Samaipata et le parc Amboro

Le 16 juillet 2014, après la course folle pour récupérer le blouson de Kévin, on arrive enfin à l’hôtel qu’on avait réservé. Samaipata nous fait penser à San Pedro de Atacama. Une ville calme, très jolie, avec des maisons basses sans bâtiment, ambiance village, beau temps… Ville très bien entretenue, pas de papiers qui traînent !

On est exténué, on s’écroule un moment sur le lit mais pas trop, on a faim ! Le petit café restaurant sur la place principale, avec l’une des rares connexions wifi de la ville, sera un bon endroit pour manger. Les repas sont délicieux surtout le dessert, brownies avec glace vanille, mmh !

Bon, et sinon, pourquoi est-on venu à Samaipata ? Essentiellement pour visiter le parc national Amboro. À Sucre, on nous avait dit qu’on pouvait se balader seul dans le parc, que les chemins sont balisés. C’était donc ce qu’on voulait faire. Sans compter le fait que c’est moins cher si on n’a pas à payer de guide, on aime se sentir libre, comme à Ushuaia ou à Potrerillos dans la cordillère des Andes. Mais il semblerait que ce ne sera pas possible ici. Plusieurs personnes différentes nous disent qu’il est obligatoire d’avoir un guide car il y a de nombreux chemins et qu’il est très facile de se perdre. De toute façon, on ne nous laissera pas entrer sans guide, soit disant, pour des raisons de sécurité. Bon, renseignons-nous auprès des agences d’excursion. Toutes proposent une journée intéressante au parc mais pour plus de 20€ chacun, c’est cher. Plus il y a de personnes inscrites pour une journée, plus le prix baisse, enfin, pas tant que ça ! De seulement 1,5€ par personne.
Réfléchissons. On est venu pour voir ce parc, on s’est acharné malgré les difficultés pour être ici, on va donc payer une excursion. Petit soucis, en Bolivie on ne peut casiment jamais payer en CB. On calcule les frais essentiels qu’on va avoir : l’hôtel, la nourriture, le bus pour repartir… On n’a pas assez pour payer l’excursion. Il y a deux banques dans cette petite ville, aucune des deux ne veut de notre carte de crédit.

samaipata_manon

Dans la jungle du parc Amboro

On retourne à l’hôtel, je redemande le prix de notre chambre pour être sûre de nos calculs. J’exprime en même temps notre soucis au gérant de l’hôtel qui s’empresse de me conseiller une autre agence d’excursion, moins chère, si d’autres personnes font la journée avec nous. Un couple d’espagnol qui écoute discrètement la conversion nous rejoint. Ils sont intéressés par l’excursion et voudraient partager le prix avec nous. Kévin est exténué, il n’a pas fermé l’œil depuis plus de 24h. Je le laisse donc se reposer et pars avec les espagnols vers cette agence. Sur le chemin, je leur raconte notre galère de la veille puis notre voyage en général. À 39 et 34 ans, David et Rachel sont tous deux professeurs, d’éducation physique pour lui et de danse contemporaine pour elle, et voyagent durant un mois en Bolivie. Ce sont de grands vadrouilleurs, ils ont visité et travaillé dans beaucoup de pays.
On arrive tous les trois devant l’agence. Le gars nous demande ce que l’on veut et devinez quoi ? Les deux espagnols font leur timides et me laissent tout demander. Pourtant c’est leur langue maternelle contrairement à moi mais ils ne semblent pas avoir remarqués ce détail puisque dans une autre conversation, Rachel me dira que je parle très bien espagnol. Revenons au sujet principal, l’excursion. Le viel homme de l’agence nous propose une journée au parc pour 40€, à diviser par le nombre de personne. Ha ben tout de suite le prix baisse et pas que de 1,5€. Ça nous fait donc 10€ chacun, ça rentre dans nos frais, excursion acceptée.

Pour économiser au maximum les billets qui nous reste, on se fait à manger à l’hôtel. On file se coucher rapidement parce qu’il faut qu’on se remette de notre nuit casi blanche dans le bus et du stress qu’on a subi.

