Découverte d’Uyuni, son salar et la tourista

Le 4 juillet on se réveille en Bolivie, à Uyuni, dans une chambre glacée. Bon, on se motive pour aller prendre une douche. On arrive à avoir de l’eau chaude mais l’air ambiant est froid. Dehors le vent est froid mais heureusement il y a du soleil. Il est 13h et on a bien faim, il est donc tant de sortir de l’hôtel à la recherche d’un restaurant. On n’est pas encore dans la rue qu’on voit une foule de manifestants boliviens. Apparemment ils sont contre la construction d’un nouveau terminal de bus. On n’est pas sûr d’avoir tout compris mais il semblerait qu’ils n’aiment pas recevoir des milliers de touristes. Uyuni est une ville très calme avec de grands espaces pour circuler. Est-ce en rapport avec la manifestation que tout est fermé ? Peut être ! Au bout d’un long moment, on finit par trouver un restaurant ouvert, juste à tant pour voir sur l’écran de télévision que la France a perdu contre l’Allemagne. On s’en fout bien sûr mais bon, mieux vaut ne pas crier qu’on est français à ce moment là. Les deux serveuses du restaurant sont deux jeunes filles peu souriantes et pas du tout serviables. C’est un comble pour des serveuses ! On a l’impression que c’est un restaurant familial et qu’elles ne sont pas très enthousiastes pour occuper ce poste. Enfin bon, on a attendu nos plats pendant un long moment mais on a bien mangé, c’est le principal.

Dans chaque pays, on achète une carte SIM pour pouvoir passer des appels locaux (au cas où on ait un couchsurfing, ce qui n’est pas certain du tout en Bolivie pour le moment). On trouve un magasin qui en vend, tenu par une jeune fille qui ne sait pas sourire non plus et qui parle tout doucement. Elle nous vend une carte mais ne sait pas comment l’activer. On ne capte même pas un réseau, notre achat ne sert pour le moment à rien. Dans un autre centre téléphonique, une dame un peu plus compétente nous l’active, une bonne chose de faite. On rencontre une française d’origine hongroise (d’où son accent) qui voyage seule pendant trois semaines seulement car elle a laissé ses deux enfants en France avec leur papa et se culpabilise de ne pas être présente pour les grandes vacances. Pas mal de gens parlent français dans la rue (des français, des quebecquois, des suisses).

Le soir, on décide d’aller manger au restau le plus près. Personne ne vient nous accueillir, ha si, un adolescent se lève du fond de la salle. On lui dit bonjour avec un grand sourire mais il fait clairement la gueule. Il ne nous décrochera pas un sourire de la soirée et restera devant la télé, un ado quoi !
On ne veut pas juger trop vite mais pour le moment les boliviens sont froids et peu souriants…

uyuni 4x4On passe la nuit dans notre frigo avant notre excursion du lendemain. D’ailleurs venons-y. On part en excursion deux jours en 4×4. Après avoir attendu une bonne demie heure, on voit notre chauffeur, qui tire la gueule. Décidément c’est la mode ici. Kévin lui lance un premier “holà”-pas de réponse- puis un deuxième “HOLÀ” bien insistant, au cas où il n’ait pas entendu… cette fois un faible “holà” sort de sa bouche, toujours pas de sourire mais on fera avec. On voyage avec deux autres couples et un coréen (ce dernier ne parlant pas espagnol, seulement anglais, aura du mal à comprendre ce que notre chauffeur nous explique. Les excursions étaient annoncées dans les deux langues mais notre chauffeur ne parle pas anglais). En descendant du 4×4 au premier arrêt, notre chauffeur nous demande si on parle espagnol, ce à quoi on lui répond que oui et qu’on préfère l’espagnol à l’anglais. Suite à cette réponse, devinez quoi, il nous a souris ! Je me doutais bien que quand il saurait qu’on parle espagnol, le courant passerait mieux.

uyuni trainRevenons à l’excursion. Première journée qu’a t’on vu : des vieux trains d’origines anglaise et française et le fameux salar d’Uyuni qui s’étend sur 10 582 km carré, le plus grand qui existe. Pour ceux qui veulent plus de détails sur sa formation, lisez le paragraphe en italique : l’altiplano bolivien comptait deux grands lacs: le lac Ballivian au nord (emplacement de l’actuel lac Titicaca) et le lac Minchin au sud. Il y a environ 15 000 ans, les eaux du lac Minchin se sont évaporées lentement laissant une succession de dépôts de sédiments lacustres et minéraux drainés depuis les montagnes environnantes. Le Salars d’Uyuni s’est ainsi formé au cours des millénaires avec des couches calcaires en profondeur recouvertes d’une croûte de gypse et halite (sel) en surface. Cette étendue de sel est située à 3 658 m d’altitude.

On en avait vu des photos qui nous avaient fait rêver, peut être un peu trop rêver… Une grande partie du salar n’est pas aussi blanc que ce que l’on s’était imaginé, la faute au vent qui a déposé du sable il y a moins d’un mois. Le salar redeviendra bien blanc après les pluies en août. Il y a beaucoup de touristes, on est loin de se sentir seul au monde en communion avec la nature comme à Ushuaia. On s’arrête plusieurs fois dans le salar et bon, quand même, il y a de grandes étendues blanches de sel comme on l’espérait. Il y a un hôtel au milieu du salar où le chauffeur nous arrête pour nous servir un repas équilibré (légumes, viande, féculents, fruits). Nous repartons à bord du 4×4 dans ce désert de sel. Prochain arrêt : les yeux du salar. Ce sont en fait des trous dans lesquels de l’eau bout, en tout cas c’est l’impression qu’on a en voyant les bulles qui en ressortent mais l’eau est gelée. En quelques mots, c’est moche. L’aspect est répugnant faisant penser à des égouts. Le décors autour accentue cette image de déchèterie avec un vieux pneu. Bref, on n’est pas conquis !
Plus loin, le salar apparaît comme une banquise craquelée de dalles hexagonales. Voilà un endroit qui vaut le coup d’œil ! C’est magnifique.

uyuni salar

A 15h30, notre chauffeur nous dépose à l’hôtel où l’on va passer la nuit, au pied du volcan Tunupa. En fait il nous dépose avec le coréen mais repart avec les autres qui ne font l’excursion que sur une journée. Il n’y avait pas assez de monde faisant la même chose que nous ce jour là, on devra donc s’incruster avec d’autres personnes le lendemain pour faire le retour. Mais on en n’est pas là, et même loin de là !

L’hôtel se trouve dans un hameau au milieu du salar où vivent une vingtaine de personnes. On se balade aux alentours pour voir les ruines d’un village en pierre, un lit d’eau abritant des flamants roses, des lamas et le coucher du soleil. On retourne à l’hôtel frigorifié. Bien sûr l’hôtel n’est pas chauffé et les toilettes sont dehors. On nous sert un repas à 18h30. On mange à la même table que le coréen et on échange quelques mots avec trois personnes de la table à côté de nous. Le froid nous oblige à filer sous les couvertures. La femme à Uyuni qui nous a vendu l’excursion nous avait dit qu’on nous donnerait des bouillottes. Je demande au personnel de l’hôtel. Ils me répondent qu’il n’y en a pas -j’insiste- ils me disent de demander à la gérante. Elle me confirme qu’il n’y a ni chauffage ni bouillottes et me donne des couvertures en plus. À ce moment là, j’en veux à la femme d’Uyuni. Qu’on vive des situations difficiles c’était prévu mais quand on paye pour quelque chose et que finalement ce n’est pas ce qui a été annoncé, on a de quoi s’énerver. (On a payé 50€ chacun.) J’arrive à me calmer mais à peine je commence à me réchauffer dans le lit que Kévin se sent mal. Et là c’est le drame.

