif -petit bus- pour Huaraz. En tout cas c’est ce que nous a dit le chauffeur du matin : “18h30”.

On ne redescend visiblement pas exactement par le même chemin, on ne se tape pas les cordes usées en métal, et on s’aperçoit qu’on est du mauvais côté du fleuve ! Enfin “mauvais” c’est exagéré, de ce côté là aussi on peux passer, faut juste être un peu sportif et un peu foufou. L’escalade est abrupte, un passage particulièrement délicat nous oblige à être collé à la paroi et redoubler de vigilance pour ne pas glisser, car ce serait la catastrophe assurée. Pendant que j’aide Manon à traverser certains passages difficiles, ce couillon de Florian filme nos exploits. Après 30 minutes de descente dangereuse, on arrive sur la zone de camping. Le plus dur est fait, et on ressent déjà les bienfaits d’avoir descendu 400 bons mètres, nausée et mal de tête se calment, on respire mieux, ouf.

Durant la descente on croise 2 français qui vont camper cette nuit, bon courage avec tout ce matos pour grimper à la lagune ! Le soleil qui poursuit son déclin laisse apparaître des paysages merveilleux, de toute beauté, les mêmes qu’à la montée, mais en même temps différents, dont nous profiterons tout en descendant aussi vite que possible.

Si tu glisses, tu tombes... très bas !

Si tu glisses, tu tombes… très bas !

On arrive au lieu de rendez-vous dans les temps, 18h10. Les gars sur place nous disent qu’il n’y a plus de bus à cette heure là. Panique ? Non, un 4×4 vient ramener ces travailleurs à Huaraz, et nous embarquerons avec eux, enfin, pas tout à fait avec eux, nous on est dans le coffre extérieur, dans les pots de peinture et les échelles. Le trajet est rigolo, pour moi, beaucoup moins pour Manon qui a peur d’être éjectée à chaque dos d’âne. On arrive vivant à Huaraz 40 minutes plus tard, et le petit vieux dans le coffre avec nous nous accompagne jusqu’à la place des armes.

Florian nous fait goûter une spécialité qu’il a trouvé ici, des churros fourrés de manjar (manjar=Dulce de leche péruvien=confiture de lait en France. Le nom est différent mais c’est la même chose.). J’adore ! Mais c’est hyper bourratif.

Le samedi ce sera un repos bien mérité, on a des courbatures un peu partout. En fin d’après-midi on rejoint Florian pour se rendre ensemble à quelques 20 minutes de la ville, Anta, en direction de Yungay, pour admirer un coucher de soleil sur les montagnes. Le soir même Florian prend un bus pour aller plus au nord du Pérou et entamer son 5ème et dernier mois de voyage. De notre côté on planifie la journée suivante : ce sera la fameuse Laguna 69. Il paraît que c’est le lieu le plus beau autour de Huaraz, du coup, on se l’ai gardé pour la fin, dernier trek de notre voyage, et peut-être un endroit idyllique.

Ce dimanche debout à 5h30 -du matin bien entendu. Quelques courbatures de Churup sont encore là, mais on va encaisser hein, c’est notre dernière activité péruvienne !

Gardez-bien à l'esprit que c'est encore plus beau de nos propres yeux

Gardez-bien à l’esprit que c’est encore plus beau de nos propres yeux

Sur le trajet, le bus s’arrête notamment aux Lacs de Llaganuco pour une pause photo. Le premier de ces 2 lacs est d’un bleu magique, au pied de ces montagnes immenses, on en prend pleins les yeux. Dix minutes plus tard le bus arrive à destination avec 1h de retard, il a mis 4h au lieu de 3, en partie de sa faute, mais aussi au groupe d’allemands qui ont retardé le bus à plusieurs moments. C’est important de souligner ce retard, car le temps que l’on a pour faire le trek, lui, ne change pas, et pourtant on doit être de retour ici dans exactement 6h. Bon, le trek est prévu en 3h aller et 2h30/3h retour. Ça devrait le faire !

Certains partent comme des balles, nous on se met de la crème solaire, Manon ajuste son chapeau, et patati, et patata, bref, on part les derniers, il est 10h pile.
Ça commence cool, on descend ! On arrive rapidement sur du plat, puis légère montée. Le paysage est vraiment beau. Se baladent chevaux et vaches par-ci par-là. On remonte la rivières parcourant cette plaine. On marche bien et on commence à doubler des gens. Au bout de 10 minutes on en voit qui font déjà des pauses, et ben c’est mal parti pour vous les petits loups !
En 40 minutes on a doublé quasi tous ceux de notre bus, m’enfin c’est pas très dur : on est les seuls à ne pas s’arrêter pour reprendre notre souffle. Une bonne montée arrive, 30 minutes d’ascension où on double les premiers de notre bus, et on commence à rattraper des gens du bus précédent. Les paysages sont à nouveaux magnifiques, plus beaux que Churup ! Une cascade, une vue sur les montagnes enneigées des environs, la plaine que l’on a traversée en contre-bas. Histoire de, on fait une pause d’une minute pour boire. On double un jeune, la vingtaine, bien musclé et faisant une pause. En nous voyant passer il enquille derrière moi. 20 secondes plus tard je me retourne, hop, 10 mètres derrière le jeunot. Une minute plus tard, je ne le vois plus ! On arrive à nouveau sur du plat et passe devant un petit lac. Pas spécialement beau, on avance. Nouvelle plaine, décors de géant, on est ridiculement petit ! Mais on voit déjà ce qui se profilera devant nous 5 minutes plus tard, la deuxième grosse montée. Jusque là on trouve honnêtement ce trek facile. Churup a dû nous renforcer !
Cette dernière montée est un peu plus difficile, mais quand on commence à peiner, on arrive au sommet. Quelques mètres de plat et, PUNAISE !