Le lendemain, après une course rapide pour notre repas de midi et le petit déjeuner servi par l’hôtel, nous voilà dans un 4×4 avec nos nouveaux amis espagnols.
Toute la journée nous rappellera la Jamaïque : les secousses violentes dans le 4×4 sur des chemins de terre sinueux passant par des rivières ; les montagnes ennuagées ; la végétation (les même plantes préhistoriques, des sortes de palmiers, de la barbe sur les arbres et des tiges enroulées en escargot) et enfin notre guide nous frayant un chemin à travers la jungle avec sa machette.

samaipata guide

Comme il fait de grands gestes avec sa machette, mieux vaut ne pas rester trop près de lui !

La journée est très agréable, temps idéal et bonne ambiance avec notre guide, un vieil homme de petite taille (comme tous les boliviens) très en forme pour son âge, qui donne de bons coups de machettes aux arbres et se lance dans de grands discours qu’on ne comprend pas toujours. Il ouvre la marche mais sa petite taille fait qu’il ne nous enlève pas toutes les toiles d’araignées au niveau de nos têtes. On alterne entre petits chemins improvisés dans la jungle, chemin de terre et vues sur les montagnes. Soudain, notre guide s’arrête. Après nous avoir mis en garde contre les serpents qu’il ne faut pas tenter de caresser (ça paraît évident mais il a déjà eu une touriste qui s’est fait mordre de cette façon, “hooo le mignon serpent”… couïque la main), il regarde le sol et de ses yeux avisés, il a repéré les traces d’un puma. Mais ne nous inquiétons pas, nous ne sommes pas dans ses horaires de repas, on n’en croisera pas d’après notre expert. Par contre, on entend les singes qui s’agittent, les oiseaux qui piaillent et on a la chance d’observer de mignons petits animaux qu’on ne connaît pas, des peluches vivantes qu’on ne peut pas toucher bien sûr mais ce sera un régale pour les yeux. Toute cette végétation et ces odeurs de champignons : une bouffée de nature comme on aime.

Une balade de 5h qui n’aurait effectivement pas été possible sans guide, un vrai labyrinthe dans la forêt !

samaipata vaches

Trajet en 4×4 souvent ralenti par les nids de poules, les rivières et les vaches !

C’est reparti pour 1h de 4×4 direction l’hôtel. On donne l’adresse de nos précédents bons hôtels aux espagnols qui vont aux mêmes villes que nous précédemment. Cette rencontre nous a fait extrêmement du bien au moral. On abandonne l’idée d’une bonne connexion Internet dans la ville. On serait bien resté une journée de plus mais on va manquer d’argent liquide.

Le lendemain, le vendredi 18 juillet, on décide donc de prendre un bus direction Cochabamba. Après un bon mal de ventre et un long passage au toilette pour nous deux -sûrement lié aux nombreux soucis, stress et contrariétés des derniers jours- on arrive à ne pas louper le bus et à acheter les dernières places, tout au fond. Les 7h qu’on nous avait dit et qui nous auraient fait arriver vers 22h sont en réalité 11h… Donc pas avant 2h du matin à notre destination mais c’est le terminus, on ne risque pas de louper l’arrêt cette fois.

samaipata papillon

Papillons en réunion sur une feuille au milieu de la jungle

On observe une dernière fois ces paysages de roche rouge au milieu de la verdure des montagnes. C’est magnifique. En fait, la montagne est vraiment rouge. Dès qu’elle est dépourvue de végétation et un peu creusée, la couleur vive ressort. Il y a également des champs d’énormes cactus impressionnants, comme de petits arbustes avec un énorme tronc et pleins de branches biscornues mais ce sont bien des cactus. Difficile de faire des photos à travers les vitres. Par contre, on a oublié de faire des photos de Samaipata et pour ça, aucune excuse, juste un oubli… Tout est dans nos têtes.