Kévin observant les flamants roses avec des jumelles, en pleine forme, sans se douter de ce qui l'attend quelques heures plus tard...

Kévin observant les flamants roses avec des jumelles sans se douter de ce qui l’attend quelques heures plus tard…

Il file aux toilettes et part en diarrhées et vomissements. Je cours demander une serviette pour qu’il se nettoie et du papier toilette. J’aurais beau expliquer la situation, la gérante finira par me donner une serviette parce que j’ai vraiment beaucoup insisté et me VENDRA du PQ, oui VENDRE. Dans la panique de voir Kévin aussi mal, dans un endroit perdu avec des gens peu compatissants, j’aborde des touristes en train de manger. Physiquement ils pourraient être français, je tente le tout pour le tout et leur parle français. Dans notre malheur, on aura un vrai coup de chance : c’est un groupe de suisses dont une médecin ! Elle tente de faire un diagnostic, il est fort possible que ce soit alimentaire. Elle nous remplit une de nos gourdes d’eau chaude et nous donne des médicaments en plus de ceux qu’on a déjà. Des médicaments efficaces et appropriés mais le soucis c’est que Kévin ne s’arrête pas de vomir. Être malade ce n’est jamais un moment de plaisir mais en plus quand on est au milieu d’un désert de sel et enfermé dans des WC à l’extérieur où souffle un vent glacial… Pour ça aussi la femme nous a menti. Elle nous avait dit qu’il ferait plus chaud qu’à Uyuni. Le guide des suisses qui parle espagnol et français demande une bassine pour que Kévin puisse vomir dans la chambre où il fait un peu plus chaud. Il devra insister pour l’avoir. Tout le monde file se coucher, sauf nous. Je n’arriverai pas à me procurer un verre auprès des gens de l’hôtel : “Demandez à la gérante” est leur seule réponse, ils ne seront pas capables d’assumer de prêter un verre ! Lamentable ! Je trouve ça scandaleux qu’ils se foutent de l’état de santé de Kévin et qu’en plus ils ne me donnent même pas des choses simples. Puisque plus personne n’est là, je décide de me servir en PQ et bouteilles d’eau minérale au comptoir.

Je suis très inquiète. Kévin passe son temps au toilette. Je reste avec lui, j’ai froid, je suis fatiguée, je ne sais pas quoi faire. J’ai repéré le numéro pour appeler notre assurance mais de toute évidence on va devoir passer la nuit ici. Kévin me dit qu’il a peur, moi aussi…
Après plusieurs heures, il finit par s’endormir sans avoir vomi les derniers médicaments. Je m’endors à ses côtés peu rassurée et avec la chaire de poule (pas de peur mais de froid).

Au réveil, Kévin est très faible, toujours balonné et sans appétit. Il prend des médicaments en se forçant à manger un peu du petit déjeuner qu’on nous a préparé et retourne au lit. De mon côté, je me balade un peu dans le hameau sous un beau soleil, fait connaissance avec la petite fille qui vit ici et bien sûr, je prends soin de mon Titange malade.
A 13h30, notre 4×4 arrive. Je me précipite vers le chauffeur pour lui expliquer l’état de santé de Kévin. Enfin une personne compréhensive et sympathique. On mange sur place avec le nouveau groupe de la journée. Une polonaise et un couple de péruviens avec leur adolescent, tous très sympathiques. Je comprends tout ce qu’ils me disent et ne réfléchis plus à mes mots pour m’exprimer. Comme quoi on s’est bien amélioré depuis avril sans s’en rendre compte. Kévin participe beaucoup moins à la conversation mais tout le monde sera au petit soin à demander comment il va et à donner des conseils. Il mange quelques bouchées de poulet et de riz et retourne somnoler avant notre départ.

uyuni ile cactusL’après midi, on revoit pas mal de lieux déjà visités la veille, seule nouveauté : l’île des pêcheurs, au milieu du salar. Une île qui n’est plus entourée d’eau puisque tout s’est évaporé. Elle n’est pas du tout remplie de poissons mais de grands et nombreux cactus. Son nom vient de sa forme. Kévin se repose dans le 4×4. Je pars donc seule à la découverte de cette île piquante. Dans cette partie du salar, la couche de sel est plus épaisse, j’ai l’impression de marcher dans la neige.

On retourne à tant à Uyuni pour prendre le bus qu’on nous a réservé et qui nous conduit à Potosi. Bien sûr, on avait réservé sans savoir que Kévin se sentirait mal. On n’est pas à 7€ près mais il préfère faire le trajet. Nous voilà donc partis pour 4h de bus. Un hôtel avec chauffage, salle de bain privée et petit déjeuner copieux nous attend… normalement !

La Bolivie, un début difficile

Jeudi 3 juillet 2014, à Calama, 7h du matin, notre bus est à l’heure direction Uyuni en Bolivie. 8h de route ce n’est pas si long et pourtant quand les ennuies s’accumulent ça passe tout de suite moins vite. Une vieille dame assise à côté de nous dégage une forte odeur qui nous incommode tout le trajet. Au bout de 2h c’est une envie de pisser qui commence à me gêner. Les toilettes du bus ne fonctionnent pas, on n’y a pas accès. Je demande au gars qui nous encadre dans combien de temps on s’arrêtera. Il me répond 1h mais en voyant ma grimace, il demande au chauffeur de s’arreter au bout de 10 minutes. C’est gentil mais on est en plein milieu du désert, pas d’arbres pour se cacher et une dixaine de personnes qui sont descendues pour pisser également. Pour les hommes c’est pratique. Pour les mamies boliviennes également : avec leur grande robe, elles font ça en toute discrétion. J’abandonne la possibilité de me soulager ici, à moins de montrer mes fesses à tout le monde. Je remonte dans le bus et c’est là que commence ma torture. L’envie est trop grande, je suis obligée de rester contracter mais au bout de 30 minutes c’est difficile de me retenir, ça me fait mal au ventre à chaque secousse – oui parce qu’on n’emprunte pas une route mais plutôt un chemin de terre sinueux au milieu du désert. Au bout d’une heure, on arrive à la douane, enfin ! Le bus tourne encore 5 bonnes minutes histoire de bien me faire souffrir puis je descends et me retrouve devant des toilettes fermés. Heureusement, on me laissera l’accès à un WC privé. Je me sens beaucoup mieux contrairement à d’autres filles qui ont l’air de chercher un coin à l’abris des regards.