huaraz laguna69 kevin

S’étend sous nos yeux la lagune 69, surmontée d’une montagne tout simplement magnifique. La lagune est d’un pur bleu turquoise intense. L’eau est transparente. Le soleil provoque des scintillement dans la lagune. La montagne en face de nous est enneigée, ou glacée, enfin on ne sait pas trop, ça brille tellement et l’aspect est particulier, on dirait du plastique blanc ! Il est 12h15. On est donc monté en 2h15 au lieu de 3. On calcule rapidement, ouais, on peut se permettre de glander ici 2h ! Enfin, je ne vais pas beaucoup glander. Alors que Manon se pose à l’entrée du site avec d’autre personnes, je pars en solo pendant près de 1h à crapahuter autour de la lagune pour la voir sous différents angles. Je reviens vers Manon, mis hors service par l’altitude (4500 mètres, ça fait haut pour faire le con pendant 1h). J’ai un mal de tête évoluant plutôt mal, et aucun appétit. Je profite un peu de cette vue du lac beaucoup plus classique, mais qui est honnêtement la plus belle, puis on redescend. À ce moment je me sens vraiment mal, ne pas avoir beaucoup mangé ne m’aide sûrement pas, mais au moins je bois ! Après la première descente, ajouté au mal des montagnes, j’ai les intestins, stimulés par la randonnée qui me font vivre un enfer. À ce stade une seule solution : “Comment chier dans les bois ?”. Encore merci de m’avoir offert ce best-sellers Magali, ça aura été utile ! Je me rappelle d’un passage où ils disaient quelque chose comme “prenez votre temps de choisir l’endroit idéal, quitte à chier, autant en profiter pour avoir un beau paysage”, et avouez que devant une montagne gigantesque à la cime enneigée, une vallée verdoyante sublime, et sous un ciel bleu, on se rapproche de l’idéal non ?

On serait allé encore vachement plus vite en montant les chevaux !

On serait allé encore vachement plus vite en montant les chevaux !

Manon a ce phénomène étrange qui se reproduit : son mal de tête s’accentue durant la descente.   Entre nos pauses diverses et nos douleurs diverses, on mettra 2h pour rentrer, et on arrivera devant le bus à exactement 16h, l’heure de retour indiquée par le chauffeur. On décolle ? Ah, non, c’est sans compter sur ces foutus allemands. Les derniers arriveront avec 1h30 de retard. L’un d’eux ayant sorti son petit réchau et faisant du café ne se presse pas à tout remballer, bref, on part avec 1h45 de retard. Honnêtement on avait espoir que le chauffeur abandonne ici les plus lents ! C’est pas qu’on est pressé, mais ce soir on a une tonne de choses à faire avant de quitter Huaraz -donc en fait, SI, on est pressé !-.

Petite parenthèse pour exprimer ô combien les allemands entre 20 et 30 ans qui voyagent ici sont des emmerdeurs. Tous les groupes que nous avons croisés étaient irrespectueux vis à vis du silence de l’auberge, de laver leur vaisselle, mettre en retard les autres dans les transports en commun, et donc globalement impoli -dire bonjour c’est pour les tapettes ! Bref, si j’étais vulgaire je dirai que ce sont des vrais connards. Oups. Si encore leur langue était belle, mais le contraste avec l’espagnol est tellement énorme, les pauvres ne cumulent que des défauts. Fin de la parenthèse.

On arrive à Huaraz à 20h30, le bus nous lâche en plein centre ville, on retrouve le chemin de l’auberge, et c’est heureux -et sale- que l’on rentre de ce dernier trek, des images pleins la tête -et pleins le numérique. “MERVEILLEUX” décrit parfaitement cette ultime randonnée dont les paysages rivalisent clairement avec ceux rencontrés à Ushuaia. On a été ébloui avec notre premier trek sur le continent, et avec le dernier, le pied !

Huacachina, Islas Ballestas et Paracas

Les transports s’enchaînent bien et on arrive à Huacachina vers 16h30 le dimanche 10 août. Il n’y a pas beaucoup d’hôtels, peut-être deux. On est super bien installé : une belle chambre luxueuse et de l’eau bien chaude pour la douche (ce dernier point est rare ces derniers temps). On ne s’attendait pas à ça. Il a fallu aller au milieu du désert pour retrouver un peu de confort, c’est fou. On se trouve au milieu de gigantesques dunes de sable ! Huacachina est une toute petite ville entourant une étendue d’eau. On est bel et bien dans une oasis.

On espérait un coin perdu, tranquille mais en fait c’est une ville touristique. Pédalo, kayak pour faire le tour de l’étendue d’eau, un mec qui fait semblant d’être une statue, les vendeurs, les restaurants, l’ambiance… On se croirait presque sur la côte d’azur. Malgré tout, ça n’enlève rien au charme du lieu. On a rarement l’occasion de voir de tels paysages. Après avoir contourné l’oasis (2 minutes en prenant notre temps), on décide de faire l’ascension d’une des dunes de sable. On ne vise pas la plus haute, on est un peu fatigué. Kévin me dit “allez, dans 5 minutes on est en haut”. C’est ce qu’on verra ! Après 5 minutes à patauger dans le sable, on n’en peut plus, on fait une pause, même pas à la moitié. À chaque pas, le sable s’écroule et nous fait redescendre, difficile d’avancer ! On arrive finalement en haut, bien installé sur le sable chaud. On se croirait sur une plage mais sans la mer. Les gens pique-niquent, font du cerf volant… Mais la grande activité ici c’est le sandboarding, c’est à dire du snowboard sur du sable. Il y a beaucoup de buggy, des véhicules qui emmènent les gens en haut des dunes sans se fatiguer. Et ensuite, la descente se fait en glissant. Pour les débutants, rester debout n’est pas chose facile. Je préfère la technique des enfants qui s’assoient et s’en servent comme une luge. On observe toute ces activités autour de nous mais on est surtout admiratif de l’immensité des dunes. Les huacachina soleilgens en haut de la dune en face semblent minuscules. On assiste à un superbe coucher de soleil, avec un angle de vue parfait car le soleil s’emboîte derrière une dune en forme de volcan. On a choisi le bon endroit sans le savoir. Après les derniers rayons, l’air commence à se rafraîchir. Il est temps de redescendre. On voit les gens sur la dune en face dévaler la pente à une vitesse incroyable. On décide de courir aussi. À chaque pas, on avance d’une grande distance. On se sent tout léger. La descente se fait beaucoup plus facilement que la montée.