Le trajet n’est pas des plus confortable. On repasse par des chemins cabossés, balloté dans tous les sens, le bus rempli de boliviens partout, les enfants qui dorment parterre dans le couloir, pas que des enfants d’ailleurs. Au fond, à côté de nous, des mamas boliviennes avec leurs bébés. On est serré, l’une d’entre elles s’endort sur l’épaule de Kévin ! La nuit tombe emmenant avec elle le froid, les secousses qui ne s’arrêtent pas…  Bref, difficile de dormir. Les bébés pleurent de temps en temps. Mais franchement, je suis impressionnée. Les bébés en Bolivie sont extrêmement calmes. Ils passent des demies-journées dans les bus sans ronchonner, sans manger et sans être changés ! En même temps, s’ils ne mangent pas, je suppose qu’ils ne font pas caca O_o.

On arrive à 2h du matin comme prévu, à Cochabamba, fatigué. On met un moment avant de réaliser qu’on est bien arrivé car personne ne descend du bus. En fait, la plupart des gens comptent finir leur nuit dans le bus. Ce n’est pas notre cas, un taxi nous trouve un hôtel ouvert et pas cher : 6€ la nuit pour nous deux. Faut pas s’attendre à du grand luxe, on ne prendra pas de douche mais on a un lit pour dormir avant de repartir le lendemain direction La Paz.

La mauvaise foi des Boliviens pour atteindre Samaipata

Les 24 prochaines heures vont être remplies d’aventures, mais le genre que vous ne voulez pas vivre.

On est donc toujours à Sucre, le mardi 15 juillet, milieu d’après-midi. Un tour chez le coupe-tiff, et on demande à l’auberge de nous prendre un taxi. Il est censé arriver à 16h15. 16h25 personne, tchao l’auberge, on va se démerder ! On charge les sacs et fonce à 2 pâtés de maisons prendre un petit bus de ville.
Arrivé au terminal, les billets en poche, le gars nous dit que dans 2 minutes il nous emmène jusqu’au bus, soudain, plus de gars. Le mec est parti en trombe sans nous prévenir. Course dans le terminal pour trouver le bus, un gars ne veut pas me laisser passer sur le quai car on n’a pas payé la taxe du terminal. La file est hyper rapide -heureusement- je file un bonbon à la SDF sans dent devant le guichet, et après avoir couru sur la moitié du quai je trouve enfin ce bus. Au moment de charger nos bagages, on dit bien au chauffeur qu’on descend à Samaipata.
“Ok, alors vos bagages ici”, cool, une place spéciale, avec le mode poussière visiblement.
Samaipata est un arrêt 3h avant le terminus : Santa Cruz de la Sierra. Le vendeur du guichet de la compagnie de bus le dit également au chauffeur. Les 2 chauffeurs sont au courant. Et y’a intérêt car l’arrêt se fera entre 2 et 5h du matin, et les gars de l’auberge nous avaient prévenus que parfois les chauffeurs oubliaient de s’arrêter ! À 17h le bus décolle, pile poil à l’heure.

Les paysages sont beaux, la lune orangée est énorme, magique, les étoiles éparpillées dans le ciel sont magnifiques, le trajet de bus se déroule plus ou moins tranquillement car la Bolivie, ça tourne ! Toutes les routes sont à flancs de montagne, les lignes droites n’existent pas. Au bout de 2 heures de bus, ce sont les routes bitumées qui n’existent plus, que de la terre, un brouhaha d’enfer, le pied pour se reposer. À l’arrêt “bouffe” -qui nous est inutile car on avait prévu des sandwichs, marre de se faire avoir sur le “si si, on s’arrêtera” et puis finalement non, bref, à l’arrêt bouffe, Manon demande à l’un des chauffeurs si il sait vers quelle heure on arrivera à Samaipata :
– “Non, je peux pas dire”
– “Non ? mais genre aucune approximation ?”
Bref, visiblement on le fait chier puisqu’on a l’impression de parler à un mur qui détourne le regard. Hallucinant. Le bus repart. On tente de dormir, se reposer jusqu’à minuit, 1h du mat’, pour ensuite être vigilant. Arrive alors des arrêts, le gars allume les lumières et annonce l’arrêt. Ça va le faire ! Par moment des gens descendent. Par moment on fait des pauses, notamment une “toilette”, dans un champ, tout le monde cul nu. Normal ici. Encore plus normal de voir les gens qui partent avec leur rouleau PQ dans les champs pendant 10 min et revenir les mains vides. On comprendra que l’écologie c’est pas leur truc ici. A l’arrêt bouffe les gens achetaient des gâteaux, et jetaient les papiers sur la route. C’est normal en Bolivie. Pauvre nature. Ça me fait également penser lorsqu’on a quitté Sucre aux nombreuses collines desquelles il y a visiblement très régulièrement des lâchers de contenu de bennes à ordures. Malheureux.

