Bilan global du voyage en Amérique centrale et latine (2014)

Ultime article reprenant cette période de notre vie : un bilan, pour les gros points qui nous ont marqués, et ce qu’on a pu placer nulle part ailleurs !

Quelques Chiffres

Budget
Pour 5 mois (hors équipements, avions et pharmacie)

  • prévisionnel : 4200€/personne
  • dépensé : 3900€/personne

-Voir l’article “Budget dépensé en Amérique Latine” pour les détails-

Divers

  • 234h de bus d’Ushuaia à Lima
  • 15 GO de photos et vidéos
  • 4000 photos
  • 5 mois d’aventure en mode routard
Tulum, Mexique

Tulum, Mexique

Points positifs et négatifs par pays

Mexique
– Les plus :

  • les gens souriants, sympathiques et attachants
  • les sites archéologiques
  • le coût de la vie

– Les moins :

  • la chaleur parfois étouffante à certains endroits
  • les moustiques

Jamaïque
– Les plus :

  • la plage de Longbay gratuite, désertique mais surtout magnifique
  • les belles montagnes recouvertes de jungle
  • coût de la nourriture

– Les moins :

  • population pauvre qui nous voit comme des portes monnaie sur pattes
  • excursions hors de prix
  • nourriture très épicées
  • conduite rapide et dangereuse, routes mal entretenues
  • moustiques
Ushuaia, Argentine

Ushuaia, Argentine

Argentine/Chili
– Les plus :

  • les paysages fabuleux
  • la nourriture (Dulce de leche/Manjar, Empanadas)
  • échanger des pesos chiliens en argentins fait gagner de l’argent

– Les moins :

  • manque de chauffage et d’eau chaude quand il fait très froid
  • problèmes pour retirer de l’argent en Argentine (retraits limités à 100€)
  • pourboire de 10% casi obligatoire au Chili
Perito Moreno, Argentine

Glacier Perito Moreno, Argentine

Bolivie
– Les plus :

  • le coût de la vie
  • quelques beaux paysages

– Les moins :

  • la mentalité des boliviens (froids, distants, menteurs)
  • manque de chauffage et d’eau chaude
  • nourriture peu digeste sûrement lié à un manque d’hygiène général
  • haute altitude (=mal des montagnes)
  • routes en très mauvais état sur certaines parties et manque de communication de la part des chauffeurs
  • pas ou peu Internet

Pérou
– Les plus :

  • les paysages fabuleux
  • les gens sympathiques
  • le coût de la vie

– Les moins :

  • attention aux voleurs
  • Huaraz trop bruyant (coups de klaxon perpétuels)
  • excursions chères
Près de Potrerillos, Argentine

Près de Potrerillos, Argentine

Rencontres et couchsurfing
Le Mexique a été le pays ayant la population la plus accueillante et chaleureuse. Avec casiment un mois de couchsurfing, c’était le pays des nombreuses rencontres.
Le Pérou se classe tout de suite après. Moins de couchsurfings mais des gens généralement très sympathiques.
Au Chili et en Argentine, y’a des gens sympas, le couchsurfing est possible mais y’a aussi des gens froids.
Les jamaïcains sont souriants mais il y a toujours un rapport à l’argent qui rend difficile les relations amicales.
Les boliviens sont froids et distants, impossible d’échanger avec eux (en dehors de rares exceptions).

Près de Potrerillos (mais quand même plus loin que l'autre), Argentine

Près de Potrerillos (mais quand même plus loin que l’autre), Argentine

Paysages
On a vu énormément de belles choses mais ce qui nous a le plus émerveillé, dans l’ordre croissant :

  • la Patagonie (Ushuaia, Torres del Paine, el glaciar Moreno) avec ses immenses glaciers et montagnes enneigées se reflétant dans les étendues d’eaux calmes
  • Huaraz (au Pérou) avec ses lagunes bleues turquoises et ses monts enneigés
  • le Machu Picchu (au Pérou), site Inca au milieu de montagnes verdoyantes
  • le désert de l’Atacama (au Chili) avec son sable orangé et ses grands geysers
Geysers del Tatio, Chili

Geysers del Tatio, Chili

Nourriture

  • Respect des végétariens
  • Épicé au Mexique et en Jamaïque
  • Tortillas
  • Empanadas
  • Dulce de leche
  • Milanesas
  • Lamas
  • Cochon d’Inde grillé dans le sud du Pérou (on n’a pas goûté, ça nous dégoutait et attristait visuellement)
  • Bons jus de fruits naturels avec des vrais fruits pleins de pépins et surement sans OGM
  • Poulet à toutes les sauces !

Coutume et habitude commune aux pays
Une seule bise, pas 2, pas 3 (comme en Ardèche du sud 😉 )

Machu Picchu, Pérou

Machu Picchu, Pérou

Nos galères
Le voyage s’est passé sans gros problèmes : pas d’agression, de grave maladie ou de vol (en fait si mais ça compte qu’à moitié vu qu’on a tout récupéré). On a tout de même eu notre lot de petites galères tel que :

  • La journée de Blue Mountain : gravir une montagne sans avoir à manger pendant une journée sous un soleil brûlant et attendre notre chauffeur jusqu’à la nuit
  • Des nuits froides sans chauffage (dormir avec veste, bonnet, chaussettes…)
  • Ne pas avoir d’eau chaude (très nombreuses douches froides ) ou pas d’eau tout court
  • Une nuit blanche et toute la journée dans un terminal de bus en souffrant du froid
  • Le mal de l’altitude
  • Pas manger pendant 24h (pourtant on voulait manger nous !)
  • Pas prendre de douche pendant plusieurs jours
  • Dormir parterre (avec le lot d’insectes que ça inclut), sur des chaises ou dans des bus (pas des bus couchettes bien sûr)
  • Rester dans un bus pendant plus de 24h
  • Être malade au milieu d’un salar dans le froid
  • Retirer de l’argent et ne pas avoir les billets (on a récupéré notre argent 1 semaine avant de rentrer en France)
  • Louper notre ville de destination à cause du chauffeur de bus et se retrouver 3h trop loin
  • Être malade à cause de la nourriture avec pas toujours de toilettes à disposition
  • Se retenir de pisser pendant des heures à en avoir mal au ventre
  • Laver ses vêtements à la main (souvent à l’eau gelée, ou la technique à Kévin : laver sous l’eau tiède pendant sa douche !)
  • Subir la désorganisation des excursions
  • Se faire fouiller nos sacs, voler des vêtements, passer la nuit au commissariat, faire une déposition en espagnol
Huaraz, Pérou

Vue depuis la Laguna Churup, Pérou

Ce que ça nous a apporté

  • La découverte culturelle
  • Ça nous a enlevé les préjugés qu’on avait tels que penser que l’Amérique latine est sous développée au point qu’ils vivent comme en Europe il y a vingt ans : ceci est totalement faux, ils vivent comme nous en France, ils ont des iPads, Internet haut débit et tous les équipements usuels et ménagers courants en Europe.
  • Apres avoir enduré toutes ces petites galères, toutes ces aventures font qu’aujourd’hui on arrive à apprécier les choses les plus simples comme avoir un lit pour dormir, des toilettes ou de l’eau chaude. Et on peut traverser la France entière sans que le trajet nous paraisse long ! (Enfin… Manon a surtout écrit ça car c’est Kévin qui conduit ! hein ? ^^)
  • Un plus gros coeur. Généralement on parle plutôt de gain en endurance (après toutes ces grandes randonnées en haute altitude)
  • De s’être amélioré en espagnol (c’est agréable de passer de “notion” à “courant” *sentiment de fierté*)
  • Des paysages fabuleux pleins la tête, que les photos nous rappellent, mais croyez-nous, les photos, c’est vraiment que des photos
  • De nombreuses bonnes rencontres qu’on n’oubliera jamais, car l’aventure aurait été tellement différente sans eux : Jorge notre premier couchsurfing, Alexandro de Villahermosa, Gerry et Magaly, Melissa et Sarah, Alejandro de Puerto Maya et Eliana, Mariela, Joel le petit con qui nous a fait pleurer au moment des aurevoirs, Rastaman, Diego de Rio Grande et Ana ainsi que leurs amis Marcos de Rio Grande et sa femme Yumi, Matthieu le québécois, Andrés et Teresa, Diego et Marcos de Córdoba, Tifany la mexicaine baroudeuse sans appareil photo (tout dans la tête !), Paul le français croisé dans l’Atacama, les espagnols David et Rachel, Marion et Halim du sud de la France, Justine, Kevin (AQP rocks !), Maria l’hollandaise, les lituanniennes Gintė et Ieva, Aude, Cathia (sosie de toi Magali !) et Julien encore 2 français, Florian le roux tout fou de Lyon, Edgardo… Et tout ceux dont on n’a pas su le nom, sans qui ce voyage n’aurait pas pu être aussi enrichissant.
Laguna 69, Pérou

Laguna 69, Pérou

Cette aventure fut donc extrêmement enrichissante (qui l’eut cru !), beaucoup de personnes nous ont suivis via ce blogue (ce qui nous a fait vraiment très plaisir !), on a rencontré plein de gens de tous les horizons, on s’est ouvert l’esprit encore plus qu’il ne l’était, bref, une page se tourne, mais le côté positif (parce qu’être positif, c’est mieux quand même dans la vie), c’est qu’une nouvelle page est déjà en cours d’écriture, sûrement plus courte, mais tout aussi excitante que celle-là le fut. Comme on l’a énormément entendu durant le voyage, rien de tel que clôturer sur un précieux mais puissant émotionnellement : ¡ Que le vaya bien !

Ushuaia

Ushuaia

PS : une petite surprise en 360°, juste >> là <<

Mexique : Le bilan

Après un mois passé au Mexique, voici ce qui nous a le plus marqué :

– Les gens : chaleureux et attachants
Certains nous ont contredit en disant que nous étions touristes, donc forcément les gens seraient gentils avec nous pour que l’on donne une bonne image du pays, ce qui attirera de nouveaux touristes et fera tourner les affaires. C’est tout a fait possible. D’ailleurs regardez cette affiche trouvée dans un musée de Villahermosa :

villahermosa accueil touristes

Bonne traduction 😉

Mais beaucoup de rencontres hasardeuses et hors des sentiers touristiques nous ont également donné l’impression d’une mentalité profondément chaleureuse.

– La chaleur parfois étouffante, voir même mêlée à l’humidité
Poza Rica et Villahermosa furent des villes torture, où nous ne cherchions pas seulement l’ombre, mais aussi la climatisation. Chaque pas à l’extérieur était un calvaire. Les nuits sans clim affreuses.

– Les sites archéologiques
On en a visité 6 et ceux que l’on trouve les plus beaux sont ceux de Palenque et El Tajin. Pourquoi ? La végétation présente sur ces sites donnant la sensation de nature mêlée au côté archéologique, les points de vues permettant d’admirer ledit site. Ou encore l’architecture même.

– La vie pas chère par rapport à la France, notamment les taxis. 1 menu MacDo ici = 3 en France -l’exemple est juste pour comparer facilement vu qu’il y a des MacDo dans énormément de pays du monde, n’allez pas croire qu’on est allé au Mexique pour se faire des MacDo ! C’est faux, on y est allé qu’une seule fois, promis juré-

L’un des buts principaux de notre voyage est le contact avec la population locale. Grâce au couchsurfing et aux gens avenants, on est plus que satisfait !

Quelques chiffres :
– On a fait 7 couchsurfings différents
– 17 nuits en couchsurfing, 6 nuits à l’hôtel, 3 nuits dans une auberge de jeunesse et 1 nuit par terre à l’aéroport
– On garde contact avec 9 personnes
– Budget prévisionnel : 723€/personne soit environ 26€/jour/p
– Budget réel : 765€/personne soit environ 27€/jour/p

Un des autres objectifs est d’améliorer notre espagnol. On a encore 4 mois pour nous perfectionner mais on arrive à converser pendant toute une soirée en comprenant la majorité des choses. C’est rassurant pour la suite, quoique… On nous a prévenu que les accents et certains mots sont très différents dans les autres pays et qu’ils ont du mal à se comprendre entre eux. Sûrement comme les français et les quebecquois ? Nous verrons !
Et puis avant cela, 2 semaines en Jamaïque avec comme langue locale l’anglais, de quoi nous perturber un peu.

Nous avons fait un petit tableau pour comparer ce que l’on préfère en France par rapport au Mexique et vice-versa.