Musique dans les restaurants, dans les bars, c’est la fête dans toute l’oasis. La musique atteint même notre chambre. Il faut pourtant que l’on dorme car la journée du lendemain s’annonce chargée.

islas oiseauxDépart à 6h30 dans un van rempli de touristes, une majorité de français. Vers 9h, on embarque dans un bateau, avec un gilet de sauvetage orange fluo. C’est parti pour une heure au milieu des îles Ballestas. C’est un archipel d’îles où cohabitent un grand nombre d’otaries et de multiples espèces d’oiseaux marins : manchots, cormorans, pélicans, pingouins… On apercevra seulement 3 ou 4 pingouins perdus au milieu du flot des autres oiseaux. On profitera d’avantage des otaries. Ces îles sont l’équivalent des Îles Galápagos. Le temps est plutôt gris et l’air frais. Il est parfois possible d’apercevoir des dauphins mais nous n’auront pas cette chance aujourd’hui.

paracas

La plage rouge

On enchaine ensuite par la visite du parc national de Paracas. Sur la carte du Pérou, ce parc était représenté par une grande zone verte. On s’attendait donc à un grand parc très nature mais pas du tout, c’est un désert au bord de l’océan ! Suivant les zones, le sable est de différente couleur. On a droit à tous les dégradés d’ocre à orange. On s’arrête pour admirer différentes plages mais la plus belle sera la plage rouge, au sable… rouge. Pause d’une heure pour manger dans un restaurant perdu au milieu de tout ce sable. Des pélicans sont attirés par l’odeur du poisson dans les cuisines. Leur numéro est inhabituel pour nous. Ces gros oiseaux sont impressionnants (voir la vidéo). On termine notre visite par un musée sur l’histoire du parc. Je ne sais pas trop quoi en dire. Je viens de demander à Kévin ce qu’il en a retenu. Sa réponse : “la glace était bonne”. Voilà !

Le van nous dépose à un terminal de bus. Pour gagner un peu de temps, on aimerait aller à Lima et si possible enchaîner directement jusqu’à Huaraz. Les deux prochains bus pour Lima sont complets. Ne nous décourageons pas, un taxi nous emmène jusqu’à un autre terminal et on arrive juste à temps pour prendre un bus au départ imminent. On arrive dans cette grande capitale vers 20h. Commence alors une course dans la ville, avec l’aide d’un chauffeur de taxi, pour trouver un bus pour Huaraz. Notre souhait est finalement exaucé, départ prévu à 22h50 ce qui nous laisse du temps pour manger. On préfère ne pas s’aventurer trop loin du terminal et on se pose dans le premier restau qu’on voit. Les frites baignent dans l’huile, la viande de Kévin est périmée… On en sort écœuré.

islas otaries

Famille d’otaries dans les îles Ballestas

Avant de monter dans le bus, les gens passent par un détecteur et les bagages sont fouillés. Enfin, ça, c’est la théorie ! En vrai, c’est assez comique à observer. Tous les gens qui passent au détecteur bippent rouge ce qui n’est sûrement pas bon. Le gars qui s’occupe du contrôle les tapote rapidement et fait semblant de contrôler leur sac. Grâce à son pouvoir, il n’a pas besoin d’ouvrir les bagages, il pose ses mains dessus et connaît instantanément tout son contenu. D’ailleurs il n’a pas besoin de contrôler tout le monde, il fait des pauses durant lesquelles des dixaines de personnes passent, bippent rouge et montent dans le bus avec leur sac. Sur une cinquantaine de personne, une seule personne ne bippe pas, n’est-ce pas elle qui est étrange finalement… ?
Nous on bippe rouge. Avec un couteau dans ma poche ça me paraît normal. Le gars pose ses mains divines sur mon sac, rien à signaler. Ses mains divines ne détecteront pas plus le couteau suisse dans le sac de Kévin.

Après cette longue journée, on s’endort plutôt facilement dans le bus qui nous emmène à Huaraz.

Cusco et son fameux Machu Picchu

L’heure péruvienne semble aussi approximative que l’heure bolivienne, on arrive à Cusco à 8h30 au lieu de 7h du matin. Pour une fois tant mieux, j’ai pu dormir un petit peu plus !

Le programme est simple : petit déjeuner, trouver un hôtel, se renseigner sur les excursions. Bizarrement on trouvera un hôtel avant de petit déjeuner, mais c’est pas plus mal ! On se renseigne ensuite dans cinq ou six agences différentes afin de comparer les prix et les façons d’accéder au fameux site du Machu Picchu. Le train à prendre pour accéder au site est très cher, ça double facilement les prix, mais on ne met que 3h pour y aller. On a notre temps, donc on opte pour le contournement des montagnes, soit 6h de trajet en bus auxquelles il faut ajouter deux heures de marche pour accéder à la ville la plus proche du Machu Picchu, qui a le doux nom de Aguas Calientes (les eaux chaudes).

Nos 24 prochaines heures seront ponctuées de retrouvailles fortuites. On retombe sur Gintè et Ieva, les 2 lituaniennes, sur la place des armes, puis sur les 2 français le lendemain (rencontrés dans le bus entre Copacabana et Arequipa) : le monde est petit ! On fera entre temps une excursion pseudo-gratuite de la ville afin de s’imprégner de son histoire et ses anecdotes. “Pseudo” car quand je donne un pourboire au guide, il me lance : “Ah mais non, la participation minimale est de 10 soles”. Ben gratte-toi, 6 ça ira.

Dimanche 3 août 2014, 7h45, c’est parti pour le Machu ! Enfin 7h45 c’est sur le papier, on est censé attendre devant l’hôtel qu’on nous prenne. En réalité on dépose nos gros sacs dans un local sécurisé à l’hôtel, puis on se rend directement à l’agence en ville. Je vous épargne les détails, mais l’organisation est surprenante. On quitte Cusco avec plus de 1h de retard.

Discrimination évidente : vieux avec cannes ou fauteuils roulants ne peuvent franchir certains obstacles

Discrimination évidente : vieux avec cannes ou fauteuils roulants ne peuvent franchir certains obstacles

Malgré la fatigue de la petite nuit qu’on a faite, mes yeux restent scotchés aux paysages qui s’offrent à nous : SU-BLIMES. Les montagnes paraissent gigantesques, le cours d’eau que nous longeons apporte un petit plus, tout comme les cascades que nous croiserons. La route se fait ensuite plus terreuse, à flanc de montagne, les bus doivent s’arrêter si ils se croisent, on ne voit pas le fond du canyon qui nous nargue, on ose à peine regarder. On passe par un pont en bois, large comme le bus, à se demander comment il tient encore. On a bien les boules quoi ! Du coup, on essaie de dormir pour ne pas regarder notre potentielle mort arriver.