1h, 2h, 3h, 5h, 5h30. toujours pas d’arrêt. Dehors je crois voir un nom de ville “Mairana” ou un truc du genre. Je vais voir le chauffeur, il ne m’entend pas derrière sa vitre. Manon y va et arrive à se faire entendre. Je la vois parler un peu et rentrer subitement dans la cabine, putain ça pue : je fonce la rejoindre. Les gars disent que le bled est passé depuis 2h.

Je vous laisse imaginer l’état dans lequel on se met dans ce genre de situation. On s’énerve, vraiment. Et les mots en espagnol sortent très bien cette fois :
– “On avait réservé un hôtel, c’est vous qui allez le payer ? Faites demi tour !”
– “C’est trop loin”, lance l’un des chauffeur avec un air négligeant, genre tête à clac, que vous avez vraiment envie de faire claquer sur le volant.
Il enchaine :
– “Une fille est descendue à Samaipata en plus”
– “Ah ouais et pourquoi vous avez pas fait d’annonce et allumé les lumières comme pour les autres arrêts hein ?” lui rétorquais-je. Bien entendu je vous fais grâce des noms d’oiseaux français qui se sont envolés dans tous ces échanges.
Ils font ensuite mine de ne pas comprendre ce qu’on dit, de nous ignorer. Mais c’est ne pas nous connaître. On décide de rester planté dans la cabine pour leur mettre une certaine pression psychologique, malgré les sollicitations de l’un des chauffeurs pour qu’on aille se rasseoir. En même temps des sollicitations où le gars continue de regarder soit ses pieds soit la route… Hein, vous savez ce qu’on en pense. Les gars font donc mine de nous ignorer. Le soleil se lève.
“Et c’est vous qui allez payer l’hôtel à Santa Cruz ?”
– “J’ai pas de sous” mime l’un deux, le plus gros, le seul des 2 qui ose nous répondre, en regardant la route toujours, faut pas déconner non plus.
Manon demande combien de temps avant d’arriver à Santa Cruz. 2h. QUOI ? Ça fait 1h qu’on est planté à côté d’eux ! La ville était à 3h de Santa Cruz. C’est quoi ce bordel ! Ils font encore mine de ne pas comprendre.

Ceci est un bolivien de mauvaise foi au regard fuyant.

Ceci est un bolivien de mauvaise foi au regard fuyant. Ce type d’énergumène semble être capable de se reproduire malheureusement.

Je sais pas ce que vous en pensez, mais à ce stade de l’aventure, ça pue quand même pas mal cette journée non ? Alors soyez rassuré, c’est presque fini…. Enfin, j’aimerais pouvoir dire ça, mais pas du tout.

Vers 8h30 le bus arrive à Santa Cruz. Entre temps le bus à fait des arrêts, et ils ont bien ANNONCÉ à tous les passagers les arrêts. Le bus accroche une voiture dans un rond point. LoL.
Ça fait perdre 10 minutes, et nous permet d’exprimer avec plusieurs passagers notre soucis, ils sont sur le cul. Arrivé au terminal on descend pour récupérer nos bagages… On ne les trouve pas ! Puis je les discerne, cachés et isolés des autres, et surtout DEGUELASSES !
On suit les 2 chauffeurs, on remonte dans le bus en disant qu’on veut être remboursé car on n’a jamais voulu être là, c’est pas notre destination, et c’est leur faute. Ce dernier point sera mon fil directeur à partir de maintenant.
Le gros évite la question et me demande de me pousser car à cause de mon gros sac il ne voit pas le rétro droit. Et ben tant mieux. Je suis collé ! Il semble abandonner, descend du bus et laisse son autre pote prendre le volant. On lui redit la même chose. Mais voyant qu’il commence à limite sortir du terminal, j’envisage les choses autrement : qui et où peut-on se faire rembourser, le bureau de ta compagnie est là bas ? Ok, et ton nom ? Carlos, ok. On descend et rejoint le terminal en direction du bureau de l’agence. En plein milieu de la rue que voit-on, le gros qui revient. BLOCAGE !