France

Mexique

Climats/saisons

+

Aides (logement, chômage, bourses…)

+

Possibilités de voyages (nombre de jours de vacances + l’argent gagné)

+

Gens/mentalités

+

Règles souples (vente dans la rue, arrêts de bus, passer son permis)

+

Boire l’eau du robinet

+

Hygiène toilettes, eau chaude pour la douche

+

Au Mexique, les gens sont vraiment sympas (je pense que vous l’avez déjà compris), les règles sont plus souples : ils achètent leur permis de conduire à 18 ans (pas d’examens à passer), ils ne respectent pas toujours les limitations de vitesse ; pas besoin d’autorisation pour vendre des choses dans la rue ; les bus peuvent s’arrêter à l’endroit exact où tu veux descendre…

Par contre, il fait vraiment trop chaud ; il y a beaucoup de chômage comme en France, mais eux ils n’ont pas d’aide au chômage, d’aide au logement, de bourses pour les études ou d’aides pour la naissance d’un enfant ; ils ont droit à seulement 3 semaines de vacances par an et ne gagnent pas assez d’argent pour se permettre de voyager longtemps dans un pays plus riche (les enfants ont également moins de vacances) ; l’eau du robinet n’est pas potable ; il n’y a pas toujours d’eau chaude…

Conclusion : la France gagne, on ne s’installera pas au Mexique. On imagine déjà le visage de certains de nos parents s’illuminer à cette annonce 😉 .

Néanmoins, ce mois au Mexique s’est déroulé sans problème (pas de soucis de santé et pas de vol d’affaires ou d’argent) et nous laisse plein de souvenirs et de merveilleuses rencontres.

Ce qui va le plus nous manquer : les mexicains même, et notamment leur façon de dire “Síííí” en guise de “mais oui pas de problème, tout est possible”.

Mexique : Préjugés versus réalité

L’île de Cozumel, pour nous, n’est pas du tout représentative du Mexique et plusieurs des points ci-dessous ne s’y applique pas.

On a classé en 2 catégories VRAI ou FAUX tous les préjugés fréquemment rencontrés, que les français ont, ou que nous avions, sur le Mexique et ses habitants.

VRAI
– Les Mexicains mangent pimentés
– Les Mexicains sont petits : la moyenne homme est à 1m76 mais de ce qu’on a vu plutôt à 1m70, quant aux femmes, d’après nous, autour de 1m55
– Les Mexicains parlent vite
– Les Mexicains sont tous bronzés
– Manque d’hygiène en général : vrai vis à vis des vendeurs dans la rue, du papier toilette à mettre dans les poubelles plutôt que la cuvette
– Manque de sécurité : ruelles facilement sombres et glauques une fois sorti du centre ville (touristique)
– Il fait chaud, parfois même étouffant
– Vie pas chère pour les français
– Pour voyager dans la ville même, vieux bus avec pleins de gens, sans clim, non confortables et durs à trouver. Parfois on pouvait aussi trouver des vans-taxis, eux avec la clim, mais tant que des personnes peuvent y monter, elles le font !
– Beaucoup de poulet côté nourriture

FAUX
– Les Mexicains n’aiment pas les états-uniens : aucun soucis avec eux
– Les Fajitas et Burritos c’est Mexicain : pas du tout !
– Manque d’hygiène en général : faux, car plus hygiénique qu’en France parfois, par exemple l’utilisation de masques par les préparateurs dans les restaurations rapides, par les vendeurs de supermarchés, ou encore le pain pris avec des pinces et non les mains.
– Manque de sécurité : faux car présence de nombreux policiers. On a été filmé avant le départ du bus depuis Mexico DF, les bagages sont quasiment toujours étiquetés dans les autobus pour aller de villes en villes. Taxis “sécuritaires” à la sortie des gares d’autobus.
– Les Mexicains sont tous des supers danseurs de danses latines : pareil qu’en France, certains savent, d’autres non.
– Flore avec beaucoup de cactus : pas tant que ça
– Beaucoup de sombreros : aucun, c’est purement touristique
– Paysages désertiques, peu de végétation : complètement faux, des jungles ! Les alentours de Xalapa et la région du Chiapas ont des flores impressionnamment denses.
– Les Mexicains sont des voleurs, arnaquent les touristes : ils ont été dans 95% des cas accueillants, souriants et honnêtes
– Les Mexicains s’habillent léger et avec des vêtements amples : pas du tout ! Jean très fréquent, et veste quand 30° à l’ombre de nombreuses fois.
– Pour voyager dans le pays, vieux bus avec pleins de gens, sans clim, non confortables et dur à trouver : faux, car plusieurs compagnies de bus, toujours (trop) climatisés et confortables.
– Eau non potable qu’ils boivent et utilisent pour laver les légumes : faux, ils ne la boivent pas et ils utilisent de l’eau de bouteille pour laver les légumes (dans les villes en tout cas, pour les villages, on ne pense pas…).

Si vous pensez à d’autres préjugés que l’on pourrait éclaircir, dites-les nous 😉

Cozumel, l’île pas belle aux touristes

Pour résumer cette île au large des côtes, le mieux est une suite de mots-clés représentatifs de ce que l’on a vécu et vu :
Moche, plages de récifs, pas de transports publiques, tarifs de pays riches, arnaque organisée.

On est resté 5j à Cozumel, donc l’article est long, accrochez-vous !

Mais revenons au fameux bâteau que l’on doit prendre pour aller de Playa del Carmen à Cozumel : 180 pesos (9,5€) pour une personne pour un trajet. Ça nous paraissait cher compte tenu de la vie que l’on a au Mexique depuis 3 semaines. Mais bon, pourquoi pas ! On est venu sur cette île uniquement parcequ’on a un hôte qui nous y a invité, et plusieurs personnes durant ces dernières semaines on dit que c’était beau (si vous avez bien lu les mots-clés plus haut, vous vous dites qu’il y a sûrement une couille dans le potage ! On y viendra !)

Le voyage est accompagné d’un groupe musical qui joue très fort, mais aussi très bien des rythmes latinos, ce qui nous fait passer rapidement les 30 minutes de ballotage. Arrivée à terre, on retrouve nos bagages en bon état, et on file casser la croûte. C’est bof, et c’est cher. On sent le truc arriver. On prend un taxi pour rejoindre la maison de notre hôte, mais l’adresse est assez approximative. Le taxi nous laisse là où ça nous paraît être bon. Sans demander le prix je donne 40 pesos, ça me paraît correct -retenez bien ça aussi-. En cherchant le bâtiment, un gars nous aborde, petit (Mexicain quoi :D), travaillant dans le bâtiment vu son état, et super sympa. Il nous aide à le trouver, et je préviens nos hôtes que nous sommes là. Pendant ce temps, le petit mexicain nous parle de plein de choses, il nous propose de la cocaïne, et nous dit que le quartier est dangereux, il y a beaucoup de vols, l’autre jour il entendit même “pan pan”. Ce qui est génial, c’est que j’étais tellement concentré sur le “nos hôtes arrivent” et à guetter les environs que a rien entendu de ce que disait ce petit bonhomme. Manon flippait un peu vu l’avancée de la conversation, mais 2 gars arrivent vers nous et me tendent la main, le coloc de notre hôte, Yvan et un de ses potes, Nacho. Comme d’habitude (ça fait classe de dire ça) ils sont contents que nous préférions parler espagnol, et nous dise qu’en fait on ne va pas dormir à l’endroit prévu, car il n’y a que 2 lits simples, c’est pourquoi on va aller chez Nacho, qui nous prête son appart pour que l’on ait un grand lit et un appart pour nous. Non sérieux ?

Bon l’appart n’est pas qu’à nous, y’a le coloc de Nacho qui est là, et il s’appelle Joel (si le papa de Manon me lit : “Coucou, je prends soin de ta fille, sois rassuré, bisous Joël”). Ils bossent tous dans l’armée de l’air, ont entre 22-24 ans et sont pilotes d’avions. Ça claque non ?

Parmi ce groupe de 4 amis, nous ne verrons jamais en 4 jours celui qui nous avait invité initialement chez lui, et que deux fois 2 de ses potes. En revanche nous passeront beaucoup de temps à parler avec Joel -le genre de moment où on est sur le point de sortir de l’appart, on se croise, on échange 2 mots, et 2h plus tard on prend racine-. On est content de l’avoir rencontré à la fin de notre périple au Mexique, car malgré nos nombreuses sollicitations, il parle très très vite, et beaucoup. Notre prodigieuse maîtrise de la langue nous permet d’avoir des conversations un peu plus poussées. Mais faut quand même pas déconner, on rame parfois beaucoup, surtout moi.

Cozumel... Tout au fond en petit. Là c'est Playa del Carmen

Cozumel… Tout au fond en petit. Là c’est Playa del Carmen

Revenons à l’objet de cet article.
Le second jour à Cozumel, on décide de recueillir plusieurs infos pour organiser nos prochaines journées : les sites à voir, les activités, les prix, comment se déplacer, etc. En sortant de l’appart, on a aucun plan de la ville, Joel est parti au taf pour un service de 24h non stop, et on ne sait pas comment regagner le centre. On décolle un peu au pif (enfin pas totalement, la boussole et le soleil sont de bons guides pour regagner la mer), à pied, et ce sera ça toute la journée. On passe dans des rues qui n’ont rien de très agréables, dans le quartier des hôtels, du matériel de plongée, des hôtels, du matériel de plongée, des hôtels, du matériel de …. Bref, c’est un peu redondant. On tombe sur des plages avec uniquement des récifs. Mais où sont les belles plages ? (Certains répondront DTC, mais non), on atteint enfin le centre ville, et on se fait aborder par les vendeurs pour nous attirer dans leur magasins. Y’a plein de magasin, mais avec assez peu de diversité : magasin de masques, magasin de vêtements, magasin de bijoux, magasin de masques, magasin de vêtements, magasin de bijoux, bref, vous avez compris l’idée. On mettra 1h pour trouver un magasin vendant des serviettes de bain, et 2h pour en trouver un les vendant moins de 15€. On ne trouvera durant notre séjour ici qu’une seule boutique vendant des cartes postales moches. Un magasin vendait des photos collés sur des pages blanches cartonnées en guise de cartes postales. Les photos étaient belles, mais pas sûr que la photo survive à la poste locale.
On continue le long du bord de mer en espérant tomber sur une plage avec autre chose que des récifs, mais au bout d’une heure on rebrousse chemin. Les plages sont justes inexistantes de ce côté de l’île.

En revenant sur nos pas on s’arrête dans un centre de plongée. Santos nous sera de bon conseil, il nous montre une carte de l’île avec les plages où aller, qui se situent de l’autre côté de l’île. Le seul moyen d’y aller c’est en taxi, environ 250 pesos (14€) l’aller. Idem pour se déplacer où que ce soit d’ailleurs. Il nous conseille de louer un scooter à la journée pour 1000 pesos (55€), ce serait le plus économique pour se balader partout. Pour faire de la plongée sans bouteilles et louer l’équipement pas cher il nous conseille un endroit précis, le Money Bar, il nous indique également les tarifs pour plonger avec eux. Avec mon Padi advanced je peux faire 2 plongées avec eux pour 1200 pesos (70€). Bref, des infos plein la tête, mais les réponses à toutes nos interrogations. Va-t-on enfin pouvoir nager dans une eau délicieusement claire inondant du sable et non des roches ?

La journée se finira en rentrant à pied via les ruelles sombres, on veut éviter de payer un taxi, et le restau du soir nous a visiblement encore gonflé l’addition.