Le bus arrive à ce que l’on appelle l’ “hydroélectrica”, notre destination, avec 1h30 de retard. On change de guide. Enfin, on n’a pas trop la même notion de guide, car en fait il nous indique où aller avec des explications, puis se barre en train. On mange puis on enquille avec le groupe (environ 10 personnes) sur le chemin nous menant à Aguas Calientes, la ville touristique la plus proche du Machu Picchu. Il s’agit principalement de suivre les rails, c’est pas trop dur, mais surtout, le paysage qui s’étend devant nos yeux est à nouveau sublime ! Les roches dans le lit du fleuve sont très particulières : énormes, lisses et blanches. Tout parait démesuré ici. On se sent perdu dans la nature (bon y’a quand même la voie ferrée hein) et c’est carrément agréable.

La faute à la fatigue, Manon à des baisses de tension ce qui devient handicapant, d’autant plus que le chemin est parfois assez limite côté sécurité : l’absence de pont nous oblige à traverser des parties de rivières en passant sur les rails, entre-coupés de vide.
Au bout d’un peu plus de 2h de marche et de pauses on arrive à Aguas Calientes. Il fait déjà nuit depuis 30 minutes, j’ai la frontale sur moi depuis lors.

Le guide nous avait dit qu’il nous attendrait dès 18h sur la place principale. Pourtant à 18h30 toujours personne. Pendant ce temps on retrouve petit à petit ceux du groupe. Le guide arrive enfin, et nous explique que vu qu’on est dimanche ils n’ont pas pu acheter nos billets à Cusco. Du coup c’est à nous de faire la queue ici. Étonnement il demande à certaines personnes du groupe de prendre les passeports des autres et faire la queue. Plus étonnant, je me retrouve avec 4 passeports dans les mains, dont 2 Coréens, et à faire la queue pendant 30 minutes. Je suis HS au fait. J’avais oublié de le préciser ! Manon reprend doucement et n’a plus de baisses de tensions.

Se lever tôt vaut le coup ! L'aube durant notre ascension...

Se lever tôt vaut le coup ! L’aube durant notre ascension…

Une fois les billets pour le Machu Picchu en poche, nous voilà en route pour l’hôtel. Il est 19h20 quand on y arrive, on fonce prendre une douche, enfin, ça c’est ce qu’on espérait, on est les seuls à avoir une salle de bain où le système d’eau chaude ne fonctionne pas, le robinet semble bloqué. Le problème ne paraît pas récent, contrairement à ce qu’affirme le personnel de l’hôtel.
19h50, ça traine. On leur demande à changer de chambre car à 20h le guide doit nous emmener au restau, et on veut prendre une douche, mais vraiment, ça devient vital : on n’est pas des boliviens nous ! 🙂 Hop hop hop, nouvelle chambre, douche qui fonctionne, puis restau. On notera l’humour des péruviens au restaurant : “Poulet avec frites, salade composée et riz”. On est 3 à notre table à ne demander que des frites. Les plats arriveront sans prendre en compte notre requête, et la salade composée pour eux c’est : une rondelle de concombre et une de tomate, véridique.

On fonce à l’hôtel se coucher, il est 22h30. Dans 5h30, debout pour voir le lever du soleil sur le site.
Lundi matin, 4h, debout tout le monde ! Équipés des lampes frontales, on se dirige à 20 minutes d’Aguas Calientes au petit village de Machu Picchu Pueblo. Il y a déjà une longue queue. 5h, ça ouvre, on montre passeport et billet d’entrée, et à 5h15 on commence l’ascension pour accéder au site. La veille le guide nous avait prévenu que monter durait environ 1h30. 45 minutes à 1h pour les sportifs, et pour les autres, 2 bonnes heures, voire la journée (petit plaisantin !). La montée est rude, pire que Blue Mountain en Jamaïque -et oui, on en parle encore régulièrement de cette journée de m**de-, tout simplement parce que c’est assez raide et surtout qu’il n’y a que des SALOPERIES DE MARCHES ! Monter une pente est beaucoup plus facile que donner des acoups à chaque marche. La fatigue et la montée ont un effet synergique assez puissant qui nous oblige à faire des pauses toutes les 5-8 minutes. Pendant nos micro-pauses on admire les premières couleurs de l’aube, et les montagnes qui se découvrent derrière nous. C’est magique.

On enchaine, beaucoup de personnes font des pauses, on se dépasse les uns les autres régulièrement, puis on croise lors d’une pause l’ami chilien de Gintè et Ieva ! Il monte comme une furie, pied nus ( !!!! ) et se permettra avec élégance de jouer de la flûte lors d’une de ses rares pauses.

Photo classique du site, mais avec un Kévin devant, ce qui est déja plus rare

Photo classique du site, mais avec un Kévin devant, ce qui est déja plus rare

6h20, soit 1h05 après notre départ, je suis sur le point de faire une pause, je vois un abri et lance à Manon :
“1 minute ici et on repart”
“Hey regarde, on est arrivé !”, s’extasie Manon.
Punaise, le con, je me serai arrêté à 15 mètres du but !

Nouvelle file d’attente, cette fois pour entrer sur le site même. Sauf que là, il n’y a pas que les warriors (guerriers) qui ont gravi les marches, y’a aussi ceux qui ont payé 10€ pour monter en bus : FAIGNIASSES ! :p

Gintè et Ieva nous rejoignent dans la file, on passe les contrôles avec succès (c’est pas les boîtes Lyonnaise ici !), et pendant qu’on cherche le guide qui nous fera découvrir le site pendant les 2 prochaines heures, on commence à être ébloui par ledit site. Y aller aussi tôt n’était pas pour rien : alors que l’on attend que la visite guidée démarre, les montagnes au loin laissent le soleil s’échapper et inonder progressivement le Machu Picchu de sa lumière matinale. C’est fabuleux, vraiment. Pour moi, la beauté de ce que je vois, le site, les montagnes autour, tout ça n’est certes pas 100% naturel comme Ushuaia, mais ça rivalise énormément, on en prend plein les mirettes. C’est pas possible de quitter ce monde sans avoir vu ça.