Un tampon par ci, un tampon par là (sur le passeport hein, j’ai fini de parler de toilette !). Nous voilà en Bolivie, encore 4h de route avant Uyuni, perchée à 3700 mètres. Il fait très chaud dans le bus contrairement à la température extérieure. Le chauffeur nous dépose au début de la ville et non au terminal de bus. Il parachute tous les touristes ici, à nous de nous débrouiller avec nos gros sacs pour rejoindre le centre ville. On se retrouve à marcher avec une japonaise un peu perdue également, d’autant plus qu’elle ne parle pas un mot d’espagnol et que son anglais est très approximatif. Elle a réservé un hôtel et on décide d’aller y jeter un œil, histoire de l’accompagner. Une femme nous aborde juste devant l’hôtel recherché. Elle travaille pour une agence de tourisme, nous propose des excursions et nous offre une nuit à l’hôtel si on s’engage avec elle. Bon, une nuit ici c’est 4€ par personne mais ce qu’elle propose nous intéresse donc on accepte.

On nous a dit -et Internet nous le confirme- qu’en Bolivie on n’aurait pas de problème pour retirer de l’argent, pas comme en Argentine ! Premier distributeur, notre carte est refusée. Le deuxième, au bout de 4 essais, l’écran devient tout bleu, la carte ne ressort pas, grand moment de panique où l’on pense que le distributeur vient de manger notre CB et finalement, au bout de 3 secondes interminables… La carte ressort avec pleins de billets, retrait réussi ! Ouf.

Elle n'a pas le chapeau de paille avec la fleur mais on n'a pas d'autre photo pour le moment.

Elle n’a pas le chapeau de paille avec la fleur mais on n’a pas d’autre photo pour le moment.

On se balade un peu dans la ville plutôt animée. Il y a un très grand marché qui attire une foule de gens. On remarque tout de suite qu’on se fera facilement repérer comme touriste. Les boliviens sont bronzés et petits ; les boliviennes sont petites, aussi hautes que larges, habillées avec de grandes robes jusqu’aux pieds, un chapeau de paille avec une fleur derrière, la peau bronzée et coiffées de deux grandes nattes brunes. De jolies petites poupées.

On décide d’aller manger, on est affamé et le froid nous torture. On commande des spécialités boliviennes, du lama et du quinoa. La serveuse, bien typique, n’est pas très efficace et se trompe un peu dans nos commandes. On n’aura pas de quinoa mais on a tout le temps d’en manger. Je garde mon manteau même à l’intérieur, je suis gelée.

De retour à l’hôtel, on se rend à l’évidence : il nous est impossible de nous laver, il fait trop froid et les douches sont loin de notre chambre, à l’extérieur. L’eau qui sort des robinets est glacée, tellement qu’on se fait mal aux mains en se nettoyant rapidement les aisselles. La chambre n’est pas chauffée, les boliviens ne semblent pas autant accueillants que ce que l’on nous avait dit… Il ne nous reste qu’une chose à faire : dormir en attendant un nouveau jour.

San Pedro de Atacama, une perle au bord du désert

En ce Samedi 28 juin 2014, on descend du bus avec un mal de tête assez puissant à cause de l’altitude. La maman française nous trouve un taxi qu’elle connaît afin que l’on rejoigne facilement  l’auberge qui nous avait été conseillé par Andres (cf. l’article sur Santiago du Chili).

Nos premières visions de San Pedro sont assez magiques car au loin -mais pas tant que ça- la ville est surplombée du volcan Licancabur (cf. la photo plus haut). La ville, perchée à 2430m, est minuscule -on pourrait parler de village- mais pourtant très animée, en fait nous sommes un weekend-end de fête religieuse. Les maisons sont basses, aucun étage nulle part à priori, les rues sont vraiment atypiques, il fait toujours beau, bref, en court : il y fait bon vivre ! San Pedro est paumée au milieu du désert de l’Atacama : le plus vieux et aride sur notre terre, et c’est pas les 3cm annuel de pluie qui y changeront grand chose ! On repartira dans 4 jours d’ici.

spa ville

Une rue typique de San Pedro de Atacama

La première soirée, ce sera du repérage rapide, et du repos, idem pour le dimanche. Faut bien s’acclimater à l’altitude quoi. L’auberge où nous nous trouvons a un côté sympa et en même temps pas sympa, genre règles à la con, je développe.
Interdiction de laver son linge à la main, il faut obligatoirement utiliser leur service de lingerie, facturée 1,5€ le kilo, utilisation d’un kilo minimum. Si on est pris en flague, amende (et non amande, ce qui serait tout de même plus sympa) de 10€ (ce qui serait cher pour une amande, sauf si elle était énorme). Mouais, ben si ils veulent leur kilo de fringues je vais devoir me balader tout nu ! Du coup on outrepassera les règles, et avec succès.
Il y a aussi eu ceux qui font les lits, qui décidèrent de rentrer dans la chambre pour faire les 2 autres de la chambre alors qu’on somnolait, ils n’avaient clairement rien à foutre ici. Et également un matin le gars qui ouvre la porte de chambre avec un double à 10h15 en nous rappelant que le check-out est à 10h30 : “mais on part demain… Espèce de branguignole” ! Paye ton intimité tiens. Bref, une équipe un peu, voire beaucoup, voire totalement à côté de la plaque.
Dans les trucs pas cool y’a aussi le fait que tous les voyageurs qui passeront ici parleront strictement anglais, seront froids, et ne diront pas bonjour, voilà l’ambiance de merde ! Heureusement, les 2 premiers jours dans notre chambre on avait un état-unien et un français supers sympas, Charly et Paul. Paul, si tu me lis, manifeste toi 🙂
On prendra d’ailleurs quelques infos à Paul sur les activités du coin, notamment faire du vélo dans la “Valle de la muerte”, autrement dit en français : la “Vallée de la mort”, pour ceux qui ne sont vraiment pas perspicaces. Plus tard on visitera également la Valle de la Luna, je laisse votre perspicacité opérer cette fois.

Cherchez Charly !

Cherchez Charly !

Dans les choses positives sur l’auberge, y’a notamment le fait de pouvoir réserver les excursions directement via la réception, un bus se charge ensuite de passer nous prendre à l’heure indiquée. Et venons-y à “l’heure indiquée”.

Le lundi 30, on est devant la porte de l’hôtel à 4h00 du matin pétante. Oui vous avez bien lu, 4h du MATIN ! -je pense à ceux qui nous connaissent bien et savent que c’est plutôt les heures auxquelles on vient de se coucher !- Inutile de vous dire qu’on est frais comme des gardons. Mais j’oublie le principal : on n’est pas ici pour le plaisir, quoique la voie lactée est en partie visible parmi cette farandole d’étoiles, ce qui est tout simplement sublime. Un bus doit passer nous prendre pour aller voir des Geysers. On s’alterne à faire le gaie pendant que l’autre est au chaud, on est efficace pour éviter de se geler. Oui se “geler”, car on est dans un désert, certes, mais la journée si il fait 20°C, la nuit c’est plutôt du 2°C. D’ailleurs dire 20° la journée est une moyenne, car en réalité on avait très chaud au soleil, et très froid à l’ombre, très grand contraste. L’usage du “très” dans la phrase précédente est très important. Bref, le bus arrive…. à 5h05 ! L’auberge nous avait dit n’importe quoi, le guide nous confirme qu’ils passent toujours vers 4h30/5h. Mouais, ben c’est 5h05 quand même -mode emmerdeur/gelé/fatigué activé-.