Le lendemain on est chaud pour se faire de la plage le matin, puis visiter le site archéologique principal de l’île, et enfin se rafraîchir avec de la plongée sans bouteille. Ô desillusion.
On chope facilement un taxi, il nous annonce 150 pesos pour aller à la plage où on lui dit vouloir se baigner. Ok, c’est moins que ce qu’on pensait. Arrivés devant la plage, des roches et un drapeau rouge car trop de vent. Ah ah. J’adore cette île. Le chauffeur nous dit qu’il y a une plage sans récifs à 3km. Il sort sa petite grille des tarifs et nous dit que ça fera 50 pesos de plus.
– “En même temps, si à ce moment on fait demi tour tu nous refais payer 150 pesos non ? Tu nous prends pas un peu pour des cons ? Tu comprends pas le français j’espère ?
Arrivé à la plage susdite, -nouvelle blague- il nous dit qu’ici y’a pas de taxis qui passent. Pour revenir en ville ensuite faut le “réserver” en lui payant une avance sur le trajet de retour, et il reviendra à l’heure qu’on veut.
– “Tu pouvais pas le dire avant ? Tu comprends vraiment pas le français espèce de sombre ***** ?
Mais encore mieux, au retour on voulait s’arrêter visiter le site archéologique, mais c’est un peu le même soucis. Faut réserver. Si on veut faire tout notre plan, faut lâcher au bas mot 700 pesos (40€). C’est beaucoup plus cher que ce qu’on vit depuis 3 semaines dans ce pays, et 10 fois plus cher pour des petits trajets comme ça de 10min. C’est autant dispendieux (amis québécois 😉 ) que les 8h de bus pour faire Veracruz-Villahermosa ! On a l’impression d’être pris en otage par ces personnes qui font tout payer, cher, au dernier moment, à gonfler les notes, à nous mettre dans des situations sans échappatoire.
Du coup on lâche au manipulateur 100 pesos pour qu’il revienne 1h30 plus tard et nous ramène direct en ville. On aura donc 100 de plus à lui donner.

Bref, on va sur cette plage, qui est entourée de récifs, ce qui la protége des courants violents. Bof bof bof. Akumal c’était mieux. On fait une découverte intéressante, les grains de sable sont très gros comparé à ceux en France, ce qui fait qu’ils ne restent jamais en suspension dans l’eau, ils retombent rapidement, et l’eau n’est jamais trouble. Voilà, c’était la seule chose intéressante ici, car la surface pour se baigner est enclavée, on a plus l’impression d’être dans une énorme patogeoire, où on a perpétuellement pied, et avec des gamins partout.

Au retour je me dis : “Et si on tentait de faire les touristes ruinés, et qui n’ont pas bien compris combien il fallait payer ?”. Du coup arrivé en ville je fais l’air surpris genre
– “Ah mais les 100 pesos déjà payé c’était pas suffisant ? Le soucis c’est qu’on a plus de liquide là, sauf en pièces ces 27 pesos”. Et franchement, ça serait passé, mais pas ici. -ne remettez pas mes talents de comédiens en jeu !-
– “Non ça fait une trop grosse différence désolé”
Du coup on est allé retirer du cash pour payer cet homme vénal se faisant déjà des couilles en or. Il nous a suivi jusqu’au distributeur, de loin, mais suivi. On aurait pu piquer un sprint dans une rue (ça me rappel un certain resto-basket à Lyon ^^), mais bon, on voulait seulement tester leur réaction, tenter, mais pas faire les putes. On est gentil quand même, non ? Bon, Manon avait des claquettes aux pieds aussi.

On mange sur le pouce, puis décide d’aller faire la plongée. À un coin de rue on trouve un gars, vieux, taxi, super sympa, qui nous explique tout le système de taxi et de prix qui fonctionne ici, notamment que pour un trajet en interne de la ville ça coûte 30/35 pesos – cf. notre arrivée sur l’île, ô desespoir -. Il nous confirme également que la location du matériel est d’environ 80 pesos.

On arrive et profite du site de plongée, c’est sympa ! Mais ça n’a rien d’exceptionnel. On chope nos premiers coups de soleil, légers, et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, le prix de la location du matos : 170 pesos par personne. On est au moins content d’avoir vu des jolis poissons, c’est notre premier vrai bonheur ici en terme d’activité ! En parlant ensuite avec les loueurs de matériels, ils nous avouent que pour eux c’est de l’argent facile en travaillant sur cette île, il suffit de parler anglais pour accueillir l’énorme masse de touristes états-uniens ; dont on a croisé déjà plusieurs spécimens à moitié bourrés et beuglant ; et leur soutirer leurs dollars. Ils nous aiment bien, et nous proposent ainsi de demander à l’un de leurs amis de nous faire un prix “mexicains” pour louer un scoot 100 pesos la journée au lieu de 1000. Cette piste ne donnera malheureusement rien.

Le lendemain je me résignais : “Bon, si le site de plongée en bouteille est vraiment exceptionnel, je veux le voir ! Sinon je crierai partout que Cozumel c’est vraiment une île de merde”. Manon préfère passer son tour. Nacho débarque alors à l’improviste à l’appart et nous invite à passer la soirée avec lui et ses potes, go ! Il insiste pour nous inviter ET payer le restau. On tente de résister, mais c’est peine perdue.

Après cette journée de repos, nous sommes le 29 avril 2014, il est 9h30 du matin, et j’ai une petite appréhension moyennement grande de retourner m’immerger après 2 ans sans pratiquer ! Le stress m’a pas mal gagné car on a prit une heure de retard car un plongeur était manquant, et les temps d’attente, ça fait encore plus monter la pression ! Histoire de bien replacer le contexte perso, j’ai fait une dizaine de plongées, mais seulement des entraînements pour débloquer le second niveau de plongée français et le PADI ADVANCED. Et tout ça uniquement en piscine ou en lac.

Joel, au milieu

Joel, au milieu

Le contexte bien re-situé, j’avais donc des appréhensions de me lancer dans une vraie mer : plus profond, des courants… Arrivés au premier point de plongée, je regarde ma bouteille, équipée, juste en face de moi, et tente de me rappeler les bases genre : ah ouais c’est là qu’on tire pour vider le gilet en haut, là en bas, là pour gonfler. Tout me revient.
– “Hey tu veux bien être mon coéquipier de plongée ?”, me lance l’un des plongeurs
– “Ben vu qu’on est les 2 derniers j’ai vraiment le choix du coup ? Pas de soucis mais j’ai pas plongé depuis 2 ans !”
Quelques instant plus tard, le chef de palanquée :
– “Bon les gars, vous 3 vous plongez en premier, une main pour maintenir masquée et détendeur, une derrière la tête et vous vous laissez tomber en arrière”
Bien sûr dans mon lac on n’avait pas de bateau. Et j’ai jamais fait une plongée comme ça. Et mieux, je suis le premier désigné pour plonger. Faisant totale union avec mon petit corps, ni une ni deux je me lance, plouf.

Tout se passe bien, j’adore la sensation, ça me fait beaucoup penser aux sorties d’avion en chute libre. La descente se passe niquel, je me stabilise très bien tout le long de la balade. On voit des beaux poissons, mais côté flore rien de très coloré, pas très magique. Certains commencent à manquer d’oxygène au bout de 40 minutes et remontent, je remonterai en dernier avec le chef. Si ça, c’est pas la classe pour une première fois en mer ! Et j’avais encore de la marge, oui Monsieur !

Le bateau enquille sur le second site, Paraiso. Je suis encore désigné pour plonger en premier, Goooo ! Cette fois la flore est un peu plus colorée, la diversité des poissons encore plus grande, mais pas exceptionnelle, une fois de plus. Du coup par moment je me mets dos au sol pour admirer toutes nos bulles pointant vers la surface, tellement beau !
La chose très intéressante et nouvelle pour moi ici c’est le courant marin. Du coup je me place à 1m50 du fond, me mets en boule, et me laisse porter tranquillement en gérant ma flottaison. Une petite balade quoi, mais à force ne de pas bouger, j’ai un peu froid ! Il faut savoir qu’en attendant le dernier plongeur au centre, je me suis enfilé pas mal de verres d’eau… Du coup l’envie de pisser en 3h n’a fait qu’augmenter au point qu’à ce stade de la plongée je ne puisse plus déplier mes jambes sans avoir une ÉNORME envie ! Bref, je me suis réchauffé tout seul dans la mer 🙂 ce qui m’a permis d’enfin déplier mes jambes !

Bilan plutôt positif d’avoir fait une bonne plongée dans un environnement que je n’avais jamais testé. Même d’autres plongeurs me disaient que je gérais bien et étaient surpris de ma faible expérience ! Donc, à refaire, avec de plus beaux lieux ! Ça m’a boosté tout ça.

Après un au revoir chaleureux au centre de plongée, je rentre et retrouve Manon ayant pu faire une grosse nuit. Cool, elle pourra veiller sur moi ce soir ! Car ce soir, on a prévu de pioncer à l’aéroport, on y reviendra rapidement.
La suite fut un peu speed, Joel nous invita au resto, Yvan et Nacho qui devaient nous emmener au ferry nous plantèrent au dernier moment, Joel nous accompagna sur le pas de la porte pour prendre un taxi. Puis nous accompagna pour prendre nos billets de ferry, puis finalement jusqu’à la zone d’embarquement. A chaque fois qu’on se retournait on le voyait nous faire coucou. Cet enfoiré nous aura ému ! C’est avec lui qu’on aura le plus parlé et échangé. Oui je l’ai déjà dit, mais c’était au début de l’article, j’avais peur que vous ayez oublié, et c’est clairement un point marquant de notre fin de voyage au Mexique. Oui fin de voyage, déjà un pays que nous allons quitter dans 12h à peine ! La journée sera pleine de rebondissements, la suite dans le prochain article, par Manon.

Bravo aux courageux qui ont tout lu !

Tulum, l’approche des Caraïbes

Le bus nous dépose à Tulum.
On récupère nos gros sacs dans la soute. Des casiers cadenacés se louent à la journée, on y dépose nos sacs et on reprend un bus direction le site archéologique.
Plus on se rapproche de Cancun, plus les prix augmentent… Ça sent les coins touristiques.
6ème site archéologique que nous visitons. Celui-ci a la particularité d’être au bord de la mer des Caraïbes, du coup mes yeux cherchent les belles eaux claires, plus que les constructions qui sont finalement moins belles et impressionnantes que les sites précédents. Mais l’ensemble vaut le coup d’œil. Quand je découvre enfin une vue dégagée sur la mer, je m’émerveille, en silence, contrairement à l’anglophone à côté de moi qui répète sans cesse “oh my god !” avec cet accent anglais que je ne supporte pas…Tulum plages
Les gens se baignent, ça fait envie mais ce n’est pas prévu pour nous. Demain par contre, à nous la mer des Caraïbes !

En attendant ce moment tant attendu où on pourra plonger dans cette mer si belle et qui a l’air si bonne… Nous voilà répartis tout transpirants sous le soleil brûlant.
Oh des taxis, ce n’est pas un mirage et le prix est bien réel. Réellement bien plus cher que dans les autres villes. N’essayez pas de nous convaincre, si c’est comme ça, on reprend un bus. Sauf que ce ne sont pas des bus, ce sont des camionnettes avec environ 14 places assises à l’intérieur mais on peut faire rentrer bien plus de personnes, tant qu’on peut fermer les portes. Si vous avez la chance d’être contorsionniste, vous vous adapterez facilement. Mais ce n’est pas notre cas et la position debout-tête baissée-bras tordus n’est pas facile à tenir.
On ne sait pas si la camionnette passe par le centre de bus que l’on veut. Le garçon qui est monté en même tant que nous et à qui j’ai posé rapidement la question en espagnol, m’a répondu en espagnol mais avec le même accent à la française que moi. 2 français qui se parlent en espagnol, c’est balo ! En plus il ne sait pas donc on finit par descendre et céder au groupe de mexicains qui nous crient en cœur “taxi ?”. Avec le trajet que l’on vient de faire gratuitement (on a “oublié” de payer en descendant), le prix du taxi baisse, on a gagné environ 3€. Ok ça vous paraît peut mais ici c’est beaucoup. Avec 3€ soit 60 pesos, on peut manger 10 Panuchos ou faire 5 allers-retours en bus dans Campeche ou 2 trajets en taxi. Bref, on a économisé 3€.