La visite guidée se déroule tranquillement, la fatigue revient de plein fouet : nos jambes flanches, c’est chaud patate ! À 9h la visite est finie, le site est à nous (et à quelques centaines de touristes), on s’y promène et on prend des photos par-ci par-là. Je suis vraiment admiratif de ce peuple : arriver ici il y a plus de 500 ans et aller construire (tailler), élaborer, un site aussi énorme, aussi haut et loin de tout. Impressionnant, comment faisaient-ils ? Si seulement on pouvait voyager dans le passé et observer les Incas.

Pivotez votre tête sur la droite, puis admirez les montagnes de derrière ayant la forme d'un visage Inca. Pas mal hein ? Le nez correspond au Wayna Pichu

Pivotez votre tête sur la droite, puis admirez les montagnes de derrière ayant la forme d’un visage Inca. Pas mal hein ? Le nez correspond au Wayna Pichu

Sur le coup des 11h, après presque 2h à barouder et apprécier les lieux, on les quitte après avoir tamponné nous-même MACHUPICCHU sur nos passeports.. Les touristes commencent à affluer en masse, la circulation devient presque désagréable à certains endroits du Machu. C’est parti pour 40 minutes de descente (les marches sont toujours aussi peu agréables), suivi de deux heures pile poil pour rejoindre hydroelectrica, le point de rendez-vous.

Les guides n’arrêtaient pas de nous briefer pour dire d’être absolument à 14 heures au point de rendez-vous, sinon on pouvait rester bloquer ici. Seulement si nous nous sommes à l’heure ; le guide qui nous place dans les bus arrive bien plus tard. l’organisation paraît à nouveau très aléatoire mais au final on est chanceux on part dans les premiers, vers 15h.

Le trajet est censé durer à nouveau 6h, ne changeons pas les bonnes habitudes, il en mettra 7. Le trajet ne sera pas de tout repos : entre la pause bouffe, où on descend puis on voit le bus se barrer et ne revenir qu’après 20 minutes (il est parti sans prévenir pour prendre de l’essence), la pause “lavage de bus” où ce dernier se fait arroser alors qu’on est à l’intérieur et les joints de vitre ne sont pas de première jeunesse, la “pause pipi en haut d’une bute uniquement pour le chauffeur, les autres peuvent se faire dessus” et le français, Florian, avec lequel on parlera pendant tout le trajet, on arrive à destination totalement HS. Et malheureusement, on n’est pas encore couché vu ce que l’on va bientôt découvrir.

machu panorama

—- QUELQUES INFORMATIONS PRATIQUES SUR LE MACHU PICCHU —-
Cette partie est destinée uniquement à ceux qui souhaitent des informations sur “comment ça se passe, que faire, et comment ?” car pour nous ça a été un vrai bordel de comprendre. Chaque personne que nous rencontrions avait fait le Machu Picchu d’une façon différente et nous ne comprenions pas très bien comment tout cela se passait. On va donc vous donner quelques pistes 🙂

Le mieux est un petit plan pour comprendre ce qu’il y a entre Cusco et le Machu Picchu.

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Tout d’abord, l’entrée au Machu Picchu est d’environ 35€, et est inclu dans le prix des 3 premières options que je détaille ci-dessous.
Plusieurs solutions suivant le temps et l’argent dont on dispose. Nous on a fait le plus économique, soit le premier cas présenté.

Option 1 – Machu Economique en 2 jours
Budget approximatif (car tout est toujours négociable ici): 100€/personne
(Le budget comprend : le transport, le déjeuner, le dîner, une nuit d’hôtel, le petit déjeuner, le guide et l’entrée au Machu.)
Le trajet vert : 7h de bus jusqu’à l’hydroélectrica, et de là 2h de marche jusqu’à Aguas Calientes le long du chemin de fer. Le lendemain ascension d’une heure pour aller jusqu’au Machu Picchu. Environ 2h de visite guidée puis temps libre sur le site. Ensuite on a tout refait en sens contraire. C’est l’option la plus fatigante physiquement.

Alternativement, vous pouvez aussi prendre un bus au lieu de faire l’ascension le matin, puis la descente. Chaque trajet coûtera 8€ environ pour 20 minutes de bus.
Vous pouvez également prendre le train entre hydroelectrica et Aguas Calientes. Rajoutez au moins 25€ par trajet.

Option 2 – Machu en train sur 2 jours
Budget approximatif : 170€/ personne
Cusco – Ollantaytambo en bus, ça prend 1h30
Ollantaytambo – Agua Calientes en train, ça prend 1h30
Dormir à Aguas. Puis le lendemain au choix comme précédemment (ascension en bus ou bien à pied). Retour en train puis bus comme pour l’aller.
Comme vous pouvez le constater, le train est très cher.

Notons que dans ces 2 options vous ne passez qu’une nuit à Aguas Calientes.

Options 3 – Rando sur plusieurs jours
Les budgets peuvent éclater ici. Il s’agit de prendre le bus jusqu’à Ollantaytambo, ensuite d’emprunter le train jusqu’au km 82 puis descendre et débuter le chemin de l’Inca. Vous en aurez pour 3-4 jours au total, dormirez en tente, et vous aurez un guide. Les prix, à titre d’information, dépassaient les 350€/personne.

Alternativement, vous pouvez plutôt descendre au km 104 pour rejoindre une parti du chemin de l’Inca. Mais il faudra que vous aillez au préalable (plusieurs semaines avant) acheté le billet autorisant l’accès au chemin. Le nombre de visiteurs par jour étant limité.

Option 4
Démerdez-vous ! Non sérieusement, il est tout à fait possible de tout planifier soit même, faire le chemin de l’Inca sans guide, ce qui est sûrement très intéressant si vous êtes un randonneur expérimenté. Ça prend du temps, et beaucoup de choses sont à anticiper, tel que le billet pour emprunter le chemin de l’Inca, à acheter plusieurs semaines avant votre expédition, ainsi que tout billet de train ou d’hôtel que vous voudriez.

