Jamaïque : préjugés versus réalité

On a classé en 2 catégories VRAI ou FAUX tous les préjugés fréquemment rencontrés, que les français ont, ou que nous avions, sur la Jamaïque et ses habitants.

VRAI

– Le cannabis n’est pas cher : minimum 5 à 10 fois moins cher qu’en France.
– Tout le monde fume du cannabis : vous en sentez partout, en passant dans des quartiers, dans des villes, dans la rue, et 9 personnes sur 10 que nous avons croisé était un consommateur régulier.
– Les gens sont tellement cool qu’il disent “Yeah man” : c’est juste un toc de langage mais employé par tout le monde envers tout le monde.
– Ils n’écoutent que du reggae : 80% de ce qu’on entendait en était. Mais les hits mondiaux et rock des années 80 étaient également bien présents.
– Il fait chaud : effectivement, 25-30° pendant notre passage au mois de mai

FAUX

– Le cannabis est légal : pas du tout.
– La majorité sont des rastas et ont donc des dreadlocks : beaucoup sont rastafariens, mais peu ont des dreadlocks.
– Philosophie cool : à les entendre oui. Dans les faits, la notion d’argent est omniprésente et ils réclameront tout le temps un pourboire par-ci par-là, au cas où vous cèderiez.
– Hyper sociables et accueillants : tout comme la philosophie, c’est à double tranchant, y’a un intérêt derrière si vous êtes repérés comme touriste. Nous n’avons pu faire aucun couchsurfing, personne ne nous a accueilli -une hôte nous a proposé de venir… mais de payer pour rester, nous avons refusé puisque cela sort du cadre du couchsurfing-
– Que des belles plages aux eaux transparentes (normal, c’est la mer des Caraïbes) : seulement quelques-unes en réalité. Beaucoup de littoraux ne sont pas aménagés, ou sont des plages de cailloux, ou encore du sable noir/de la terre. L’eau n’est pas claire partout non plus.
– C’est super beau : bien que la beauté soit somme toute relative à chacun, nous avons trouvé que les paysages n’avaient rien d’exceptionnel. Il y a quelques belles plages, quelques belles montagnes, mais ce n’est pas d’après nous “super beau” ou un lieu à voir absolument avant de mourir.

Mexique : Préjugés versus réalité

L’île de Cozumel, pour nous, n’est pas du tout représentative du Mexique et plusieurs des points ci-dessous ne s’y applique pas.

On a classé en 2 catégories VRAI ou FAUX tous les préjugés fréquemment rencontrés, que les français ont, ou que nous avions, sur le Mexique et ses habitants.

VRAI
– Les Mexicains mangent pimentés
– Les Mexicains sont petits : la moyenne homme est à 1m76 mais de ce qu’on a vu plutôt à 1m70, quant aux femmes, d’après nous, autour de 1m55
– Les Mexicains parlent vite
– Les Mexicains sont tous bronzés
– Manque d’hygiène en général : vrai vis à vis des vendeurs dans la rue, du papier toilette à mettre dans les poubelles plutôt que la cuvette
– Manque de sécurité : ruelles facilement sombres et glauques une fois sorti du centre ville (touristique)
– Il fait chaud, parfois même étouffant
– Vie pas chère pour les français
– Pour voyager dans la ville même, vieux bus avec pleins de gens, sans clim, non confortables et durs à trouver. Parfois on pouvait aussi trouver des vans-taxis, eux avec la clim, mais tant que des personnes peuvent y monter, elles le font !
– Beaucoup de poulet côté nourriture

FAUX
– Les Mexicains n’aiment pas les états-uniens : aucun soucis avec eux
– Les Fajitas et Burritos c’est Mexicain : pas du tout !
– Manque d’hygiène en général : faux, car plus hygiénique qu’en France parfois, par exemple l’utilisation de masques par les préparateurs dans les restaurations rapides, par les vendeurs de supermarchés, ou encore le pain pris avec des pinces et non les mains.
– Manque de sécurité : faux car présence de nombreux policiers. On a été filmé avant le départ du bus depuis Mexico DF, les bagages sont quasiment toujours étiquetés dans les autobus pour aller de villes en villes. Taxis “sécuritaires” à la sortie des gares d’autobus.
– Les Mexicains sont tous des supers danseurs de danses latines : pareil qu’en France, certains savent, d’autres non.
– Flore avec beaucoup de cactus : pas tant que ça
– Beaucoup de sombreros : aucun, c’est purement touristique
– Paysages désertiques, peu de végétation : complètement faux, des jungles ! Les alentours de Xalapa et la région du Chiapas ont des flores impressionnamment denses.
– Les Mexicains sont des voleurs, arnaquent les touristes : ils ont été dans 95% des cas accueillants, souriants et honnêtes
– Les Mexicains s’habillent léger et avec des vêtements amples : pas du tout ! Jean très fréquent, et veste quand 30° à l’ombre de nombreuses fois.
– Pour voyager dans le pays, vieux bus avec pleins de gens, sans clim, non confortables et dur à trouver : faux, car plusieurs compagnies de bus, toujours (trop) climatisés et confortables.
– Eau non potable qu’ils boivent et utilisent pour laver les légumes : faux, ils ne la boivent pas et ils utilisent de l’eau de bouteille pour laver les légumes (dans les villes en tout cas, pour les villages, on ne pense pas…).

Si vous pensez à d’autres préjugés que l’on pourrait éclaircir, dites-les nous 😉

Campeche, l’hôtel pourri et les français

On a tous des préjugés, nous les premiers, et l’un d’eux concernant le Mexique était : “Y’a des maisons colorées partout”, c’est faux, sauf au centre ville de Campeche. Et franchement, les villes du monde entier seraient plus joyeuses si elles étaient toutes comme ça !