Et nos 3€ on ne les dépensera pas car même les glaces sont plus chères et on n’en avait pas tellement envie, c’était surtout pour passer le temps en attendant notre bus qui va nous emmener à Puerto Aventuras, à côté de Puerto Maya où nous attend notre prochain hôte.
Le bus nous dépose sur le bord d’une route, à côté d’une station essence. Il fait nuit, les voitures roulent vite, on a nos gros sacs sur le dos et il n’y a pas de taxis en vu. Dans cette situation, même cher j’en veux un, je suis prête à dépenser mes 3€, ne nous laissez pas ici ! Même si deux personnes nous font peur à nous dire qu’il n’y a pas de taxis, c’est faux, on en a trouvé et on en veut juste un. Bon, on en aurait préféré un avec un conducteur qui ne se perd pas mais bon… On ne peut pas tout avoir et après 10 grosses minutes à balayer tout le village, Kévin trouve enfin la maison. Oui, Kévin, parce que le chauffeur de taxi est toujours perdu et n’a pas l’esprit vif de mon Titange (parce que mon chéri c’est le meilleur, le plus intelligent, le plus beau, le plus plus plus…). – Je précise également pour ceux qui se posent la question que, malgré le fait qu’on soit tout le temps ensemble, on ne se dispute pas (pour le moment) et on est toujours autant amoureux. –

On est accueilli par Beto, un jeune garçon de 13 ans, suivi d’Alejandro (encore un, y’en a beaucoup au Mexique), 31 ans. Il nous fait visiter sa grande maison : l’entrée, la chambre d’amis, la bibliothèque, la cuisine, la salle de bain, sa chambre… Non, en fait c’est un comique et il nous avait prévenu qu’il n’avait rien car il a emménagé depuis peu. Du coup y’a 2 étages avec 1 piece chacun. C’est petit et vide, on va dormir sur de très fins matelas par terre avec les araignées et un petit ventilateur mais c’est ce qu’on avait imaginé en faisant du couchsurfing. On a eu beaucoup de chance jusqu’à présent d’avoir une chambre d’amis confortable.

Il nous emmène dans la maison d’à côté où vit sa petite amie Mariela. Mariela vit avec sa sœur Eliana et son frère Beto qui nous a accueilli, leurs parents qui sont là pour les vacances (je ne me souviens pas de leurs prénoms, trop compliqués) et le fils de 5 ans de Mariela, Santiago.
On ne les connaît pas mais on est accueilli comme de bons amis. Ils nous proposent de manger avec eux et bien évidemment on accepte.
Détail important : Eliana parle français ! Elle a passé 3 mois en France, non, en fait en Corse (c’est différent quand même). Elle a travaillé comme fille au pair dans une famille apparemment peu aimable, qui ne la payait pas beaucoup et qui avait un fils mal élevé qui l’appelait “conasse”. Elle ne parlait pas très bien français à l’époque mais elle a bien compris l’insulte. Vive l’image des français… Heureusement elle a ensuite rencontré son petit ami et a pu vivre avec lui.
On a beaucoup parlé. À peine on quitte des personnes attachantes qu’on en retrouve des nouvelles. Pour le lendemain, ils nous conseillent une plage pas loin, exactement ce qu’on cherche.

Chose dite chose faite, le lendemain, jeudi 24 avril, direction la plage d’Akumal. Comme moyen de transport, toujours ces petites camionnettes. La plage est magnifique et l’eau n’est pas froide, un petit coin de paradis. Quand on dit “mer des Caraïbes” on imagine que c’est magnifique et ben… c’est vrai !

On repasse la soirée avec nos nouveaux amis, à parler pendant des heures. On apprend encore quelques expressions familières. “Chinga” pour dire “putain” (tu vois Eliana je m’en souviens 😉 ).
Déjà le moment de se dire au revoir. Le lendemain on part direction l’île de Cozumel.

On reste en contact, comme toujours. Et comme toujours, on les a invités en France. Mais on n’a pas de maison ou d’appartement pour le moment, ni d’argent. Donc si jamais l’un d’entre eux vient avant qu’on se soit refait une situation, maman, papa, tenez-vous prêts à les accueillir parce que j’ai dit que vous aviez une chambre d’amis 😀

Merida, Melissa et son York

Lundi 21 avril, 23h00, on est à la rue. Bon, j’exagère un peu, en fait on est posé devant l’auberge de jeunesse, et on attend Melissa (sans accent sur le “e” en espagnol, vous aurez peut être remarqué que j’écris toujours les vrais prénoms, et non une adaptation francisée, bref, on attend Melissa), une amie de l’hôte qui n’a pas pu nous recevoir. Melissa ne connaît pas -encore- le principe du couchsurfing, pourtant elle a accepté de nous héberger pour les 2 prochains jours, on ne sait encore pas trop sur qui on va réellement tomber, et où on sera dans une heure.

Une heure plus tard, on est toujours devant l’auberge, oui, les Mexicains ne sont pas toujours. très ponctuels. Arrivée d’une voiture avec 3 filles dedans, smack (= le bruit des bisous), Melissa, Sarah et Kelly.
Elles ont 18-19 ans, nous en donne 23-24 (j’ai bien fait de me raser la veille, ça rajeunit de 5 ans voyez-vous !), sont heureuses de constater qu’on préfère parler en espagnol et qu’apparemment on ne se démerde pas trop mal (j’en suis moyennement convaincu de ça, mais bon).

Maya le york

Maya le york

Les premiers contacts sont chaleureux, le contact passe bien. Étant fatigués, Melissa nous dépose chez elle puis repart pour aller manger avec ses amies, nous laissant seuls dans sa grande maison. Seuls ? Pas tout à fait, un village d’irréductibles gaulois une carpette noire bouge, c’est Maya, une Yorkshire naine de 1 an (grosse pensée à Roméo, elle lui ressemble beaucoup quand il était petit et sautait partout !). Elle est très vive, adore courir partout, ça ne sera que du bonheur de la voir pendant ces quelques temps ici ; sauf qu’elle pisse et chie partout, mais bon, ça, c’est les Yorks, hein maman ?

Le lendemain matin on rencontre sa propriétaire et colocataire, Beatriz, maman de Melissa. A-do-rable. Elle nous fit d’ailleurs beaucoup penser à la maman de Jorge, notre premier hôte. Pas vraiment de mots pour les décrire en dehors d’adorable : des mamans très ouvertes, gentilles, attentionnées, affectueuses alors qu’elles ne nous connaissaient pas 30min plus tôt. Sur conseil de la famille on décide d’aller à la plage. Mine de rien, on n’avait toujours pas eu l’occasion de mettre nos pieds dans les mers caraïbéennes : à Veracruz pas pris le temps, à Campeche pas de plage (le bord de mer était surélevé pour être piéton).
Sarah arrive chez Melissa, elles sont souvent collées l’une à l’autre car en pleines révisions pour passer le concours de médecine le mois prochain -concours visiblement aussi compliqué qu’en France-, puis elles nous emmènent gentiment jusqu’au terminal de bus, où nous en prendrons un pour aller à la playa. Rien d’exceptionnel ici, on se serait cru sur une plage de -je tire au sort une ville de France- Antibes, avec un drapeau Mexicain et des gens très bronzés partout (mais genre bronzage naturel quoi… Bref, des Mexicains). Ah si, une grosse différence, les gens qu’on croise nous font des sourires. Je vois déjà certains se dire qu’ils se foutaient de nos gueules d’européens, mais non. Honnêtement, on commence à bien cerner la mentalité générale ici, et les gens sont juste sympathiques et accueillants (ou alors c’est un Truman Show !). Même si ils ne font pas le meilleur boulot du monde, même si on ne leur achète pas leurs colliers ou leurs statuts, ils n’essaient pas d’arnaquer ou de snober le touriste qui leur demande une info en parlant un espagnol approximatif, ils restent accueillants, souriants, et humains. Après y’a des cons partout, certes ! Mais vraiment très peu depuis 3 semaines ici, comparé à ce dont j’étais habitué jusqu’à présent dans ma vie quotidienne.

Après une bonne grosse glace pas chère et un petit tour au planétarium local, nous rejoignions la maison de Melissa afin de profiter de notre dernière soirée à Merida, avec elle et son amie Sarah.
Détail toujours amusant pour nous : on entre dans le planétarium à 19h05, il fait pleinement jour, sortie à 19h45, il fait totalement nuit.

hg Melissa, bg Sarah, mb Kelly

hg Melissa, bg Sarah, mb Kelly

Soirée pizza tranquille, très enrichissante, à parler de la culture mexicaine (les insultes locales, quelques mots Mayas, tout ça quoi !), la vie ici, petit cours de français aussi , car Melissa commence à apprendre le vocabulaire de base. J’ai du mal à rouler les “r”, mais utilise le fameux subterfuge de les remplacer par des “L”, mais je ne pensais pas que pour des mexicains certains sons pourraient être difficiles, pauvre de moi ! Ainsi, quasi impossible pour les 2 miss de sortir le son “on”, que vous veniez tout juste de prononcer dans “son” d’ailleurs. Pire, on l’entend très bien dans “Manon”, ce qui transforme ce magnifique prénom en “Manou”, plutôt niais. Difficile aussi le son “e” comme dans “deux”. Le “u” devient bien évidemment chez elles “ou”, et difficile également de prononcer notre “r”. Bref, je me sentais moins seul à peiner côté prononciation d’une langue non maternelle ! Après 2h à parler, Sarah s’en alla après nous avoir fais un gros câlin, il est déjà minuit, et le lendemain on se lève à 8h pour quitter Merida. Mais les conversations s’enchaînent avec Melissa, religion, vie en générale, délire… quand nos yeux se repenchèrent sur la montre, il était déjà 2h ! -et pendant ce temps en France, il était 9h et beaucoup d’entre vous alliez travailler… Hum-

Courte nuit -moins de 9h c’est court pour nous, alors 5h vous pensez !-, nos derniers échanges avec Beatriz avant qu’elle parte au boulot. Nous avions déjà remarqué avec nos hôtes précédents que les Mexicains sont très tactiles, et comme toujours, ça nous fait un petit pincement au cœur au moment de quitter un hôte, une famille, quelqu’un qu’on a apprécié. On est deux personnes émotives, et on s’attache sûrement trop vite. Deux câlins plus tard, nous nous retrouvions dans le bus. Nous sommes mercredi 23 avril 2014, et en direction de Tulum, un site archéologique apparemment extraordinaire, au pied de la mer. Ça fait 3 semaines qu’on est parti de France, l’aventure continue !

Merida et les environs (Uxmal et Chichén Itzá)

Notre arrivée à Merida fut la plus flippante au Mexique car il nous restait 300 pesos (15€) en poche pour tenir 3j (on en dépense en moyenne 55/jours) , notre hôte nous avait lâché, et aucun de nos précédents hôtes n’avait de la famille ou des amis dispos dans le coin pour nous héberger.

Mais en descendant du bus, on est tombé sur une lampe magique. Hop, un génie en sorta, et nos problèmes se réglèrent. C’est ainsi que nous atterrissions dans une auberge de jeunesse.

Un des dirigeants de l’auberge de jeunesse nous présente son idée du lendemain : un voyage sur la journée dans les environs. Quelques négociations ont lieu sur le prix du transport, puis nous voilà inscrits (passer de 900 pesos à 400, c’est plutôt bien !). On va goûter aux joies des voyages en groupes.

Réveil mis à 8h. on décolle normalement à 9h avec ce petit groupe pour une journée remplie de découverte !

La nuit a été chaude, le ventilateur de la chambre est en mode binaire : soit éteint, soit au maximum, du coup il fait beaucoup de bruit, du coup on n’a pas entendu le réveil. Il est 8h25.

Sur le coup des 9h30 on décolle (un AUTRE couple était complètement à la bourre), direction Uxmal. À 12h30 je décide de soumettre mon corps à l’effort, gravir une fois de plus une tonne de marches pour apprécier le paysage surplombant ce site Maya. Et ça vaut le coup !

La pyramide d'Uxmal, avec un humain devant

La pyramide d’Uxmal, avec un humain devant

Prochaine destination : découverte culinaire. Mais avant, petit arrêt à un point de vue sur tout un site. Notre guide (étant aussi le dirigeant de l’auberge de jeunesse) nous agrémente tout le trajet de commentaires, anecdotes et autres. Un vrai plaisir toutes ces choses que nous ne pouvions deviner ! Ainsi nous apprenons l’existence d’un tunnel long de 22km partant du site d’Uxmal jusque là où nous sommes. Les spéléologues n’arrivent actuellement qu’à parcourir 5-6 km, après il faut des bouteilles d’oxygène, ce dernier se faisant rare, et nous le constaterons par nous même juste après avoir goûté à quelques Panuchos.

Nous voilà au bord d’une grotte. Je savais pas trop à quoi m’attendre honnêtement. Ou plutôt, je m’étais projeté “Ça devrait ressembler à quand en Égypte on se roulait par terre pour accéder à certains tombeaux”, mais ça c’était ma version imaginaire. Manon, elle, s’imaginait plutôt le côté spéléo, bien dégueulasse, avec de la terre humide partout. Et quand on est arrivé au bout de 5 minutes à un petit trou de 50cm de diamètre maximum, où il fallait ramper dans ce sol humide et terreux pour passer ; je me suis senti bien roulé. Le truc, c’est qu’on n’a pas 50 rechanges. Et j’avoue que deguelasser le pantalon que je venais de laver la veille, ça me dégoûtait assez, mais ni une ni deux, tout en souplesse, dextérité et finesse, je passais ce premier obstacle avec seulement quelques traces sur les genoux. Vu l’état de mes prédécesseurs (je fermais le groupe) j’étais plutôt content de moi !