En plus :
Le Wayna Pichu est une montagne en face du site du Machu Picchu (c’est le nez de l’Inca quand vous faite pivoter les photos du site sur votre droite). Il faut acheter son billet plusieurs mois à l’avance car là aussi il n’y a qu’un nombre de visiteurs limités par jour. Elle est très haute, et les escaliers pour arriver à son sommet sont raides (après ce qu’on s’était tapé on était content de ne pas avoir à le gravir !)

Et voilà, il existe bien entendu d’inombrables autres possibilités : vous pouvez faire du vélo, ou bien d’autres randos autour du Machu Picchu. En espérant que ces quelques informations puissent être utiles à des curieux 🙂

Bolivie : le bilan

Voici notre (triste) bilan après 25 jours en Bolivie :

Le pays même
Beaucoup de villes en altitude, l’altiplano c’est haut ! De 2000m à 4500m.
Concernant l’avortement, la contraception, le mariage gay, les indemnités diverses… On n’en sait rien, vu qu’on n’a pas rencontré de boliviens à proprement dit, et qu’on se voyait mal en aborder dans la rue : “Hey au fait la capote et la pilule c’est facile d’accès pour toi ?”

On ne peut quasiment jamais payer en CB, on a seulement pu dans un supermarché et 2 restaurants à Sucre.

Certains systèmes “rigides” aussi insupportables qu’en France tel que les banques (cf. notre problème à Sucre).

Comme en Argentine et au Chili, il y a des chiens errants, majoritairement bien nourris visiblement.

Les gens, la mentalité
Nous sommes arrivés en Bolivie sans aprioris -en dehors de : “c’est un super pays typique, les gens sont adorables” ce que beaucoup de personnes en France en durant le voyage nous avaient vendu, et nous on est arrivé-, souriants et ouverts aux gens comme à notre habitude. Malheureusement, pendant tout notre séjour, nous n’avons pas pu échanger avec les boliviens. Leur mentalité nous a énormément déçue :
– Ne sourient jamais et pire, ils font la gueule.
– Ne sont pas accueillants, tournent le dos quand on arrive dans les commerces, ne disent pas bonjour/au revoir  à moins que l’on insiste.
– Ne nous regardent pas dans les yeux quand on leur parle, regards fuyants.
– Peu serviables.
– Peu compatissants quand on est malade.
– Font mine de ne pas comprendre quand ça les arrange.
– N’assument pas leurs erreurs.
– Ce sont les rois du mensonge (nos amis français confirme ce point). Ils te disent ce que tu veux entendre : il y a du chauffage, de l’eau chaude, Internet, le bus va faire une pause pour manger, demain la poste sera ouverte… Mais c’est faux !
– Au Mexique, on avait l’habitude que les réponses à nos questions soient toujours “síííí”, tout était possible. En Bolivie, quand ils ne mentent pas, ils répondent “noooo” le regard tourné vers le sol.
– Ils sont lents, très mous ! Les bus sont souvent en retard et dans les restaurants -tous les restaurants même les restaus rapides- attente d’au moins 30 minutes (souvent plus), même si on est les seuls clients et qu’on commande un simple plat de pâtes.
– Les SDF gémissent de façon exagérée.
– Ils te font tout payer, même pour prendre des photos de lamas.
– Ils n’ont pas l’esprit écologique : jettent les déchets dans la rue, sorte de déchèteries au bord des routes, jettent sacs plastiques et mouchoirs naturellement par la fenêtre de la voiture ou du bus.
– Ils dégagent souvent une odeur incommodante… Manque d’hygiène ?

Tous ces points représentent 90% de nos interactions. Les 10 autres pourcents étaient soit normaux, soit le contraire donc très gentils et accueillants :  mais ce dernier cas fut extrêmement rare.

Les boliviens sont petits et bronzés ; les boliviennes sont aussi hautes que larges, coiffées de deux longues nattes brunes, habillées avec des robes et un chapeau. Elles ont toutes un tissu en guise de sac à dos pour porter leur courses ou leur bébé.

Hébergement
– Pas beaucoup de couchsurfing, deux propositions pour la même ville (Cochabamba, où on est arrivé à 1h du matin et reparti à midi), qu’on ne pourra pas honorer car pas Internet pour les prévenir et pas de téléphone (carte sim bolivienne à la ramasse).
– Hôtels souvent sans chauffage alors qu’il fait très froid dans l’altiplano.
– 7€ par personne pour une chambre matrimoniale, salle de bain privée, petit déjeuner compris.
– 4,50€ chacun pour une chambre matrimoniale avec salle de bain partagée.
– Système de douche particulier et assez difficile à décrire. Fonctionnant à l’électricité : plus votre débit est faible plus c’est chaud, mais du coup vous avez le choix entre un filet d’eau chaude ou un jet glacé. On a aussi retrouvé le même système qu’au Mexique, avec une résistance chauffant directement dans la poire fixée au mur.
– Le papier toilette n’est quasiment jamais fourni.

Les transports
– Aucune communication dans les bus : les arrêts ne sont pas signalés, le chauffeur fait une pause : on ne sait pas où et ni pourquoi on s’arrête (le chauffeur voulait pisser ? Et nous ? Ben on est enfermé et on attend).
– Bus ou taxi, pas cher.
– Routes en très mauvais état sur certaines parties, notamment près de Samaipata.

Les paysages/La nature
– Le salar d’Uyuni blanc, qu’on a vu un peu sableux à notre grand malheur (donc un peu marron). Mais ça vaut le coup. En revanche on conseille de ne faire la visite que sur 1 journée. (Ça vous évitera d’avoir la tourista dans le trou du cul du monde, isolé de tout, et vous coûtera moins cher !)
– Les villes sont différentes et atypiques : de Samaipata, petite ville comme San Pedro de Atacama (Chili), tranquille, maisons basse, ensoleillée, très agréable à Sucre, avec ses bâtiments coloniaux très blancs, en passant par les hauteurs de Potosi et le dénivelé de fou de La Paz. On n’est pas fan des villes, mais leur diversité nous a surpris, et ça, on a aimé.
– Le Parc Amboro, coin préservé permettant d’admirer la Bolivie en mode nature, loin des routes et des bus.
– Le Lac Titicaca. On nous a déconseillé de perdre notre temps sur l’île de la lune, qui est petite et n’a qu’une seule ruine, en revanche l’île du soleil permet de voir de beaux paysages qui nous ont émerveillés. Malheureusement, l’île n’est pas top côté ruines : ce sera une déception globale sur la Bolivie les ruines étant souvent pauvres. Peut-être étions nous trop habitués aux grands sites du Mexique.