Après 2h de route on arrive sur le site des “Geysers del Tatio”, à environ 4300m. On n’en avait jamais vu. C’est magnifique. On voit le soleil se lever tout en marchant entre les geysers et petit déjeunant pour se réchauffer, oui se réchauffer, car là il ne fait pas 2°, mais -10° ! On ne sent plus trop nos pieds, mais c’est pas grave, c’est beau. Du geysers qui est constant, à celui rythmé comme une horloge : chaque minute il expulse pendant 14 secondes. Au tic tac près. J’avais toujours voulu en voir, je suis pas mécontent ! Manon commence à avoir tellement froid qu’elle en devient nauséeuse et fonce dans le bus. Je prends quelques photos, croise un renard, et on file sur un autre site, où une source d’eau chaude attirera des fous qui s’y baigneront en caleçon. Y entrer est facile, mais en sortir… On préfère faire le tour des geysers du coin, c’est beaucoup plus prudent.

Une fabrique à nuage naturelle.

Une fabrique à nuages naturelle.

Sur le chemin du retour on s’arrêtera à plusieurs points intéressants : lac gelé, col à 4700m, nourriture typique… Bref, tout ce qu’on n’a pas pu voir à l’aller vu qu’il faisait, si vous avez bien suivi : nuit ! On somnolera aussi pas mal, les effets de l’altitude me donne une migraine assez forte, pas d’autres moyens que se calmer pour diminuer la pression sanguine, pas le moment de faire le foufou quoi.

Le lendemain le programme est : Vallée de la mort le midi à vélo, et une excursion Vallée de la mort et de la lune en milieu d’après midi. Pour info les 2 se situent dans la Cordillère del Sal, qui porte très bien son nom, vous comprendrez rapidement.

La Valle de la muerte

La Valle de la muerte

Manon n’est pas top côté forme, mais après l’avoir bien motivée -ou “forcée à venir”, c’est selon le point de vue, mais avouez que le premier est quand même plus joyeux- on loue des vélos et on se tape quelques centaines de mètres dans la vallée de la mort – à seulement 4km de San Pedro- c’est beau, la roche est rouge ferreux, parfois recouverte de blanc : du sel. Alors que Manon rebrousse chemin, je continue encore un peu, jusqu’à me retrouver dans une cuvette ensablée, où après 5 minutes de poussette je vois des dunes qui s’étendent devant moi. Deux minutes de réflexion, et je prends mon vélo à 2 mains pour me lancer héroïquement sur le chemin du retour en poussette. Mais déjà, sans vous en rendre compte j’ai évoqué 2 choses importantes à souligner. Premièrement la vallée de la mort ça n’a rien du type “les incas sacrifiaient des vierges et des enfants aux crânes ronds”, c’est une erreur de transcription toute bête. Deuxièmement, toutes les roches ici ne sont pas des roches au sens auquel on l’entend, c’est juste du sable très très très compacté, mais ça, en fait, on ne l’a appris qu’avec notre guide de l’après midi, et on y vient.

Avant de partir pour notre excursion de l’aprèm, on s’enfile quelques sandwichs chez la maman française, qui nous fait cadeau des desserts d’ailleurs. C’est ti pas mignon ? On se régale à manger du pain français ! (Ce qui nous manque affreusement.) Bref, on rejoint le guide de l’aprèm.
On est en petit comité cette fois, l’ambiance sera très chaleureuse, surtout qu’il y a des mexicaines. Ce que je veux dire par là, c’est que quasi tous les mexicains que l’on croise sont très amicaux et avenants. Le guide n’est pas un con du tout, il est également ingénieur (en plus d’être guide hein, et non en plus d’être con, je disais donc, il est ingénieur) dans le domaine de l’environnement, du coup il connaît très bien comment se forme les cordillères, pourquoi le salar est là où il est, etc. Il nous parle également rapidement des tribus indigènes du coin, et la signification de leurs emblèmes carrés, tel que les Whipala. On se balade dans une grotte dans la vallée de la Luna, et c’est là que l’on apprend que les roches n’en sont pas ; d’ailleurs, en les touchant, effectivement tout s’effrite très facilement.

Entrée d'une grotte dans la Valle de la Luna, un homme y a même perdu un bras selon la légende

Entrée d’une grotte dans la Valle de la Luna, un homme y a même perdu un bras selon la légende

C’est également dans la grotte que Manon décide de s’écorcher le dos et moi la tête. Il paraît que ça donne un côté aventureux de revenir avec des cicatrices, donc on teste, vous nous direz à notre retour. Les dépôts de sel de parts et d’autres se voient très bien : les traces blanches donne un côté unique à ce lieu, laissées par le lac lorsqu’il s’est retiré jusqu’au point le plus bas -là où il y a le salar- . Il y en a sûrement d’autres, mais vu que c’est la première fois qu’on en voit, ça reste unique pour nous. Après s’être baladé dans cette vallée, on contemplera le coucher de soleil depuis une vue panoramique depuis la vallée de la muerte, où les couleurs rouges des terres seront encore plus marquées avec le déclin du soleil. Dernière petite explication culturelle sur les apachetas, des petits tas de pierres que l’on a trouvé un peu partout dans le coin. Chaque pierre empilée indique une information pour s’orienter dans le désert, et ce que l’on rencontrera sur le trajet. La première pierre en forme de triangle indique la direction à prendre, la seconde renseigne sur le niveau de difficulté jusqu’à la prochaine apacheta, la troisième s’il y aura de l’eau sur le trajet… Et vous l’aurez compris, plus il y a de pierres, plus il y a d’informations. Ça fait énormément penser aux inukshuks au Canada.

Le lendemain, mercredi 2 juillet, on ira à Calama, point intermédiaire obligatoire pour rejoindre la Bolivie.

On aurait pu rester plus longtemps à San Pedro, soit pour faire du vélo dans les alentours, ou encore visiter d’autres sites. Cependant les points à visiter faisaient un peu doublons avec d’autres déjà vu, ou bien que nous verrons, tel que le gigantesque salar d’Uyuni. En attendant, direction Calama, à seulement 2h de route d’ici ! -durée qui est, il faut l’avouer, ridicule pour nous désormais !-

L’inaccessible Désert de l’Atacama

72h pour faire 1800km, c’est ce qui nous attend. Heureusement, on ne le sait pas encore. Voilà ce qu’on a prévu : faire Córdoba – Salta, puis Salta – San Pedro de Atacama. Tout ça doit prendre 29h, en comptant les 2 heures de correspondance.

Une nouvelle fois on avait des signes avant coureurs dès Córdoba : le bus a plus de 1h de retard au départ. L’organisation est très mauvaise, et ce qui nous fout les boules, c’est qu’on n’a pas pu profiter des délicieuses crêpes toutes justes préparées. Mais bon, on positive, on peut en refaire où on veut 🙂

Le bus arrive à Salta avec 1h50 de retard, soit à 00h50, 10 minutes avant notre correspondance pour San Pedro. Le bus pour San Pedro n’est toujours pas là, il nous reste 20 pesos argentins en poche, ils passeront en bricole. Alors que Manon revient vers moi toute contente d’avoir pu dépenser nos derniers pesos, je lui annonce une mauvaise nouvelle que des anglais viennent de me lancer : notre bus pour San Pedro n’arrivera jamais. La confirmation de cette annonce vient d’un chauffeur d’un autre bus de la même compagnie. Sur le coup des 2h du mat’, ça nous fait froid dans le dos.. Aucune annonce n’est faite, ici, faut aller à la pêche aux infos. Du coup, on dort dans le terminal afin de sauter sur l’ouverture des guichets à 8h. On n’est pas les seul à dormir ici, la température ambiante est de 10°C, on dormira peu, et mal, vous vous en doutez !

on roule à 15km/h, mais vu la route ça nous va !