Mais rapidement avec Manon, un mal de tête nous prit, et on s’essouffla rapidement. Ça sent le manque d’oxygène tout ça.

Arrive un obstacle en pente, où ils nous disent de se laisser glisser comme dans un toboggan, mais en gérant notre glissade grâce aux stalagmites. Ah ah. Mon cul, je vais pas le salir moi, nanmého ! Du coup tout en équilibre, en souplesse et en [bla bla bla] en bas avec quasi aucune trace.

Mais vous vous demandez très certainement : pourquoi visitons-nous cette grotte ? Et bien à ce stade nous arrivions en fait dans la pièce où se faisait des sacrifices de jeunes filles. Sacré Maya. C’est l’une des raisons de ces grottes. On est d’accord, c’est glauque. D’autant plus qu’en fermant le groupe avec la frontale je ne pouvais m’empêcher de penser au film The Descent, où des copines faisant de la spéléologie se font happer une à une par des humains ayant involué en primates agiles et aveugles.

Après une heure à transpirer comme des porcs dans cette grotte, dont le “parcours extrême” se fait en quelques 6h, nous repartions en direction d’une cenote, celle de Chochola. Une cenote, c’est de l’eau dans une grotte souterraine, plutôt claire. Et visiblement, on s’y baigne. Outre ce côté crado (je doute fortement qu’ils traitent ou changent l’eau chaque semaine, mais je me trompe peut-être !), c’est assez atypique, et surtout, ça rafraîchit.
Je ne voudrais surtout pas accabler les Mayas, mais pour eux, Ies cenotes “étaient utilisées comme réserve d’eau douce, mais aussi comme lieu de culte dans lesquels étaient jetées des offrandes ou des victimes sacrificielles.”. Voilà voilà.

Après avoir remis nos habits bien crades, nous rentrions enfin de cette bonne journée en passant quelques instants devant une hacienda, ces anciennes fermes agricoles souvent reconverties en hôtels de luxe, gérées par quelques familles s’étant faites des couilles en or.

Le lendemain, Dimanche 20 Avril, nous voulions aller visiter l’une des sept merveilles du monde “Chichén Itzá”. Mais la vie n’est pas toujours aussi facile ! Ou plutôt, les choses sont sacrément mal foutues. Pour faire bref (là vous vous dites, ça sent la fin de l’article !) après 9h30 du mat’ plus aucun bus ne pouvait nous y conduire. Il était 11h30. Mais ça, c’est ce que l’office du tourisme nous a dit ! En réalité, le site archéologique de Chichén se trouve à 1h15 de Merida (là où nous sommes, vous suivez ?), mais à 13h00 décolle un bus (au sens figuré) qui y va en 2h30.
Calcul mental rapide : à 15h30 on y est. Mais le seul bus pouvant nous ramener est à 17h15, ou 23h15, mais c’est un peu tard vous trouvez pas ? Pourquoi aucun bus entre les 2 vous me direz ? Et bien vous le comprendrez plus tard, tout comme on l’a découvert.

Y'a plein d'iguanes au Mexique

Y’a plein d’iguanes au Mexique

Notre bus de 13h part à l’heure (si si, je vous jure), met 2h50 (si, si, c’était trop beau). En arrivant on fonce au guichet, il est 15h55. Le gars me dit : “non mais ne payez pas, dans 5 min c’est gratuit, le site ferme à 17h, vous aurez 1h pour vous balader”.
Nos émotions se bousculent :
– “Punaise faudra tracer !”
– “Honnête le gars, merci !” ; et c’est le cas de beaucoup de mexicains que nous croisons !
– “25€ d’economisé !” ; oui, détail important pour nous car j’ai omis de préciser qu’on a eu des soucis d’argent récemment, et que la précédente journée nous avait un peu éclaté notre budget !

Une fois sur le site, en 40min c’est bouclé, ce n’est pas hyper grand, seule la pyramide de Chichen est vraiment magnifiquement merveilleuse (c’est d’ailleurs peu avant d’arriver sur le site que j’ai ré-appris que c’était une des 7 merveilles, ô joie !), principalement car elle est en bon état et d’une régularité que je qualifierai d’égyptienne… héhé.

Retour en bus, qui a déjà 15 min de retard à l’arrivée sur le site (on reprend les bonnes habitudes !), mais pire : on a pourtant des places numérotées, qu’on a choisies, mais on ne rentre pas tous dans le bus ! Autant d’assis que debout. On est les 2 derniers rentrés avec Manon, collés à l’entrée. Mais encore 15 personnes sont bloquées dehors, et l’un d’eux commence à partir en sucette. Le ton monte. Entre temps le conducteur me demande de descendre. Qué ? Porqué ? No, estoy bien, gracias. Et c’est emballé. Bref, le conducteur finit par partir en abandonnant ceux qui n’ont pas pu monter à bord (il a même failli partir avec leurs bagages en soute !). Le trajet fut ensuite assez… pénible, il dura 3h. Et debout, c’est très long. Manon fut plus chanceuse et pu s’asseoir à la moitié du trajet. Un bon burger king (Papa, si tu lis ça, Burger King, c’est comme Mac Do) pour fêter tout ça, et la journée était finie !

Campeche, l’hôtel pourri et les français

On a tous des préjugés, nous les premiers, et l’un d’eux concernant le Mexique était : “Y’a des maisons colorées partout”, c’est faux, sauf au centre ville de Campeche. Et franchement, les villes du monde entier seraient plus joyeuses si elles étaient toutes comme ça !

Bref, quand on est arrivé dans la ville, il était 15h, le bus ayant fait d’une traite Villahermosa-Campeche (soit 6h non stop), on avait carrément la dalle, et pas d’hôtel ou de couchsurfing de prévu ici.  Mais chaque chose en son temps !

Campeche plages

Les plages inexistantes

A deux pas du terminal de bus on trouve un petit restau sympa, pas cher, dont le patron en nous voyant arriver nous aborde avec un joyeux “Vous êtes français ?”, ce qui en dit long sur nos gueules. On trouve dans la foulée un hôtel juste à côté, mais en passant devant je lance :
“Là ça craint, c’est tout pourri, ils doivent même pas avoir la clim”, et ce dernier détail est très important quand il fait 30°C à l’ombre (Ce qui est toujours moins qu’à Villahermosa vous me direz !)
Et puis finalement une affiche prouve que j’ai tort, les chambres ont la clim… Bon ben on tente !
Chambre vraiment pas cher 15€ la nuit pour 2, lit gigantesque, alors vous me direz où est l’arnaque ?
Et bien une série de détails pardi :
– depuis le couloir menant à la réception, les gens peuvent voir par dessus le rideau trop court cachant notre seule fenêtre (et on est à la première chambre, à 2m de la réception)
– entre le pas de notre chambre et la rue il y a 10 mètres, tout est sans cloison, et dans cet intervalle il y a la réception, un poste radio, une télé, et une cuisine servant à l’hôtel ; donc on entend tout ce petit monde s’activer (merci les boules quies)
– la clim datant des années 90 fait un bruit d’avion (mais elle fonctionne bien 🙂 )
– on peut voir sous la porte, et au-dessus (mais faut faire 2m40), du coup les araignées, les lézards et les fourmis se baladent allègrement.
– la salle de bain comprend, l’un à côté de l’autre sans cloison ou quoi que ce soit : la douche, les wc, et un lavabo avec un robinet qui colle tout le temps (vous aussi ça vous paraît louche ?)
– la chose en forme de porte qui sert à séparer la salle de bain du reste ne ferme pas, mais bon, on avait déjà ça dans le premier hôtel à Mexico !
– y’a rien pour suspendre (ce qui est embêtant quand vous faite votre lessive à la main…)
– les trous dans les murs sont bouchés avec du papier. Oui, du papier, le même que vous utilisez pour votre imprimante.

Bref, on a vite compris ce petit prix, mais perso, je trouve ça fun cet hôtel typique mexicain (c’est un article rempli de préjugés débiles, je vous aurais prévenu). Face à une telle opportunité nous avons donc décidé d’y rester 3 nuits histoire de bien profiter du lieu, des moustiques, et des rampants divers. Ce fut assez épique à vivre. Non sincèrement, la vérité vraie, c’est qu’en déchargeant les sacs à notre arrivée ici je me suis coincé le dos et on se repose un peu.

Après ce court descriptif, revenons à la ville même !
On a fait un tour de petit train dans la ville, y’avait 2 français dedans, on a marché dans la ville, on a croisé un gros groupe de vieux français, on est allé au resto, des français sont venus et nous ont demandé en anglais de les prendre en photo. Pour ceux qui parlent un peu espagnol, le moment épique avec ce dernier groupe c’est quand ils ont demandé au serveur en arrivant “¿Puedes comer ?”. C’est d’ailleurs marrant que les autres français ne nous repèrent pas, car nous, on les repère très bien ! Look, principalement, même de les voire parler au loin, à lire sur les lèvres on devine très bien ce qu’iles disent : “merde”, “putain”. Y’a des mots qu’on devine tellement bien.

Campeche fake

Fake

La ville est entourée de fortifications, enfin, elle est aussi entourée d’un sacré paquet d’ouvriers  mobilisés pour les refaire ! Je trouve que ça gâche le charme “authentique”, mais bon, on est quand même monté pour se balader sur les fortifications et découvrir la ville du dessus, mais là, c’est le drame. Plusieurs façades colorées de la villes, derrières lesquelles on s’imagine de jolies petites maisons douillettes, ont en fait pour seule consolation un terrain vague. Ça gâche tout hein ?

On a pas mal flâné dans les rues colorées, on a aussi perdu pas mal de temps à chercher des bus qui n’existait plus. La ville est entourée de 2 forts, on s’est dit : “chouette, on va en visiter un”, manque de bol l’office du tourisme nous dit qu’aucun bus nous y emmène… bon, ben taxi alors. Le fort San José est petit, sur une jolie colline surplombant la ville, mais il n’est pas à visiter et pas moyen de redescendre car pas de taxi ou autre dans ce cul de sac. Pas grave, notre prochaine destination était le bord de mer, et elle est juste en bas de cette grosse bute ! Entre les 2 : un dénivelé impressionnant, mais surtout des hautes broussailles et des semi-bidonvilles. Bref, on s’est frayé un chemin dans tout ça et on atteignit notre but.Campeche couche du soleil

Les couchers de soleil (sur l’océan) sont toujours magnifiques, mais ici ils vont beaucoup plus vite qu’en France, et sauf erreur de ma part, c’est tout à fait normal vu qu’à l’équateur la Terre défile plus vite. Bref, nos aventures à Campeche s’arrêtent ici, après 3j dans ce havre de paix. Le lendemain, Vendredi 18 Avril, on va à Merida, où nous attends un nouvel hôte. Ah… non, elle vient de nous faire faux bon, on improvisera.

Honnêtement, vous n’avez pas idée de la quantité de détails que je me force à occulter pour ne pas noyer cette article. Mais le mieux en même temps, et vous êtes sûrement d’accord, c’est pas de le raconter, mais le vivre.

Villahermosa – Palenque

Après 7 heures de bus, nous voilà à Villahermosa. Il est 22h et il fait très chaud et humide, comme à Poza Rica. Notre nouvel hôte, Alejandro (31 ans), est venu nous chercher et nous emmène manger dans un restau. Premier hamburger-frites, très légèrement épicé (rien à côté de tout le reste), apprécié jusqu’à la dernière miette (mais je pense qu’on avait vraiment faim aussi).

Alejandro est souriant et trop sympa. Quand je dis trop c’est vraiment trop. On va dormir chez lui gratuitement et on n’a pas pu l’empêcher de nous payer le restau. Il trouve qu’on parle bien espagnol et c’est vrai que je me sens de plus en plus à l’aise avec la langue. J’ai réussi à suivre 2 films dans le bus (oui, il y a la télé dans les bus).
Il vit dans une maison à 10 minutes de Villahermosa. Une maison atypique, vide. Une pièce à vivre avec un évier et un frigo. A l’étage, une petite salle de bain, sa chambre et notre chambre. Pas Internet.