La nourriture
– Lama, quinoa et plats classiques (pizzas, omelettes, pâtes et bien sûr POULET).
– Menus végétariens toujours proposés.
– Manque d’hygiène général, difficile d’avoir une bonne digestion même en faisant attention et en bannissant les stands de rues où la nourriture reste des heures au soleil.

Le climat
– Plus t’es haut plus t’as froid ! L’Altiplano est très froid du coup.
– Sucre à Santa Cruz déjà plus chaud, merci le soleil.
– Titicaca froid à l’ombre avec du vent, chaud au soleil : ce type de climat fut d’ailleurs rencontré très souvent (Samaipata aussi). C’est très embêtant de trouver comment s’habiller et gérer ce type de temps.
– En altitude (donc à peu près partout !) l’air est très sec, conséquence : bouche sèche (la nuit notamment), saignements de nez fréquents quand on se mouche (les parois étant sèches les vaisseaux éclatent facilement).

Le coût de la vie en bref
– 1L d’essence = 0,4€
– Un repas au restau coûte 4,5€, parfois 2,5€
– Repas type Macdo 2€
– Hot dog 0,4€
– Glaces à l’eau 0,2€
– Une nuit dans un bon hôtel 7€
– Hôtel bof 3€
– 15 minutes de taxi 1€
– 11h de bus : de 4€ à 12€ (dépend du bus et le confort proposé)
– Bus de ville 0,15€
– Coiffeur 2€ (et elle m’a pas trop raté !)

Notre budget
– budget prévisionnel : 24€/j/personne
– budget dépensé : 18€/j/personne

Les petits plus
– Toilettes quasiment toujours payants (sauf quand vous esquivez le guichet).
– Jamais de PQ dans les toilettes, publics ou autres (payant compris). Parfois il y a un stand à l’entrée, où il font payer l’entrée aux toilettes et donne un peu de papier qu’ils se sont amusés à soigneusement plier.
– Connexion Internet de merde (Manon a écrit ça en étant un peu énervée je crois ^^).

Petite conclusion
On a enchainé les galères pendant tout le séjour :
– On a eu froid à Uyuni, jour et nuit pendant 3 jours.
– Kévin a été malade au milieu du salar.
– Mal de l’altitude à Potosi (accentué par le manque d’appétit et donc d’alimentation pour Kévin).
– Problème au distributeur à Sucre, on espère un jour récupérer nos 215€.
– Problème pour avoir une sim de téléphone qui fonctionne.
– Bus qui ne nous arrête pas à la bonne ville, 7h de trajet en plus, dur d’obtenir dédommagement
– Douches tièdes à froides et mauvais hôtels : ça coûte pas cher, et ça vaut vraiment son prix parfois.
– Nourriture non adaptée à notre organisme (manque d’hygiène probable et généralisé, il suffit de voir les stands de nourriture toute la journée sous le soleil).
– Pas ou peu Internet.
– Trajets de bus allongés. Y’a l’heure réelle, et l’heure bolivienne !
Ajoutez à cela la mentalité des boliviens !

Le bilan de la Bolivie est donc plutôt négatif. Ce qui est le plus embêtant c’est la mentalité des boliviens. Les mêmes galères au Mexique auraient été moins difficiles à vivre. En plus, ce qui nous plait le plus c’est rencontrer des gens et partager avec eux mais ils sont trop fermés à l’échange.
Dans le bilan de l’Argentine et du Chili on disait qu’il y avait toujours quelques cons comme partout. Et bien là on peut dire qu’il y a toujours des gens sympas mais ils sont difficiles à trouver.

Le positif de la Bolivie : quelques beaux paysages et le coût de la vie.

Ça nous fait mal au cœur d’avoir vécu une expérience comme ça avec la Bolivie. On en avait sûrement trop entendu parler en bien, et on s’attendait à trop de bonnes choses. Les pays d’avant avait été de bonnes surprises généralement, là ce fut d’autant plus une grosse déception. On s’est dit pendant un moment qu’il fallait se remettre en question et se rappeler que c’est l’un des pays les plus pauvres d’Amérique latine. La culture des gens, leurs coutumes, habitudes, la mentalité sont sûrement différents. Mais leur mauvaise foi et caractères fuyants nous font poser une question : c’est le touriste le problème, ou alors ils sont vraiment dans leur monde ? Ce gouffre, on a encore du mal à le comprendre et l’expliquer, d’un côté on a de la pitié, et de l’autre de la haine pour leur inhumanité.

Argentine et Chili : le bilan

On avait prévu de passer environ 28 jours en Argentine et 21 au Chili. Finalement, on a passé 24 jours en Argentine et 24 jours au Chili (une égalité parfaite pas du tout préméditée), et voici ce que nous en retenons :

Le pays même : Chili
– Pas d’avortement sauf en cas de viol ou risque vital pour la mère
– Contraception : au sud ils disent non, au centre oui, au nord ils ne s’expriment pas
– Sécurité social : plus tu gagnes moins tu es indemnisé
– Chômage jusqu’à 5-6 mois, aides diverses
– Pas de mariage gay

Le pays même : Argentine
– Avortement autorisé
– Pas de sécu, pourtant hôpitaux gratuits parfois
– Pas de chômage ou d’aides sociales apparemment
– Mariage gay

Les gens, la mentalité
En Argentine, les gens parlent un espagnol un peu différent ce qui nous a dérouté au début. En effet, ils disent “vos” à la place de “tú” et surtout, ils prononcent tous les “ll” en “ch”. Il font aussi péter des diphtongues “tú tenes” et non “tienes”.

Que ce soit au Chili ou en Argentine, les gens sont blancs, on ne se fait pas remarquer comme en Jamaïque ! Exception pour San Pedro de Atacama, au nord du Chili.

La pauvreté est présente comme en France, quelques SDF surtout dans les grandes villes. Par contre, comme en Jamaïque, il y a des chiens errants partout. La différence c’est qu’ils ne sont pas maigres et mourants. Manon écrira un article sur ce sujet qui lui tient à cœur, donc on ne développe pas plus ici.