On roule à 15km/h, mais vu la route ça nous va !

On sera au taquet toute la journée pour savoir quand on peut partir, le problème étant que la frontière Chilio-Argentine est fermée à cause de la neige. Accessoirement y’a aussi le problème qu’on n’a plus de liquide -et dire qu’on était tellement content d’avoir tout dépensé jusqu’au dernier peso !-, heureusement, le seul café-restau du terminal accepte les CB -et elle fonctionne surtout, ô joie-, ça nous permettra de nous nourrir.

On alterne entre prises d’infos et somnolence, car on est littéralement HS. Le froid de la nuit précédente lié à la fatigue nous a épuisé, et le froid de la journée n’y arrange rien ! J’aborde deux françaises que j’entends se poser derrière moi. La mère et la fille, cette dernière étant une vraie pile (Valérie 😉 ). Elles sont bloquées ici depuis 3 jours et doivent retourner au Chili car elles y bossent. Les compagnies de bus refusent d’ailleurs de vendre des billets tant qu’ils n’ont pas de certitude quand à l’ouverture de la frontière. Un vendeur d’une agence comprend notre situation et nous propose de garder gratuitement nos sacs, et nous donne un numéro -réservé aux entreprises- pour appeler la frontière afin de connaître l’état de la neige et donc ouverture éventuelle de la frontière. On ne fera pas appel à ce numéro car les 2 françaises viennent d’avoir la certitude que le bus de 1h du mat’ partira. Il est 17h. Le temps est d’un long quand vous avez froid, seuls les boissons et aliments chauds nous feront planer sur un nuage de chaleur. Manon voit les quarts d’heure défiler. In-ter-mi-nable. Enfin si, ça se termine rassurez-vous. Je redemande une ultime fois sur le coup des 22h si c’est sûr et certain que le bus partira -car on a moyennement envie de se retaper une nuit ici-, “Pas de soucis c’est sûr et certain”.

Minuit trente, au taquet, le bus est là et décolle à 1h, comme prévu -en dehors des 24h en rabe-. On est censé arriver vers 7h à la frontière, et 10h30 à notre destination. A 9h j’ouvre les yeux, le bus est arrêté depuis plus de 3h. C’est beau mais c’est con de ne pas avancer. Les multiples routes sinueuses et gelées de la cordillère feront flancher plusieurs camions qui se mettent en travers de ces routes aux bords abruptes. Le bus redémarre et slalom entre les bus arrêtés, les camions qui patinent et ceux accidentés, tout cela en frôlant les fossés. A ce moment il ne faut SURTOUT PAS regarder par la vitre, on voit juste : le vide. En se penchant au ras de la fenêtre : la roue à 50cm du vide. A côté de moi : Manon me regardant, sans doute voulant immortaliser une potentielle probable ultime vision agréable.

Lonnnnnnngue file de camions suite à un travers de l'un des leurs un peu plus bas

Lonnnnnnngue file de camions suite à un travers de l’un des leurs un peu plus bas

On arrive à la frontière à 15h. Il fait chaud au soleil, genre 18 degrés, mais le vent, lui, tourne plutôt vers les 3°C. Histoire d’augmenter les contrastes, dans le bus c’est une fournaise, 28 minimum, le soleil tape fort. On arrive à la douane argento-chilienne -perchée à environ 3500 mètres quand même-, jamais les gars n’ont tamponnés nos passeports aussi rapidement ! Mais pourquoi donc ? Car c’est la mi temps du match de foot Chili-Brésil ! On remonte dans le bus rapidement et là…. Attente. Je commence à avoir pas mal de douleurs à la tête, l’altitude sûrement.

Après une heure on n’a toujours pas décollé. La pile française, Julie, va à la pêche aux infos : le chauffeur est allé se planquer pour regarder le match de foot ! J’imagine que ça en fait rigoler plus d’un lisant ces lignes, mais entre Julie qui a du boulot urgent pour le lendemain -elle à une boîte de voyage de luxe-, et moi qui commence à avoir des débuts de malaises dû à l’altitude du col où on est : on a bien les boules. Putain de footeux, une vraie religion ici. Julie me donne de la caféine pour me booster, car voir des étoiles blanches partout commence à craindre quand même. Manon et d’autres passagers ont également mal à la tête. Le bus démarre, je suis pas au bout de mes sensations puisqu’on passe par un col à plus de 4000 mètres. Respirer calmement et essayer de dormir en ayant les pieds surélevés seront quasi mes seules préoccupations désormais. Julie donne également un cachet de caféine, son dernier, à Manon qui se sent un peu plus mal : bienvenue dans le monde des nauséeux !

Deux heures après avoir quitté la frontière on arrive enfin à destination. Entre les différences de température, le mal de l’altitude et la fatigue, je ne sais pas trop lequel nous accable le plus, mais dans mon coeur une chose me fait énormément plaisir : on est arrivé dans le désert le plus aride au monde, San Pedro de Atacama.

Salar du Desert de l'Atacama

Salar du Désert de l’Atacama

La beauté de Mendoza et de la Cordillère des Andes

Mendoza se situe à l’est de Valparaiso et Santiago, mais en Argentine. Pour y aller on traversera donc la Cordillère des Andes, mais cette fois de jour, sous un beau ciel bleu. Point important, on avait choisi nos places de bus à l’étage supérieur, devant la baie vitrée. Nickel chrome ! Être aux pieds de ces gigantesques montagnes nous émerveillera ! Entre celles enneigées, celles à la roche rouge genre “paysage de Grand Canyon”, les fleuves passant parfois, bref, vraiment merveilleux et l’impression de traverser plusieurs pays d’un coup ! (Ce qui n’est pas totalement faux d’ailleurs !) Je suis fatigué mais ne peux pas m’empêcher de rester éveillé pour contempler le décor qui s’offre à nous, enfin… surtout à moi car ma voisine voyage surtout avec Morphée 😉

On arrive à Mendoza le lundi 16 juin 2014 sur le coup des 16h (on oubliera d’ailleurs qu’il y a un changement d’heure, c’est ça d’être resté trop longtemps au Chili !). Un gars m’accoste à la descente du bus pour nous proposer un hôtel, il a l’air sympa mais on lui dit qu’on ne va pas s’affoler et prendre notre temps pour choisir, il est compréhensif et nous indique même où changer nos pesos chiliens : très bonne affaire. Sérieusement il y a un vrai trafic à faire ici ! On avait retiré en pesos chiliens pour 280€. Après les avoir échangé en pesos argentins, on a l’équivalent de 380€. On comprend pas trop comment fonctionne ces histoires de change, de taux et tout ça. Mais bon, on a trouvé en fin de compte de bons moyens de gérer nos problèmes d’argent en Argentine !