Nous n’avons dormi que 5h la nuit précédente (danser ou dormir, il a fallu choisir). Et ce sera pareil cette nuit car nous devons nous lever à 6h30 pour aller à Palenque car Alejandro dans sa plus grande amabilité nous a proposé de nous y emmener.

Dimanche 13 avril 2014

Alejandro a acheté des gâteaux, du jus de fruit, du lait… Rien que pour nous pour le petit déjeuner. C’est la première fois qu’il reçoit des personnes en couchsurfing (et ben on est ravi d’être tombé sur lui, il aura droit à un très bon avis positif).

2h de route pour aller à Palenque. Je ne sais pas si Xico était la région la plus verte du Mexique parce que là aussi c’est la nature à perte de vue. On retrouve les forêts de bananiers, de grands palmiers, beaucoup de verdure et de montagnes.

Mais qu’y a t’il à voir à Palenque ? Tout le monde nous a dit que c’était beau mais on n’en savait pas plus. Hé bien levons le mystère : il y a un énorme site archéologique d’origine Maya. Énorme et magnifique. Moins désertique que les autres, beaucoup plus de verdure, on peut marcher à l’ombre à travers une forêt, ça fait du bien quand il fait 39°C au soleil à 10h du matin !

Un site qui vaut vraiment la peine, à voir de ses propres yeux. Comme d’habitude, j’ai pris des photos mais impossible de tout prendre, surtout les paysages qu’on voit depuis la voiture. Dans le site, il y a beaucoup de constructions Mayas et également des cascades d’eau, une eau claire, j’avais envie de m’y plonger dedans.
Il y a également beaucoup de touristes. Les mexicains ne payent pas l’entrée mais on n’a pas pu se faire passer pour des mexicains… Vous n’avez jamais vu de mexicains blancs ?? Non ? Mince.
Parmis les touristes, on croise beaucoup de français, surprenant ! On suppose qu’il y’avait un groupe en voyage organisé.

La sortie du site n’est pas à côté de l’entrée. On se retrouve à marcher pendant 20 minutes en plein soleil et avec cette chaleur c’est de la torture. Heureusement la voiture est climatisée !
On mange tous les trois dans un petit restau (on a enfin réussi à lui payer quelque chose). Ensuite direction les cascades “Welib-Ha”. Une forêt, de l’eau claire, un paysage de rêve. Seul Alejandro décide de faire de la tyrolienne traversant toute l’étendue d’eau alors qu’il a le vertige ! Il a passé toute la matinée à ne pas regarder en bas des pyramides, à descendre tout doucement et là il se jette dans le vide, bravo.

Palenque etendue d´eau

On reprend la voiture pour aller voir une autre cascade “agua blanca”. Encore un coin merveilleux.

A la base, d’après notre itinéraire, on devait aller à Villahermosa et ensuite à Palenque. Sachant qu’on n’avait aucun couchsurfing de prévu, on aurait visité seulement le site Maya. Sans guide, on n’aurait pas pu trouver ces coins reculés sans touristes.
Voilà encore un avantage du couchsurfing. On est logé gratuitement, on rencontre des gens et en plus ils nous font visiter la région. Pour le moment, nos 4 couchsurfings se sont bien passés et nos hôtes ont toujours étaient super sympas pour nous emmener à divers endroits. On n’a pas donné grand chose en échange mais on les a tous invités en France. En plus, ils ont tous le projet d’y aller.

Palenque baignade

Tranquille la vie !

Alejandro a prévu un voyage en Europe, dont la France, en mai. Nous ne serons malheureusement pas revenus. 3 menus MacDo au Mexique c’est le prix d’un seul menu en France. Alejandro n’en revient toujours pas !

Lundi 14 avril 2014

Alejandro nous dépose en ville. On se fait accoster par un gardien de musée très sympathique. Les gens sont toujours surpris quand on dit que l’on vient de France. Ils pensent tous que nous sommes États-Uniens.

Nous nous sommes promenés autour d’un lac, on a vu des coatis et on a passé un moment à regarder des oiseaux pêchant des poissons. Il y a beaucoup d’espèces. Les plus mignons ressemblent à des canaris.

Aujourd’hui je suis certaine qu’on a dépassé les 40°C… C’est insoutenable ! Et pendant qu’on s’étouffe, certains mexicains font tranquillement leur footing ! D’ailleurs ils ne le font pas vraiment tranquillement, ils courent plutôt vite. Ce qui me surprend depuis le début du voyage c’est le fait que malgré cette chaleur, la majorité des gens porte des jeans, pas des vêtements amples comme je l’imaginais.

On ne s’est pas amusé à se balader en ville, impossible avec cette chaleur. On s’est réfugié 4h dans une imprimerie avec ordinateur et connexion Internet. Moi qui n’aime pas tellement visiter des musées, j’ai fini par céder pour être dans un endroit climatisé. On a donc fait le tour du musée d’histoire naturelle, finalement intéressant.

Alejandro est venu nous chercher après sa journée de boulot. Dernier repas ensemble. C’est fou comme on s’attache vite aux gens.
Déjà 3 personnes avec qui on garde contact et qu’on espère revoir un jour.

Pendant ce temps là, à Veracruz…

Veracruz ! Je me rappelle quand lors de notre préparation de l’itinéraire j’ai vu cette ville et me suis dis : “Et pendant ce temps, à Veracruz”, texte incontournable du film des Nuls “La cité de la peur” – précision ajoutée pour les incultes, que vous n’êtes certainement pas, ou plus –

Bref, on arrive à Veracruz le mercredi 9, posé dans une salle en attendant notre prochain hôte, l’annonceuse a une sorte d’accent du Sud, elle appuie toutes ses fins de phrases : “El autobuuuuuuuuus”. Si tout le monde parle comme ça, ça va être marrant ! Mais non. Tant pis !

Posé à un coin de rue, notre hôte ne va pas tarder à arriver. Une voiture un peu crasseuse arrive, je jette un coup d’œil au conducteur, il me regarde, je le regarde, il me fait un signe de tête, je lui en fais un en retour genre “yeah baby”, c’est Gerry. Look jeune, en mode anglais/espagnol, vivant très modestement, mais avec une télé de 130cm, des basses partout, une Apple TV, bref : il adore le bon son et les belles images, et ça, c’est plutôt cool, car moi aussi.
Quand je disais modestement, c’est genre il a toujours son frigo vide, pas d’eau chaude chez lui, son pare brise de voiture avec une dizaine d’impacts, mais honnêtement, je kiffe son mode de vie, même si certains ont d’autres priorités à 31 ans.

Avec sa copine ils nous emmèneront chaque soir dans un bar ou restau pour goûter des spécialités, plutôt d’alcool que culinaires d’ailleurs. Enfin côté culinaire on s’améliore, le premier soir on a mangé plein d’ailes de poulet… épicées bien sûr – pour nous -. D’ailleurs Manon ressentait beaucoup plus que moi ce côté épicé, sûrement parceque les bières belges à 11° me plongent dans des états nébuleux où les sensations sont moindres. Autre détail, l’effet alcool nous rend plus lent à parler et comprendre espagnol, et eux plus rapides, le bordel quoi – es desmadre !- , mais c’est marrant à vivre 🙂

Bref, on s’habitue aux épices globalement. Par contre pas aux moustiques, qui ont fait leur apparition ici, au bord des Caraïbes. Notons également qu’il a fallu venir ici pour découvrir la raquette anti moustique – avec laquelle s’amuse Manon à 2h du mat – C’est sympa, on en prendra une en France ! – si on revient –
Petit clin d’œil à Valérie : ton anti-moustique pour vêtements sent vraiment la gerbe. Et maintenant la couette de Gerry aussi.

Piscine avec une eau verte. C'est normal.... Au Mexique !

Piscine avec une eau verte. C’est normal…. Au Mexique !

Bon et sinon, y’a quoi à voir à Veracruz ?
– le fort San Antonio : on a fait une visite guidée en espagnol, c’était sympa, on a compris 50% de ce qu’il a raconté, puis on s’est aperçu que le guide parlait français. C’est balo. Le groupe de Mexicaines avec nous était d’ailleurs insupportable, de vraies touristes à se prendre en photo les unes les autres (voire toutes seules, à poser tranquillement pour faire leur “selfi” qu’elles ont dû s’empresser à facebooker/twitter/intagrammer), et pendant ce temps les 2 qui écoutaient le guide, c’était ceux qui le comprenaient le moins, nous quoi. Je me rappelle ce moment mémorable où elles m’ont sollicité pour les prendre en photo dans une salle de la prison du fort, faisant office de salle de torture et ne comprenaient pas pourquoi en retour on ne voulait pas être pris en photo :
Ben je sais pas, y’a eu des mecs massacrés ici non ? Et pas la peine de nous parler anglais, on n’est pas états-uniens.”
Le guide nous avoua qu’à notre accent il savait que nous n’étions pas États-uniens, je ne sais pas trop comment le prendre encore aujourd’hui, mais plutôt bien, enfin, je crois.
Ah, et un détail sympa (ou flippant, c’est selon), le bus nous emmenant depuis le centre ville au fort est en bois. Mais en bois au point qu’on a l’impression que ça va se péter de partout ! Ce qui était d’ailleurs le cas à plusieurs endroit. Pas très rassurant de le voir prendre des voies rapides comme ça ! J’imaginais (et l’imagination c’est bien) déjà l’un des taxis ou autre bus nous rentrer dedans et notre bus-en-bois s’écrouler comme un puzzle ! Mais ce n’est pas avec nous que cela arriva.
– les plages, ne sont pas à voir. Désolé. C’est plutôt moches autour du centre.
– le centre historique est jolie
– l’aquarium à visiter est sympa, mais petit. Bon, ça occupe 30-40 minutes quoi.

Petite anecdote comme ça, on était posé dans le centre historique à grignoter des cochonneries quand mon regard croise un groupe de jeunes qui commençait à partir, et soudain 3 d’entre eux font volte face, viennent vers nous – et m*rde, pourquoi je les ai regardés – puis ils nous disent que je suis grand et voudrait prendre une photo avec nous. Ils étaient encore plus contents en apprenant qu’on était français. Bref, j’ai cédé face à ces jeunes ne voyant que peu de touristes comme nous – et c’est vrai qu’on n’en croise pas -, du coup, il doit y avoir ma photo avec 2 mexicains qui traînent sur les réseaux sociaux.

Salsa ! Lors de notre dernière soirée à Veracruz, Gerry nous emmena à nouveau dans un bar avec des bières délicieuses, mais surtout dans 2 boîtes : une de salsa, et franchement pareil qu’en France : y’a des bons danseurs, et d’autres qui semblent s’être trompé de salle. Rien d’exceptionnel. L’autre boîte c’était de l’électro, classique aussi, mais toujours un bon moment !

Là où l’aventure a du rebondissement (vous n’avez pas lu tout cet article pour rien, tenez-bon !), c’est quand dans la seconde boîte, sur le coup des 3h du mat’, on est pris avec Manon d’une bonne douleur au ventre. Là vous vous dites : “ça sent la merde”, et vous avez pas tout à fait tort, mais surtout au second degrés.

Outre les quelques désagréments entériques qui survinrent et une nuit écourtée à 5 malheureuses petites heures, nous fonçames au terminal de bus. Il est 11h quand on arrive, le bus est à 11h30, on est large pour prendre nos billets ! Sauf que, ô désespoir, la file d’attente est énorme ! 11h24, c’est notre tour, tous les espoirs sont encore avec nous, mais le bus de 11h30 est plein. Fichtre. Le suivant, à 13h pile n’a plus qu’une place. Reste celui de 13h25, on croise les doigt, sinon ça décale à 18h. On est chanceux puisqu’il est quasi vide. La fille au guichet nous embrouille car on avait une réduction de 10% qui ne s’applique pas (c’est le genre de petit détail con qui vous met un peu en boule après coup, et vous maintient dans une forme de stress constant ; et encore, je vous en met très peu, j’aurai pu préciser qu’on est parti à la bourre de chez Gerry, que le taxi a fait un détour, qu’on s’est tapé TOUS les feux rouges, qu’il n’y avait que 3 guichets sur 7 d’ouverts, et j’en passe. Plaignez-nous, vous le pouvez… Non je déconne ! On est en vacances après tout 🙂 mais revenons à nos brebis : on a nos tickets pour le bus de 13h25).

13h20, nos oreilles discernent que le bus est en voie 4, on y fonce, mais quand je vais pour mettre les bagages en soute on me dit :
– “Non, c’est pas le bon, celui là c’est celui de 13h15, le votre 25”
– “… 13h15 ? Il vient d’être créé ? Et c’est 13h25 mon coco !”