En ce qui concerne la mentalité, il y a des gens très sympas et accueillants mais également des cons, comme partout. Les règles ne sont pas aussi souples qu’au Mexique, on se croirait parfois en France, avec des règles stupides et des gens qui les appliquent sans réfléchir, négligeant le côté humain.

Hébergement
– Argentine : Seulement 2 Couchsurfings sur 6 villes (1 annulé à Buenos Aires à cause de notre changement d’itinéraire)
– Chili : 3 Couchsurfings sur 7 villes
– Environ 10€-15€ chacun pour dormir, en auberge ou hôtel.

Les transports
– 24h de bus en Argentine : 100€/personne. Au Chili c’est plutôt du 30€/personne pour le même service.
– Bus confortables pour les longs trajets… enfin, parfois ! Beaucoup de mauvaises surprises avec la compagnie Andesmar. Manque total de communication dans toutes les compagnies chiliennes ou argentines : “Quand arrive t-on ? Pourquoi on s’arrête là ? Quoi, le chauffeur regarde un match de foot ?”

Les paysages/La nature
– Sud : Patagonie. Un total émerveillement face à ces paysages naturels. On pourrait passer des années à découvrir toute la Patagonie.
– Centre/Nord : l’île de Chiloé est vraiment atypique, et ça vaut le coup d’y aller. La Cordillère des Andes, là encore des paysages à couper le souffle, de part leur immensité notamment. Les paysages sont très diversifiés, de la verdure du centre jusqu’au désert du nord (Atacama au Chili).

La nourriture
– Dulce de leche = leur confiture en Argentine. Connu en France sous “confiture de lait”. Il porte un autre nom au Chili (manjar), mais c’est la même chose !
– Le Maté, une sorte d’infusion dont les pays semblent parfois se disputer l’origine, mais l’Argentine l’emporte apparemment.
– Les Milanesas (escalope panée, de viande de veau, de porc ou de poulet), on trouve beaucoup de cette viande en Argentine.
– Chili : Empanadas (chausson farci de viande, de poisson, d’œuf, de pomme de terre ou d’autres ingrédients –> voir la photo en haut de l’article), une grosse nous fait un repas entier, en revanche en Argentine elles sont toutes petites, plus pour des apéros (et moins bonnes aussi, mais ça c’est sûrement une histoire de goût).

Le climat
Extrême sud (Argentine/Chili), environ 5°C mi mai.
Nord (Chili), environ 15°C fin juin

Le coût de la vie en bref

Argentine :
– 1L d’essence = 1€ au sud, 1,2€ en grandes villes du nord
– Un menu big mac : 6€

Chili :
– Comme en Argentine du sud
– Un menu big mac : 5€

Notre budget

Argentine
– Budget prévisionnel : 33,85€/j/personne
– Budget dépensé : 32,73€/j/personne

Chili
– Budget prévisionnel : 33,68€/j/personne
– Budget dépensé : 28,17€/j/personne

Les petits plus

Argentine
– Plein de grandes surfaces Carrefour
– Problèmes pour retirer de l’argent. 100€ max, parfois moins, et toujours 5€ de frais. MasterCard pas toujours reconnu, pour payer ou bien retirer, bref, la galère !

Chili
– Un pourboire de 10% est casi obligatoire dans tous les restaurants et cafés. Tout le monde le paie sans réfléchir. Il faut vraiment que le service soit très mauvais pour ne pas le payer. On n’a pas la même conception en France, un pourboire ça se mérite sinon il ne veut plus rien dire. Du coup on l’a payé quand il était mérité ce qui n’a pas été toujours bien vu.

Retirer de l’argent au Chili puis l’échanger en pesos argentins dans des maisons de change (au Chili ou en Argentine peu importe) nous a fait gagner 1/3 du montant initial. Concrètement, on retirait l’équivalent de 260€ et on se retrouvait avec l’équivalent de 350€ en pesos argentins.

Jamaïque : préjugés versus réalité

On a classé en 2 catégories VRAI ou FAUX tous les préjugés fréquemment rencontrés, que les français ont, ou que nous avions, sur la Jamaïque et ses habitants.

VRAI

– Le cannabis n’est pas cher : minimum 5 à 10 fois moins cher qu’en France.
– Tout le monde fume du cannabis : vous en sentez partout, en passant dans des quartiers, dans des villes, dans la rue, et 9 personnes sur 10 que nous avons croisé était un consommateur régulier.
– Les gens sont tellement cool qu’il disent “Yeah man” : c’est juste un toc de langage mais employé par tout le monde envers tout le monde.
– Ils n’écoutent que du reggae : 80% de ce qu’on entendait en était. Mais les hits mondiaux et rock des années 80 étaient également bien présents.
– Il fait chaud : effectivement, 25-30° pendant notre passage au mois de mai

FAUX

– Le cannabis est légal : pas du tout.
– La majorité sont des rastas et ont donc des dreadlocks : beaucoup sont rastafariens, mais peu ont des dreadlocks.
– Philosophie cool : à les entendre oui. Dans les faits, la notion d’argent est omniprésente et ils réclameront tout le temps un pourboire par-ci par-là, au cas où vous cèderiez.
– Hyper sociables et accueillants : tout comme la philosophie, c’est à double tranchant, y’a un intérêt derrière si vous êtes repérés comme touriste. Nous n’avons pu faire aucun couchsurfing, personne ne nous a accueilli -une hôte nous a proposé de venir… mais de payer pour rester, nous avons refusé puisque cela sort du cadre du couchsurfing-
– Que des belles plages aux eaux transparentes (normal, c’est la mer des Caraïbes) : seulement quelques-unes en réalité. Beaucoup de littoraux ne sont pas aménagés, ou sont des plages de cailloux, ou encore du sable noir/de la terre. L’eau n’est pas claire partout non plus.
– C’est super beau : bien que la beauté soit somme toute relative à chacun, nous avons trouvé que les paysages n’avaient rien d’exceptionnel. Il y a quelques belles plages, quelques belles montagnes, mais ce n’est pas d’après nous “super beau” ou un lieu à voir absolument avant de mourir.