Bref, quand on est arrivé dans la ville, il était 15h, le bus ayant fait d’une traite Villahermosa-Campeche (soit 6h non stop), on avait carrément la dalle, et pas d’hôtel ou de couchsurfing de prévu ici.  Mais chaque chose en son temps !

Campeche plages

Les plages inexistantes

A deux pas du terminal de bus on trouve un petit restau sympa, pas cher, dont le patron en nous voyant arriver nous aborde avec un joyeux “Vous êtes français ?”, ce qui en dit long sur nos gueules. On trouve dans la foulée un hôtel juste à côté, mais en passant devant je lance :
“Là ça craint, c’est tout pourri, ils doivent même pas avoir la clim”, et ce dernier détail est très important quand il fait 30°C à l’ombre (Ce qui est toujours moins qu’à Villahermosa vous me direz !)
Et puis finalement une affiche prouve que j’ai tort, les chambres ont la clim… Bon ben on tente !
Chambre vraiment pas cher 15€ la nuit pour 2, lit gigantesque, alors vous me direz où est l’arnaque ?
Et bien une série de détails pardi :
– depuis le couloir menant à la réception, les gens peuvent voir par dessus le rideau trop court cachant notre seule fenêtre (et on est à la première chambre, à 2m de la réception)
– entre le pas de notre chambre et la rue il y a 10 mètres, tout est sans cloison, et dans cet intervalle il y a la réception, un poste radio, une télé, et une cuisine servant à l’hôtel ; donc on entend tout ce petit monde s’activer (merci les boules quies)
– la clim datant des années 90 fait un bruit d’avion (mais elle fonctionne bien 🙂 )
– on peut voir sous la porte, et au-dessus (mais faut faire 2m40), du coup les araignées, les lézards et les fourmis se baladent allègrement.
– la salle de bain comprend, l’un à côté de l’autre sans cloison ou quoi que ce soit : la douche, les wc, et un lavabo avec un robinet qui colle tout le temps (vous aussi ça vous paraît louche ?)
– la chose en forme de porte qui sert à séparer la salle de bain du reste ne ferme pas, mais bon, on avait déjà ça dans le premier hôtel à Mexico !
– y’a rien pour suspendre (ce qui est embêtant quand vous faite votre lessive à la main…)
– les trous dans les murs sont bouchés avec du papier. Oui, du papier, le même que vous utilisez pour votre imprimante.

Bref, on a vite compris ce petit prix, mais perso, je trouve ça fun cet hôtel typique mexicain (c’est un article rempli de préjugés débiles, je vous aurais prévenu). Face à une telle opportunité nous avons donc décidé d’y rester 3 nuits histoire de bien profiter du lieu, des moustiques, et des rampants divers. Ce fut assez épique à vivre. Non sincèrement, la vérité vraie, c’est qu’en déchargeant les sacs à notre arrivée ici je me suis coincé le dos et on se repose un peu.

Après ce court descriptif, revenons à la ville même !
On a fait un tour de petit train dans la ville, y’avait 2 français dedans, on a marché dans la ville, on a croisé un gros groupe de vieux français, on est allé au resto, des français sont venus et nous ont demandé en anglais de les prendre en photo. Pour ceux qui parlent un peu espagnol, le moment épique avec ce dernier groupe c’est quand ils ont demandé au serveur en arrivant “¿Puedes comer ?”. C’est d’ailleurs marrant que les autres français ne nous repèrent pas, car nous, on les repère très bien ! Look, principalement, même de les voire parler au loin, à lire sur les lèvres on devine très bien ce qu’iles disent : “merde”, “putain”. Y’a des mots qu’on devine tellement bien.

Campeche fake

Fake

La ville est entourée de fortifications, enfin, elle est aussi entourée d’un sacré paquet d’ouvriers  mobilisés pour les refaire ! Je trouve que ça gâche le charme “authentique”, mais bon, on est quand même monté pour se balader sur les fortifications et découvrir la ville du dessus, mais là, c’est le drame. Plusieurs façades colorées de la villes, derrières lesquelles on s’imagine de jolies petites maisons douillettes, ont en fait pour seule consolation un terrain vague. Ça gâche tout hein ?

On a pas mal flâné dans les rues colorées, on a aussi perdu pas mal de temps à chercher des bus qui n’existait plus. La ville est entourée de 2 forts, on s’est dit : “chouette, on va en visiter un”, manque de bol l’office du tourisme nous dit qu’aucun bus nous y emmène… bon, ben taxi alors. Le fort San José est petit, sur une jolie colline surplombant la ville, mais il n’est pas à visiter et pas moyen de redescendre car pas de taxi ou autre dans ce cul de sac. Pas grave, notre prochaine destination était le bord de mer, et elle est juste en bas de cette grosse bute ! Entre les 2 : un dénivelé impressionnant, mais surtout des hautes broussailles et des semi-bidonvilles. Bref, on s’est frayé un chemin dans tout ça et on atteignit notre but.Campeche couche du soleil

Les couchers de soleil (sur l’océan) sont toujours magnifiques, mais ici ils vont beaucoup plus vite qu’en France, et sauf erreur de ma part, c’est tout à fait normal vu qu’à l’équateur la Terre défile plus vite. Bref, nos aventures à Campeche s’arrêtent ici, après 3j dans ce havre de paix. Le lendemain, Vendredi 18 Avril, on va à Merida, où nous attends un nouvel hôte. Ah… non, elle vient de nous faire faux bon, on improvisera.

Honnêtement, vous n’avez pas idée de la quantité de détails que je me force à occulter pour ne pas noyer cette article. Mais le mieux en même temps, et vous êtes sûrement d’accord, c’est pas de le raconter, mais le vivre.