Je lui lance “Allez viens, tu vas assumer tes erreurs et on va aller ensemble au bureau de ta boîte pour se faire rembourser. Tu t’appelles comment ?”
– “José”, semble t-il bafouiller
– “Et ton pote ?”
– “Jésus”
– “Oui bien sûr, c’est marrant il a pas dit pareil.”
Il commence à vouloir continuer d’avancer, prétextant qu’il doit y aller, qu’on l’attend, Manon lui prend le bras. Il se débat et continue, je me mets sur son trajet et le bloque délicatement, tout se fait en douceur pour le retenir. On est au beau milieu du parking du terminal, et notre manège ne passe pas inaperçu, 2 hommes approchent. L’un fait parti d’une sorte de “atención de los turístos”, et en comprenant la situation il dit clairement au gros : “Ce sont des touristes, il faut en prendre soin, vous agissez mal”. L’autre est un policier. On leur explique la situation, le gros s’empresse de se défendre : “ils dormaient quand on a signalé l’arrêt”. Ben voyons mon con ! Bref, au final, sous la pression de tout ce monde, le gros lâchera 70 bolivianos, somme apparemment nécessaire pour que l’on retourne à Samaipata.
Le gars de la défense des touristes nous conduira à un taxi qu’il paiera pour nous emmener à un endroit pour prendre un bus rapidement. Oui, “rapidement” car sinon les prochains bus pour Samaipata sont à 17h. On n’est pas mécontent de quitter le gros, quoiqu’on aurait bien voulu exposer ses torts devant son boss.

Ouf, à ce stade on a tout de même la présence d’esprit de se rendre compte qu’on est tombé sur 2 boliviens sympas. C’est pas de trop !

Le taxi nous trouve au second essai une sorte d’agence dont la navette part dès qu’elle est complète. On attendra seulement 45 minutes, le temps de se rafraîchir, et on décolle vers 11h pour Samaipata dans le combi. Tout cela nous coûtera 70 bolivianos, pile poil, et encore heureux.

2h plus tard, on arrive, le taxi collectif nous dépose, ouf, nous voilà enfin où on aurait dû être cette nuit ! Hey mais attends, Manon, mon blouson ! Putain il est resté dans le coffre du taxi. Et oui, faute de la fatigue, manque d’attention, le gars gentiment nous a déposé nos sacs, et j’ai complètement zappé que mon blouson était dans son coffre.

En 1 minute de temps c’est la panique, mais un taxi passe et on lui lance le fameux “il faut suivre cette voiture” ouais, sauf qu’on la voit déjà plus ! Bref, 20 minutes pour atteindre la ville suivante, qui s’appelle, tadaaaaaaaaaa : Mairana (ça vous rappelle quelque chose non ?). Le gars conduit bien et vite, en arrivant sur la ville, on voit la voiture de devant tourner à gauche, c’est notre ancien taxi. Shlac, il se gare à côté. Je récupère mon blouson, ouf. La journée est sympa non ? Ah j’ai oublié de préciser quelque chose de capital. Depuis ce matin, 8h on crève de chaud. Les -15°C des Geysers del Tatio, ou les 2°C d’Uyuni sont loin, là on est en T-shirt : 25°C au soleil, minimum.

Si vous avez bien suivi, vous avez remarqué que la ville que j’avais aperçue avant qu’on aille demander au chauffeur était Mairena. Et bien il venait probablement de la passer depuis à peine 30 minutes, donc on venait tout juste de dépasser Samaipata, cela ne faisait pas 2h comme il l’avait dit ! Cette mauvaise foi transpirante et leurs airs fuyants nous ont vraiment dégoûtés des boliviens, bien que certains tentent de rattraper le coup. On sait qu’il ne faut pas faire de quelques cas une généralité, mais on accumule une quantité assez impressionnante de galères depuis notre arrivée dans ce pays. Au final on aura fait le trajet Sucre – Samaipata en 17h et beaucoup de stress au lieu de 10h. Next.