On court alors partout pour comprendre ce qu’il se passe, et on navigue dans une brume de
– “On sait pas à quelle heure arrivera le votre, ni sur quelle voie. Peut être voie 4 vers 14h, peut être 15h, peut être…”
– “Non c’est bon chut !
Je vous avais dis que ça sentait mauvais cette journée. Pour vous la faire courte (parce que l’article est déjà énorme !), c’est les vacances scolaires depuis hier soir au Mexique, du coup c’est le bordel (ça explique la file d’attente à rallonge).

Sur le qui-vive, stratégiquement placé sur le quai même (la salle d’attente c’est pour les gens qui ne sont pas stressés), j’aperçois sur le coup des 14h40 notre bus en approche. Nous vîmes alors tour à tour tous les gens que nous avions sollicité dans notre pseudo-panique. Ils voulaient vérifier que nous avions bien vu le bus (tu penses, on était les premiers devant la soute), nos regards se croisaient, et certains nous lançaient clairement via leurs mimiques un :
– “Ça y est, il est arrivé votre putain de bus ! Yes !”

En bref, Veracruz est une ville où il fait bon vivre, on y est resté du 9 au 12 avril et ça vaut le coup d’y passer ! Prochaine étape, Villahermosa.

Xalapa – la jungle et les quiproquos

Après 5h de bus, nous arrivons à Xalapa. La dame qui va nous héberger habite à Coatepec, une petite ville à côté. Un taxi nous y emmène. Nous sommes accueillis par Susan, âgée d’une soixante-dixaines d’années, une États-Unienne qui a décidé de venir passer sa retraite au Mexique et qui vit avec ses chiens, deux lévriers adorables. Nous pouvons donc lui parler anglais ou espagnol. Kévin choisit l’anglais, moi l’espagnol, on pourrait penser que ça va aller mais ça ne va pas être aussi simple… Nous sommes installés dans une chambre d’amis avec salle de bain, au top ! Il fait juste très chaud.

Elle nous propose à manger. Comme nous n’avons pas mangé depuis le repas léger de midi, on accepte. Elle propose du fromage mais je n’aime pas, elle sort ensuite des muffins (trop bien !), ils sont à la banane, le seul fruit que je n’aime pas, mince ! Comment se faire passer pour quelqu’un de compliquée… Je n’aurais finalement rien de plus consistant qu’une soupe mais avec la chaleur, je n’avais pas trop d’appétit. La communication s’annonce difficile, elle est un peu sourde et me demande souvent de répéter. Elle nous propose les choses à visiter dans la région puis se met à chanter avec l’un de ses chiens. Nous ré entendrons souvent Susan faire “waou awahouuu”.

Petite consigne à respecter : ne pas jeter de papier dans les toilettes. Kévin oublie et bouche les toilettes dès le premier soir, oups (et pas ceux de notre chambre mais ceux que Susan utilise, c’est plus marrant). Ça commence bien…

On file se coucher, demain petit déjeuner états-unien à 8h.

Mardi 8 avril 2014

On entend piailler beaucoup d’oiseaux différents dehors, j’adore !

Au petit déjeuner : café, jus d’orange, fruits, pan cakes (ratés, pas assez cuits), œufs, cookies, muffins… Plus consistant que le repas du soir.

Très gentille, Susan nous amène à Xico, un village à côté pour voir des chutes d’eau.

Cette région est mon premier coup de cœur, un coin de paradis ! La région la plus verte du Mexique. Je me sens frustrée de ne pas avoir pu immortaliser tous ces beaux paysages comme je l’aurais voulu…

Durant le trajet, on aperçoit au loin des volcans dans la brume, la vue est belle. Toutes les villes sont entourées d’une jungle à perte de vue, impressionnant ! On se retrouve sur une petite rue pavée bordée d’une forêt de bananiers, c’est magnifique. Elle nous laisse 2h avant de revenir nous chercher. On se retrouve à crapahuter à travers la jungle surplombant une belle cascade.

Xalapa jungle

Il y a énormément d’oiseaux divers, on aperçoit un écureuil et j’ai eu la chance de voir un énorme papillon bleu (au moins 4 fois plus grand que les plus courants). Il ne fait ni chaud ni froid.

Je serai restée des heures ici, je m’y sentais vraiment bien, la nature comme je l’aime !

Susan est malheureusement déjà là. Il se met à pleuvoir 5 minutes après mais nous sommes à l’abri dans la voiture. Elle nous fait voir le centre de Xico, de jolies maisons colorées. Elle nous dépose à Coatepec pour aller manger. Un petit restau très sympa. La pluie a cessé pendant qu’on mangeait.

L’après-midi direction Xalapa pour visiter le musée anthropologique. Il y a beaucoup de taxis mais aussi beaucoup de bus et quand on connaît les arrêts, c’est encore plus économique (0,50€/personne). Arrivés au centre de Xalapa, on aperçoit un panneau indiquant le musée. On descent vite du bus. On suit le panneau mais aucune autre indication ensuite. On se retrouve donc à demander la direction à des passants et à chaque fois, ce n’est “pas loin”… Au final, environ 30 minutes de marche pour rejoindre le musée.

1h30 pour le visiter. Il retrace l’histoire des civilisations de l’Amérique (aztèques, olmèques, mayas, …) et expose tous les objets, statuts, … qui ont été retrouvés. Très intéressant.

Dernier endroit que l’on veut visiter : le jardin botanique. On demande à une passante la direction, elle nous répond qu’il est vraiment très loin, qu’on ne peut pas y aller à pied. Pour une fois qu’on nous dit que c’est loin, on préfère reporter cette visite au lendemain. Pas mal de marche pour retrouver un arrêt de bus. Retour chez Susan. Repas avec elle. A chaque fois que je lui parle, elle ne me comprend pas ou elle ne m’entend pas ce qui ne m’encourage pas à communiquer. Heureusement elle parle beaucoup, surtout en anglais, et je suis contente de pratiquement tout comprendre. Au cours de la soirée, on se rend compte qu’il y a eu un quiproquo, elle pensait que nous partions le jeudi alors que nous partons le mercredi, c’est à dire le lendemain.

On a vraiment un problème de communication avec elle et on ne se sent pas à notre aise.

Mercredi 9 avril 2014

Après le petit déjeuner de 8h, nous partons en bus visiter le jardin botanique. Je m’attendais à un jardin bien carré, bien taillé mais pas du tout, plutôt une mini jungle bien sauvage avec pleins d’oiseaux, très bonne surprise !

Retour à Coatepec. Nous avions demandé à Susan si elle voulait manger avec nous (on voulait lui payer le restaurant) mais elle nous a répondu qu’elle partait faire des courses et qu’elle serait de retour vers 14h. Sachant que nous partions aujourd’hui, nous lui avons dit qu’on l’attendrait avant de nous en aller.

Après un petit restau, on arrive chez Susan. Elle est rentrée, assise à table avec le couvert mis pour 3. Elle nous attendait pour manger ! On se ré-explique, encore un quiproquo…

Même quand je dis des phrases toutes simples, elle ne comprend pas. J’abandonne. On rassemble rapidement nos affaires. On a du mal à cerner Susan, un côté stricte et pourtant chaleureuse juste avant notre départ. On a eu droit à un câlin.

Nous voilà dans le bus, direction Veracruz.

J’en profite pour faire un point sur l’un des objectifs de notre voyage : le contact avec la population locale.

Pour le moment, nous sommes satisfaits. Grace au couchsurfing, on communique déjà pas mal. Mais les mexicains sont très avenants, souriants, accueillants et serviables ; on a donc beaucoup de contacts également dehors : les réceptionnistes d’hôtels, les conducteurs de taxis, les passants qui nous aident à trouver notre chemin ou qui sont curieux de savoir d’où l’on vient…

Je trouve qu’on se débrouille plutôt bien pour comprendre et se faire comprendre en espagnol et ça n’ira que de mieux en mieux.

Poza Rica

Malgré une conduite chaotique, le bus nous dépose sains et saufs à Poza Rica. Une chaleur étouffante nous envahit alors qu’il fait nuit… Qu’est ce que ce sera quand il fera jour !

On trouve rapidement un taxi qui nous dépose à l’hôtel. Nous avions réservé une chambre mais il ne leur reste que des chambres doubles, avec 2 lits 2 places, bien plus chères. C’est une erreur de leur part. Honnêtes et arrangeants, ils nous laissent une chambre double pour le même prix qu’une simple à condition que l’on n’utilise qu’un seul lit.

Nous voilà enfin dans notre chambre, climatisée !

Dimanche 6 Avril 2014

Jorge nous a prévenu que nous changions d’heure, une heure de perdue ! Nous avons déjà subi ça en France juste avant de partir… 2 décalages horaires en 2 semaines, la poisse… Surtout dans ce sens.

Comme prévu, il fait chaud, très chaud… 37°C, et 94% d’humidité !

Les taxis ne sont pas chers et le prix est négociable. Nous arrivons ainsi à El Tajin, un site archéologique, une ville entourée de mystères puisqu’on n’a aucune certitude sur qui l’a construite et qui l’a détruite !

L’entrée coûte 59 pesos sauf le dimanche où elle est gratuite ! Nous n’avions pas anticipé ce genre de chose, c’est une bonne surprise.

Le site est très grand et magnifique, un aperçu en image.

El tajin kevin

Après un petit encas, on négocie un taxi pour aller à Papantla, une ville à côté. C’est vraiment pratique ces taxis. On n’a pas besoin de réfléchir à comment se déplacer, quand, où, à quelle heure… Il y en a beaucoup, à toute heure, n’importe où et pour un prix raisonnable.

Après une petite balade, on décide de retourner à l’hôtel. On commence à appeler un taxi, le conducteur nous donne un prix 3 fois plus cher qu’à l’allée, impossible à négocier. Tant pis pour lui, y’en a des dixaines d’autres autour ! Oui sauf que… Le 2ème tient le même discours. On comprends finalement qu’il y a deux sortes de taxis. Il y en a des collectifs, qui prennent plusieurs passagers ce qui réduit le prix et les classiques. On se retrouve finalement à 6 dans un petit taxi (dont 2 personnes bien portantes… Je ne parle pas de nous hein !).

Retour à l’hôtel tout transpirants… Vive la douche froide et la clim !

On décide de ressortir seulement pour manger. La réceptionniste nous a indiqué un restau pas loin. On part à pied, la nuit tombe rapidement et toujours pas de restau en vue. On demande à deux policiers s’ils connaissent un endroit pour manger. Rien ici, il nous conseillent de prendre un bus pour rejoindre le centre ville. Notre hôtel n’est pas dans la ville, on n’avait pas prévu de reprendre des transports. On préfère revenir sur nos pas, on aperçoit un petit magasin qui ne vend que des petits biscuits. La dame nous confirme qu’il n’y a pas de restau et que le plus proche, c’est un magasin Oxxo (supérette ouverte H24).

Nous voilà repartis, soit disant pour 5-10 minutes. Au bout de ce temps, on croise deux adolescentes qui nous confirment la direction pour rejoindre l’oxxo, à 5-10 minutes.

Mais bon, on commence à avoir l’habitude de leur notion de “pas loin”, ça va de 500m à 2km.

Finalement, on trouve le magasin tant recherché. Repas léger et peu fameux, sandwich de supermarché classique, la glace en dessert nous laisse sur une meilleure fin. Malgré ces petites rues sombres, on retrouve l’hôtel sans se perdre ni se faire agresser (histoire de rassurer papa et maman, mais bon, après, on dit bien ce qu’on veut !). On ne saura jamais ce que nous avait indiqué la réceptionniste, sûrement un quiproquo, peut-être n’avait-elle pas compris que nous étions à pied.

Une bonne nuit de sommeil avant de partir, direction Xalapa.

Teotihuacan et le restau

Vendredi 4 Avril 2014

Teotihuacan, c’est un site de pyramides Aztèques. Je rectifie : C’est un site IMMENSE – pour nous – de pyramides Aztèques.

Après un petit déjeuner copieux (j’avais une fin de loup, sûrement dû aux tacos deguelasses de la veille), le père de famille nous dépose directement à la gare de bus au lieu du métro pour nous faire gagner du temps. Au passage on parle de la folie des 2 roues ici : les casques, c’est pour les tapettes. On prend le bus pour aller sur le site.
A peine installés dans le bus, des gens essayent de nous vendre diverses choses et ce sera comme ça toute la journée. Deux jeunes hommes montent et se mettent à jouer de la guitare tout en chantant dans le couloir du bus. Très agréable de les écouter.