Moi contemplant l'horizon

Moi contemplant l’horizon

On conclu avec le gars, Walter, que nous jetterons un œil à son hôtel, mais qu’ensuite nous irons explorer les auberges alentours, en ne lui cachant pas que son tarif est trop haut pour nous. Il nous emmène gratuitement jusqu’à l’hôtel, qui est ma foi, nickel.
– “Bon, on va faire un tour et on reviendra peut-être, mais la chambre est parfaite”, lui lance t-on.
– “Le prix est trop élevé c’est ça ? Écoutez, je vous fais une ristourne”, nous répond Walter.
Il rentre dans notre budget, on pose nos sacs !

On se balade ensuite dans la ville et consulte l’office du tourisme histoire de prendre nos marques. Le lendemain on se promène dans un parc sympa, près d’un lac, initialement pour faire un tour de vélo que l’on pouvait apparemment louer pour pas cher, mais 8€ de l’heure chacun, c’est cher ! Pas grave, on marche 🙂
La ville est vraiment belle, il y fait bon vivre. Je me rappelle que jusqu’à maintenant on a eu les personnes qui disaient “Mouais Mendoza ça vaut pas la peine, passez votre chemin”, genre Daniel de Viña, et les autres, genre le voyageur Kannan, ou encore notre futur hôte de Córdoba qui vient de voyager 5 mois en Amérique du Sud et nous conseille d’y rester au moins 3 jours !

Il faut savoir qu’en Argentine (et au Chili d’ailleurs), les bus de ville vous ne pouvez pas les prendre comme ça à l’arrache. Pour éviter les agressions de chauffeurs, il n’ont pas d’argent. Du coup il faut acheter une carte (1€) que l’on crédite dans les kiosques, et que l’on passe devant une borne lors de la montée dans le bus.

Ce soir là on se fait un restau type buffet à volonté histoire de se faire péter la panse. L’un des employés a, d’après moi, plus de 60 ans. Ça m’attriste réellement de voir ce petit papy, qui serait bien mieux ailleurs. Là il ne fait que nettoyer les tables. Probablement le seul poste qu’il peut réaliser correctement, trop vieux pour la réception, trop lent pour la cuisine, et un peu de tout ça pour ne pas être à la compta. Bref, histoire de ne pas avoir la larme à l’œil, on se dit qu’il a aussi été jeune, et que c’était peut-être même un Daniel ! (Cf. l’article précédent sur Viña.)

Pris en photo par un rocher. Merci Rocher !

Pris en photo par un rocher. Merci Rocher !

Le Mercredi 18 juin on se lève à 9h, une excellente journée nous attend. Plutôt que de passer par des excursions organisées pour faire un tour dans la Cordillère des Andes, vers “Alta Montaña”, on décide de se débrouiller nous même en prenant un bus au terminal. Sérieusement, c’est une excellente option. La journée nous coûtera 10 fois moins cher qu’en agence, on aura aucune pression, et surtout, on sera 100% libre, mais venons-y.

La journée est couverte, on décolle de Mendoza sur le coup des 10h15, destination : Potrerillos. On arrive vers midi, on est à environ 1500 mètres d’altitude ; ça, je l’apprendrai en parlant avec un autochtone ! Pendant qu’on se pose pour manger nos casse-croûtes deux chiens nous abordent : “Wouaf wouaf”. Globalement, ils avaient un peu la dalle, mais restèrent pour autant très respectueux et calmes.
La suite est le plus intéressant, et pourtant ce que je peux développer le moins. Les images parleront d’elles-mêmes. On décide de marcher le long du lac, puis on contourne la route inondée, les 2 chiens nous rejoignent et suivent, voire devancent. On poursuit notre promenade jusqu’à une petite colline, qui donne sur un magasin de rafting et qui est surplombée d’autres collines que l’on décide de gravir. On arrive sur le sommet le plus haut à notre portée, et là, putain que c’est beau ! Le seul hic c’est la route à 800m de là longeant la Cordillère : le bruit des véhicules casse un peu ce moment de nature et de “seul au monde”, mais ça n’en restera pas moins merveilleux de partager ça ensemble, Manon, moi, et nos 2 amis canidés.

A 17h45 on choppe un bus retournant à Mendoza, en en ayant pris plein les mirettes ! On ne regrettera définitivement pas cette journée nous ayant coûté à deux 11€ (transport et nourriture), bien loin des 80€ des agences avec seulement le transport à plusieurs points de vus, aucune véritable liberté, et une journée épuisante de 7h à 19h ! Après on ne peut pas comparer vu qu’on n’a pas tenté les excursions vous me direz ! On vous laissera nous faire un retour si vous en faites un jour 😉

Manon libre !

Manon libre !

Le soir alors qu’on passe par le parc principal de Mendoza tout en discutant, un homme qui nous dépasse, la quarantaine, se retourne et nous aborde :
– “Vous parlez français ?”, tout en continuant à marcher devant nous
– “Oui un peu, on débute
Visiblement on fera un heureux, car il travaille ici et parler français quelques minutes semblait lui manquer. Il nous invitera à toutes les fêtes de son entreprise sur Mendoza et Córdoba !

Le lendemain on fait une visite un peu plus approfondie de la ville : musée d’histoire de la ville, musée d’art moderne (on ne sait vraiment pas apprécier, y’a rien à faire !) et aquarium (très décevant car les animaux semblaient tristes, étaient dans des aquariums ou bassins trop petits et pauvres en flore. Petite pensée pour Manon Claire : y’avait des gros Axolotes.). Le truc sympa à savoir, c’est que pour visiter les 3 ça coûte seulement 2€.

Le soir nous prenons un bus de nuit à 23h, direction Córdoba, théoriquement notre dernier point en Argentine.
Je dis “théoriquement”, car la moitié de nos points argentins ont été modifiés depuis l’itinéraire de base, alors on ne part plus avec autant de certitude qu’avant ! Si au Mexique on avait l’habitude de se dire “dans 3 jours on sait pas exactement où on sera, mais ce sera près de tel endroit”, aujourd’hui c’est plutôt “on sera à plus ou moins 1000km de ce point dans plus ou moins 3 jours”.

Vue sur le lac de Potrerillos

Vue sur le lac de Potrerillos, avec une schtroumpfette noire devant.

Rencontre d’une famille typique à Coñimó

Jeudi 5 juin 2014 on quitte Castro pour retourner à Ancud, où nous retrouvons cette fameuse odeur de feu de bois qui rempli la ville. On prend un bus rural -qui part depuis un terminal de bus différent de celui pour naviguer entre les grandes villes du pays- pour se rendre à Coñimó, un village paumé sur la côte est de l’île de Chiloe. Mais que va t-on y faire ? Et bien quelques jours plus tôt à l’office du tourisme d’Ancud on avait trouvé des cartes indiquant des familles typiques habitant dans l’arrière pays, faisant partager leur quotidien, leur culture.

Sur cette carte il était écrit qu’ils habitaient à “Koñimó”, orthographe différente de ce que l’on voit sur le panneau du village approchant. On commence à se demander si on ne s’est pas planté, s’il ne fallait pas descendre plus tôt ! Au bout d’une heure trente on est les derniers dans le bus, à l’avant, puis je vois un homme monter et parler au chauffeur. Je chuchote -et on se demande bien pourquoi vu que personne ne parle français dans ce coin du Chili, bref, je chuchote- à Manon : “Hey regarde, on dirait le vieux qui est sur la carte de l’office du tourisme !”. Et effectivement, c’est bien lui !