Le gars qui nous fait payer nos billets à l’entrée ne nous rend pas la bonne monnaie, on s’en aperçoit juste après mais impossible de se comprendre, ils nous embrouille, 50 pesos soit 2,5€ de perdus. Ce qui est cool, c’est qu’à force de se faire arnaquer de différentes façon, on s’immunise à toutes les sortes d’arnaques. Enfin, on espère, à voir !

Le site est très beau mais il fait très chaud, pas une pointe d’ombre, beaucoup de marche pour visiter, dur de grimper jusqu’en haut d’une pyramide. Y’a pas à dire, on est des grands sportifs.
On se fait aborder toutes les minutes par des vendeurs de souvenirs, mais un petit “non, merci” et ils n’insistent pas. De plus, si on leur demande un renseignement, ils sont très serviables et souriants. Ainsi quand on demande à l’un deux où se trouve un restau que nous ont conseillé nos hôtes, il nous l’indique et ajoute :
– “Vous êtes français ?”Tienda titihuacan
– “Oui, mais comment l’avez-vous deviné ?”
Bref, nos supers accents nous avaient trahis : on était repéré comme français.

On se pose à l’ombre avec une bonne glace puis on décide d’aller manger au restaurant “la gruta” que nous a conseillé Soco (la maman de Jorge, je le rappelle au cas où on vous aurait perdu en chemin, ou bien que vous n’ayez pas lu l’article précédent sur notre arrivée au Mexique. Mais on ne vous en veut pas si tel était le cas. L’erreur est humaine. 😉 ).

Physiquement lavé par cette chaleur écrasante, ce magnifique restau dans une grotte sonne notre salut. La fraîcheur nous fait du bien, limite froid d’ailleurs, passer de 30 à 20°C ça fait un choc (on pense aux français qui dépassent difficilement les 15°C en ce moment…. 🙂 ). Plats typiques très bons, et j’en profite pour faire une parenthèse sur le service ici, car je n’avais jamais vu des serveurs :
– nous servir l’eau commandée dans notre verre (les autres boissons ok, mais l’eau jamais)
– arriver avec dans une main un plateau contenant les plats et l’autre une petite table, table qu’il déplie pour y poser leur plateau, puis nous servir (ça fait classe !)
– si on veut un dessert, il apporte un plateau contenant les desserts tout fait directement ! Au moins on voit à quoi ça ressemble. On a adoré ça !
– sourire tout le temps (à moins qu’ils se foutent de notre gueule de touristes)

Bref, outre l’écureuil qui passa sous les tables (c’est con mais on imaginait pas voir des écureuils au Mexique… Et encore moins dans un restau), au moment de l’addition on a eu un coup de chaud, et voilà pourquoi : Jorge nous avait conseillé de prendre le minimum d’argent sur nous pour aller sur le site, genre 400 pesos. Par prudence on avait pris 500 chacun. Heureusement, car on n’avait pas compté le repas…. Qui coûta 700 pesos (~40€). Oups !

Après cette journée bien chargée, on retrouva Jorge dans la ville, où il nous montra avec l’un de ses amis le centre historique de Mexico. C’est franchement beau. Ça me fait penser qu’on vous parlera plus tard de la conduite au Mexique (là vous vous demandez le rapport entre le centre historique de Mexico et la conduite, et vous avez bien raison de vous poser cette question, mais il n’y a aucun rapport entre eux.) Ça vaudra un bon article à elle seule, je peux vous dire que j’écris actuellement ces lignes dans un car nous emmenant de Mexico à Poza Rica, il est 22h00, il fait nuit noire, y’a du brouillard, le chauffeur double dans les virages des voitures et des bus, et je serre les fesses tant que je peux pendant que Manon tente de dormir. Pas facile quand dans chaque virage elle est projetée soit contre la fenêtre, soit contre mon épaule. Ça vous donne une idée, Mais tout ça, on le détaillera – peut-être – plus tard.

Premiers contacts avec les autochtones

Jeudi 3 avril

Premier repas au restau de l’hôtel : des fajitas délicieuses, pas du “old en Paso” (bien que les fajitas ne soient pas mexicaines du tout) ! Mais on laisse de côté la sauce et une substance verte forte beaucoup trop épicée/pimentée pour nos papilles gustatives occidentales.

On quitte l’hôtel, on a un couchsurfing prévu pour le soir.

Certains d’entre vous se demandent alors : “Couchsurfing ? Késaco ?”. Explication :

Le couchsurfing a pour ligne de conduite l’échange entre personnes de diverses cultures et nationalités (voir même votre voisin, pourquoi pas !) en hébergeant ou se faisant héberger, sans contre-partie explicite (mais vu qu’on est civilisé et pas des profiteurs, un geste une attention, des courses, ça fait toujours plaisir). C’est un échange humain quoi. Ça tombe bien, c’est la ligne de conduite (j’aurai pu mettre “guidelines” pour éviter la répétition, mais les personnes anti-anglicismes me tomberaient dessus ; je disais donc, c’est la ligne de conduite) de notre voyage. Dans la pratique, on s’est inscrit sur le site couchsurfing.org puis précisé notre itinéraire avec des dates de passage approximatives dans nos villes de passage. Les hôtes (ceux qui hébergent) nous envoient alors des invitations pour que nous couchions chez eux (nous, on est donc des couchsurfers : on squatte !). On s’envoie alors quelques messages pour voir si nous sommes sur la même longueur d’onde et voilà ! Mais revenons à nos moutons.

Après avoir acheté une carte sim locale (plus facile pour communiquer avec nos hôtes si aucune connexion Internet), on se dirige vers le métro pour se rapprocher du point de rendez-vous avec notre hôte.

Lorsque le métro arrive, les portes s’ouvrent 5 secondes seulement. C’est très dommage, car avec nos gros sacs et la foule, on se fait bloquer à 2 reprises entre les portes. Mais les Mexicains réagissent toujours au quart de tour pour tirer les portes du métro et nous débloquer.

Entre deux stations, on se fait accoster par deux jeunes garçons. On ne comprend pas grand chose, mais ils ont l’air sympa, puis à notre sortie de métro à notre point de rdv, Polanco, un jeune de 16 ans, Jovèn (prononcez “Robenne”, parlant espagnol et anglais nous accoste. Il est sympa et on se pose dans un bar avec lui. On arrive à discuter avec lui pendant plusieurs heures en mélangeant les deux langues. Très gentil et serviable, il prend son téléphone pour déterminer un lieu de rdv précis avec notre hôte et propose de nous y conduire. Ils ne sont pas adorables ces mexicains ?

On se balade pendant 30 bonnes minutes et finalement il nous dit qu’il vaut mieux qu’on prenne un taxi, qu’il appelle comme ça sur le côté de la route. On se place en retrait pour ne pas attirer des taxis opportunistes ayant envie de se faire des touristes (il est déconseillé de prendre des taxis de cette façon pour nous). Nos gros sacs nous font bien mal au dos, vive le taxi !

On arrive sans soucis au lieu voulu. Jovèn finit par nous laisser, on aurait bien voulu prendre une photo avec lui, mais dans l’émotion et l’action, on a préféré profiter du moment et complètement zappé de l’immortaliser ailleurs que dans nos cerveaux.

On rencontre notre hôte, Jorge, 27 ans, qui vit dans une maison à la périphérie de Mexico avec ses parents et ses 4 chiens. Après 10 minutes à parler en un mélange d’espagnol et anglais, on se rend compte qu’il comprend et parle très bien le français ! Il a passé 3 ans en France pour ses études.

Il a une course à faire d’une bonne heure, donc on laisse nos sacs dans sa voiture. On part manger des tacos en ville puis sa mère, Soco, nous rejoint puis nous amène chez eux. Une grande maison, super belle, et le must :  elle nous laisse le choix entre 2 chambres d’amis et nous laisse libre de nous servir à manger ou d’utiliser la machine à laver. “On vous fait confiance, faites comme chez vous” (mais en espagnol hein, car elle ne parle qu’espagnol, mais doucement, pour qu’on la comprenne. C’est ti pas adorable ?)

Le père nous rejoint, il est aussi adorable que sa femme, ils nous aident à programmer nos 2 prochains jours, nous proposent des endroits à visiter, appellent une compagnie de bus pour connaître les horaires et le prix. Son père nous chantent la marseillaise en espagnol, excellent !

“Arf, putain mais qu’est-ce qu’on fait là ? C’est trop bon”, vous reconnaîtrez que cette phrase viens de moi, Kévin, grâce au fameux “arf”., signe de stupéfaction, admiration, et surtout bonheur.

On est HS d’avoir crapahuté toute la journée avec nos sacs, et on commence à souffrir de la fatigue car notre hôte n’est toujours pas revenu chez lui au bout de 3h et il a nos sacs dans son coffre. Mais on lutte, on est des warriors quoi (warriors = guerriers. Mais ça fait mieux en anglais je trouve. Non ?). Notre kidnappeur de sac revient finalement, on fonce sous la douche et au lit. On ressent toujours le décalage dans nos têtes, mais bien heureusement, plus pour longtemps.

Un bon premier contact avec les mexicains qui ont été disponibles et chaleureux. On est tombé sur une super famille aussi. Le pied.

Arrivée à Mexico

Paris –> Dallas (11h)
Dallas –> Mexico (2h30)

Enfin on aperçoit Mexico. Vu d’en haut, la ville s’étend à perte de vue ! Pas étonnant qu’elle abrite 20 millions d’habitants.

Notre avion se pose à Mexico sous un ciel très nuageux.
Il est 19h (heure locale) mais dans notre tête il est 3h du matin. On est exténué.
Malgré la fatigue, il faut rester vigilant. Un peu d’attente pour passer la douane pour seulement quelques secondes à regarder nos passeports et récupérer le formulaire d’immigration.

Allez, pourvu que nos bagages aient bien pris le même avion que nous… Envie de les voir mais pas de les remettre sur notre dos.
Ça y est, on en voit un puis l’autre, ouf ! Nous avions fait recouvrir nos sacs d’un film plastique mais cela n’a pas découragé la douane États-Unienne ! Le sac de Kévin n’a rien mais le mien a été ouvert et fouillé grrr
Effet psychologique ou non, il me semble plus léger… Après vérification, il semblerait qu’il ne manque rien.

Encore un formulaire à remplir et enfin nous sommes libres !
Objectif : trouver un taxi pour nous amener jusqu’à l’hôtel que nous avons réservé seulement pour la première nuit.
Kévin se sent à l’aise avec l’anglais mais se retrouve perdu face à l’espagnol. Heureusement pour moi c’est l’inverse ! Des gars nous font de grands signes pour qu’on prenne leur taxi mais on sent l’arnaque et je préfère m’avancer vers un homme qui me paraît plus professionnel. Après 2-3 échanges, on arrive à trouver un taxi avec un prix raisonnable, 260$MXN (diviser par 20 pour convertir en euros, 13€ le taxi).

Nous voilà dans la folle circulation de Mexico. Je demande au chauffeur s’il connaît notre hôtel, apparemment oui. Au bout d’un quart d’heure (l’aéroport ne se trouve pas loin du centre de la ville !), le chauffeur nous montre notre hôtel. Bizarre ce n’est pas le même nom… Je répète le nom de l’hôtel et il nous confirme que c’est celui-ci. Le réceptionniste de l’hôtel n’a pas la même version, ce n’est pas cet hôtel (pas étonnant, il suffit de savoir lire pour le voir…).
Heureusement, notre hôtel se trouve à côté, 2 rues plus loin d’après lui. En demandant à un autre homme, il nous dit que l’hôtel se situe à 3 rues dans une autre direction. Bon bon. Finalement Kévin sens mieux ce dernier gars, et ô miracle, on accède à l’hôtel tant désiré, à nous le repos !

SAM_0006

Enfin on a notre chambre, propre avec un grand lit et une grande télé, bonne surprise pour une chambre à 20€ la nuit pour 2 !
Un dernier effort pour prendre une douche, commander un plat rapide (mais préparé en 45min) au restau de l’hôtel pour Kévin (dans l’avion on mange, mais en petite quantité et pas très bon…).

On s’écroule enfin sur lit. Ça y est on est à Mexico.

L’aventure sur ce continent commence !