Laura et Segmundo sont des artisans-paysans qui vivent de ce qu’ils produisent et se soignent eux mêmes avec des plantes -tant que c’est possible ! Si ils se coupent un bras il ne vont pas le recoudre non plus !-. Ils sont donc naturellement entourés d’animaux, et vu qu’on arrive tard mine de rien -17h30- on va faire des tortillas -le pain local-. On arrive dans une grande cabane au sol terreux avec un feu central -idéal pour se réchauffer, car oui, ça caille- entouré de chaises recouvertes de laine moelleuse. On apprendra à se connaître durant 2h autour de ce gros feu, tout en faisant en parallèle cuir les tortillas dans le sable réchauffé par les braises, puis en en mangeant quelques unes. Laura fait également leurs vêtements -les ponchos et les pulls- grâce à un métier à tisser la laine. L’une de leur fille, la trentaine, et la fille de cette femme nous rejoignent entre temps. La petite se nomme Millalen (qui signifie “lune qui brille” dans une langue ancienne de la région, le Mapuche je crois). Comme beaucoup de petites, elle déborde d’énergie.

Notre seule photo de l'intérieur malheureusement

Notre seule photo de l’intérieur, malheureusement

On pense qu’on ne va manger que du pain et vu qu’il n’y a pas d’autres pièces à part une petite salle de bain, on se voit déjà passer la nuit par terre ! Ça serait typique….et flippant vu le froid qui nous enlace lorsque le feu s’atténue. Mais en fin de compte on sort de la cabane pour aller dans la vraie maison, beaucoup plus chauffée, en bois, sur pilotis, à 2 pas d’ici. La maison est chaleureuse, sauf la chambre et la salle de bain où il règne la même température qu’à l’extérieur. On est trop frileux pour prendre une douche avec les 2°C ambiant de la salle de bain. On mange ensuite un bon merlu pêché par Segmundo, puis on en apprend un peu plus sur les mythes de l’île -Pincoya par exemple-, auxquels ils croient tous en plus de leurs croyances catholiques et leurs origines indigènes dont ils sont fiers. Contrairement à Oscar de Puerto Natales, eux nous disent que l’accès à la contraception existe bien ici. Manon lit “La belle au bois dormant” -en espagnol bien sûr- à la petite, je leur fais un petit dépannage de PC -Segmundo ne sait pas trop utiliser Excel, or il a besoin de faire plein de calculs- et on file ensuite se coucher dans une chambre glacée : bonnet obligatoire pour ne pas geler de la tête !

Réveil à 7h30, on retourne à Ancud avec eux en bus, car Segmundo a une réunion concernant la communauté dont il est le président ici. Le couple nous a conseillé d’aller à Puerto Varas plutôt que de se poser à Puerto Montt, plus beau, moins dangereux. Arrivé à Ancud, on décollera direct pour Puerto Varas. Sur le ticket de bus Manon s’appelle bien Manon. Mais la femme du guichet pense que ce qui est écrit en dessous du nom de Manon sur la CB est mon nom, je m’appelle donc désormais LYON BROTTEAUX. Ça amuse encore Manon 4 jours plus tard !

Au final, l’échange avec cette famille a été agréable, on ne regrette clairement pas de l’avoir fait, mais il est vrai que depuis plusieurs temps on ne rencontre pas de personnes de nos âges, qui sont clairement celles avec lesquelles on accroche le plus depuis le début de notre voyage. Le manque social se faisant un peu pesant, et un peu fatigué par le fait de ne pas se poser plus de 2 jours au même endroit depuis plusieurs semaines, on commence à avoir un peu les nerfs en compote et le moral qui prend un coup. Heureusement qu’on est deux, et heureusement que l’on restera plus de deux jours à Puerto Varas, la suite très bientôt.

PS : En vérifiant l’orthographe de Coñimó, on a trouvé sur youtube nos hôtes Segmundo et Laura, regardez plutôt : >> ici <<

Ancud, première étape de Chiloe

En sortant du terminal de bus on tombe sur un gars peu rassurant à l’arrêt de bus :
– “Faites attention, la ville est dangereuse. Pas pour les habitants, mais pour les touristes.”
Je me rappelle d’Oscar, le père de famille à Puerto Natales disant que tout le Chili était sécuritaire. Qui croire ? Dans le doute, nous redoublerons de vigilance.

Un taxi nous dépose sur la place principale d’Ancud, lieu apparemment rempli de part et d’autre d’auberges et d’hôtels. Le premier hôtel devant lequel nous sommes est fermé. Chargé comme des bœufs, on fait les alentours de la place, mais on ne trouve rien d’ouvert, la poisse !
On s’aventure dans une rue sur conseils de passants et de panneaux qu’on croise. On finit par tomber devant une auberge qui semble ouverte. On sonne, rien. Deux minutes s’écoulent, on insiste car il y a de la lumière à l’intérieur. Soudain, frayeur, “Aaaaah !”. Une vieille nous regarde par la fenêtre collée à moi. On entre, on est enfin au chaud. Au chaud ? Pas totalement.

Isabel et Ernesto sont un vieux couple qui font maison d’hôte. Leur capacité d’accueil doit être de bien 15-20 personnes, la maison est très grande mais eux, ils n’utilisent qu’une partie de l’étage supérieur. Leur cuisine fait office de salle à manger et est collée à leur chambre. Cette pièce est d’ailleurs la seule chauffée par un poêle central.
Nous sommes les seuls hôtes, pas étonnant car en saison creuse. Ils sont adorables, bien qu’on ait du mal à les comprendre par moment, surtout quand Ernesto part dans un monologue de 20 minutes sur l’économie du pays, les problèmes avec l’Argentine, une sorte de guerre froide en Amérique du Sud etc. Le soucis c’est qu’il parle trop doucement et mâche ses mots, sans compter qu’on ne peut pas en placer une. Il nous a pourtant demandé juste avant de débuter son discours si on parlait espagnol : “oui, un peu” lui a t-on répondu. Ce sera d’ailleurs sa seule curiosité à notre propos. Difficile de le suivre, mais on comprendra tout de même 2 ou 3% de ce qu’il raconte. C’est pas que l’économie chilienne nous ennuit, mais on voudrait diminuer d’un cran le niveau de discours, Manon lui demande si il a des enfants, ce à quoi il répond affirmativement puis sort de la pièce en nous disant qu’il revient, sûrement avec des photos. Mais non, il rapporte des cartes de visite de l’auberge et repart dans son interminable discours économico-historique. Bref, on arrive à fuir poliment au rez-de-chaussée et retourner à la chambre.

Aucune idée de la température dans la chambre et la salle de bain que nous utilisons, mais à la vue de la fumée provoquée par notre simple expiration, je dirai 10°C maximum. Bref, on s’est bien gelé sous la douche et dans la chambre.

Un petit coin de Paradis... en été !

Un petit coin de Paradis… en été !

Le lendemain matin au petit déjeuner (à 11h30, classique), devant la télé nos 2 petits vieux s’endorment assis, pendant que nous mangeons le plus silencieusement possible pour ne pas les brusquer. On visite ensuite la ville sous une fine pluie, ce qui n’enlève à première vue rien à sa beauté. L’office du tourisme nous contredit l’homme de la veille : Ancud n’est pas dangereux du tout. On visite des ruines d’un fort nommé San Antonio (encore un avec ce nom ! Pour ceux qui se rappellent de Campeche au Mexique). Les maisons sont particulières ici, très colorées, la ville est mignonne et agréable. Durant tout ce trajet on fait le tour des auberges et hôtels à la recherche de chauffage pour la prochaine nuit et on s’aperçoit qu’il n’y a JAMAIS de chauffage dans les chambres ou les maisons ! Seule une pièce, avec un poêle central. En fait les maisons ne sont pas vraiment équipée, et ils n’ont pas -forcément- de chauffage d’appoint. On commence à repérer au premier coup d’œil si il y a du chauffage ou non : l’hôte qui nous accueille porte t-il ou non un blouson ?

Après avoir fait un bon tour de la ville, on finira par trouver notre chambre chauffée : l’hôtel devant lequel nous avait déposé le taxi la veille est désormais ouvert, ce sera notre lieu de migration.

On profite de cette journée pour goûter des empanadas, nourriture plutôt typique dont on tombera amoureux rapidement. C’est bon, ça cale, et c’est pas cher !

La nuit sera réparatrice, “de quoi” me direz-vous ? Et bien disons que bouger chaque jour depuis presque une semaine, ne pas avoir de stabilité ne serait-ce que 2 nuits de suite nous fatigue pas mal. Ajoutez à cela le manque de certaines choses clés de type : avoir chaud -indispensable non seulement pour le moral, mais aussi pour sécher nos vêtements !-, avoir un vrai lit, rencontrer des gens sympas, voir le soleil, faire de vraies nuits, bref, un ensemble de chose que nous apporte cette journée, cette soirée à Ancud.

La vue admirée grâce au petit vieux bizarrre et adorable de l'hôtel, Sergio

La vue admirée grâce au petit vieux bizarrre et adorable de l’hôtel, Sergio

Le lendemain matin midi, je vais pour payer l’hôtel quand un vieux en face de la réception demande de l’aide à Manon. Puis elle me lance : “Kévin, problème ordinateur”, j’y vais et aide le papi en 2 temps 3 mouvements.

Il nous montre -peut être en guise de remerciement- quelques objets saugrenus et naturels -genre des œufs d’insectes enfermés dans une coquille de terre qu’il agite- et nous propose de nous montrer une belle vue depuis une colline, proche d’ici en voiture. On le suit, et il nous montre, effectivement, une très belle vue. Gros plus : aujourd’hui le ciel est dégagé et le soleil est de la partie (soleil + gens sympas = moral +++). Toujours aussi adorable, tout en nous racontant quelques légendes de l’île, et qu’un de ses amis est un extra-terrestre -je déconne pas quand je raconte ça, et lui non plus quand il le disait !- il nous déposera au terminal de bus, où on s’enfilera chacun une nouvelle empanada avant de prendre le bus en direction de Castro, la capitale de l’île.

Arrivée à Ushuaia, la ville du bout du monde

Le 15 mai on se lève plutôt contents de quitter la Jamaïque, ce n’est pas qu’on regrette notre séjour mais 2 semaines auront été suffisantes pour connaître ce pays.

On a prévenu Courtney (pour ceux qui ne se souviennent pas, c’est le gérant de l’hôtel) qu’on voulait qu’il nous emmène à l’aéroport à 11h. Même en lui mettant la pression, il ne décollera pas avant 12h. Il nous aura fait ch*er jusqu’au bout (un petit rappel : c’est le même gars qui nous a emmené à Blue Mountains). Lors de notre arrivée en Jamaïque, il devait venir nous chercher à l’aéroport gratuitement mais les choses ne s’étaient pas bien enchaînées et on n’avait dû payer un taxi. On lui a donc proposé de se rattraper et de nous emmener gratuitement à l’aéroport mais il a refusé. On a insisté jusqu’au bout car en plus, on a dû retirer de l’argent uniquement pour payer ce transport… Et quand on a des frais pour faire des retraits, c’est embêtant. Bref, c’est sans grande émotion qu’on lui fait nos adieux à l’aéroport.

Comme s’ils s’étaient passés le mot, la dame qui enregistre nos bagages est bigleuse et pas efficace, une demie-heure à la regarder se dépatouiller.
Heureusement, la suite s’enchaîne plutôt bien et cette fois on a le temps de manger avant de décoller. D’ailleurs, en 24h de voyage, on a mangé 4 fois (avant l’avion puis dans l’avion, pour être sûr de manger et ne pas revivre l’arrivée en Jamaïque).

Jamaïque–> Panama –2h
—-5h d’attente—-
Panama –> Buenos Aires –7h
—-2h d’attente—-
Buenos Aires –> Ushuaia –4h

Trois avions et 24h plus tard, on atterrit à Ushuaia. On n’a pas beaucoup dormi. Et petit détail : les contrôles qu’on a passés ne sont pas très strictes… On aurait pu ramener du cannabis (mais on ne l’a pas fait, quelle idée !). De la fenêtre de l’avion, on aperçoit un homme bien emmitouflé, ça sent le froid ! Pour ceux qui pensaient qu’Ushuaia c’est comme dans la pub du gel douche, oubliez tout de suite ces images ! Ushuaia c’est froid et enneigée. Et les gens sont blancs ! On va enfin pouvoir passer inaperçus.

Une dame nous attend avec mon nom marqué sur une pancarte. Elle nous dirige vers un taxi que nous a envoyé l’hôtel qu’on a réservé (on est organisé). Après 2 semaines anglophones, on se remet à l’espagnol, quelle bonheur ! Ça nous avait manqué !

On sort de l’aéroport et là… Quelle émerveillement… C’est magnifique ! J’avais envie de prendre pleins de photos des montagnes enneigées mais ce sera pour plus tard. La priorité c’est de retirer de l’argent… et quelle galère ! Le taxi nous balade dans toute la ville, on essaye tous les distributeurs et finalement on doit faire face à la réalité : on ne peut pas retirer plus de 100€ et pour chaque retrait, on a 10€ de frais… Ça s’annonce difficile.

Le taxi nous dépose à l’adresse de l’hôtel. On est accueilli par un homme souriant, Eduardo. Il nous montre notre “chez nous”. En fait, on a un petit chalet tout mignon rien que pour nous avec cuisine équipée, télé, salle de bain et à l’étage, la chambre. Tout ça pour 25€/j. On s’y sent déjà bien.

Premier repérage en ville pour aller faire des courses : on trouve un Carrefour ! La ville est mignonne, pleine de petites maisons colorées aux toits pointus. Les premiers contacts avec les argentins sont chaleureux et accueillants.

Le froid n’est pas désagréable, plutôt vivifiant et ça nous fait du bien après 1 mois et demi de grosse chaleur. En plus, on aime bien l’ambiance montagne-neige-chalet. C’est aussi la fin des moustiques et des autres insectes.

Au milieu de ce décors fabuleux, je comprends mieux la phrase que j’avais lue dans le routard : Ushuaia est l’un des endroits les plus fascinant du monde.

ushuaia manon