Anecdotes et bilan du Maroc

Tout ce que je n’ai pas pu placer ailleurs pour éviter d’alourdir les articles est ici !

Ça ajoute des éléments et sensations expliquant parfois mieux mon ressenti, et ce que j’ai pu vivre. Y’a des trucs amusants, et d’autres pas amusants du tout, bref, chacun fait son tri !

  • En tant qu’étranger, on est la cible des commerçants dans certaines villes (pas forcément les grandes, Chefchaouen en est l’exemple) où j’ai eu la sensation qu’une personne sur trois voulait m’arnaquer.
  • L’attitude commerciale : même le petit Assat (9 ans environ) au Ryad où je devais séjourner initialement à Fès. “Non mais tu ne comprend pas, je t’explique, voilà ce qu’il faut faire ici”, il voulait m’imposer que faire, et de prendre un guide qu’ils fournissaient ici.
  • Le whisky berbère : ce breuvage délicieux et entendu par plusieurs personne n’est autre que du Thé jaune (genre Lipton) additionné de sucre et de feuilles de menthe (dans la tasse ou la teillère)
  • Le chaos de la circulation, une orchestration majestueuse des klaxonnes, une imbrications fonctionnelles des voitures pourtant dans tous les sens.
  • Les ceintures de sécurité c’est pour les tapettes ! Je n’ai vu que la coréenne dans le bus de nuit pour Fès la mettre (vu la conduite du chauffeur c’était compréhensible), sinon jamais personne dans les bus, taxi, ou voitures personnelles. En montant dans le dernier taxi pour me rendre à l’aéroport, réflexe : je mets ma ceinture. Le chauffeur me lance : “Oh vous savez c’est pas obligatoire ici”.
  • Porter un casque sur un 2 roues c’est pour les gamines ! Et encore, même les gamines n’en avaient pas sur les 2 roues, alors vous pensez bien qu’ouvrir un magasin de combis moto au Maroc c’est un coup à faire faillite.
  • Je me rappelle en Égypte avoir pris une photo avec 7 personnes sur une mobylette : les parents et 5 enfants. Au Maroc j’ai vu jusqu’à 4 personnes, déjà pas mal, non ?
  • Une photo des prix du gasoil et du sans plomb (divisez par 10 pour avoir le prix en euros)

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  • Les longues lignes droites sans une bande d’arrêt d’urgence, bossues, avec nids de poules, et parfois tout ça cumulé. Ce n’est pas rare, je dirais même, c’était fréquent sur les routes que j’ai empruntées.
  • Ahmid, le taxi Marocain loué à Meknès. En route vers Volubilis, il me lance d’un coup, hors sujet : “Hey la fille qui marche là, on la prend ?”. Bref, pris au dépourvu, la fille ne faisant pas de stop et ne se retournant même pas à la seule voiture en approche, je lui dis “ben, non ? Je sais pas ?”. Il essaiera de me faire culpabiliser de ne pas l’avoir prise en me disant que je ne fais que le louer, c’est pas lui qui prend ces décisions, c’est moi le chef.
  • Dans le bus de nuit pour Chefchaouen, vers les 2 h du matin je décide d’écouter un peu de musique, je branche les écouteurs, pas certains si je mets bien l’écouteur droit dans mon oreille droite, je lance le son et effectivement le son est bizarre, je retire un écouteur pour les inverser et… J’entends toujours le son, et tout le bus également. Je panique, je ne sais plus comment couper mon son. Bref, mes écouteurs étaient mals branchés.
  • A Meknès je suis allé 3 fois au Mac Donald ! (Et peut être aussi 3 fois à Marrakesh). Raison principale : seul restaurant où je pouvais avoir un truc pas cher et payer avec la CB. Le classique menu Best of Big Mac ou Mac Chicken : 49 dh, soit moins de 5€.
  • Tanger est la seule ville où j’ai trouvé des amas de personnes noirs, culture qui paraît pas mal représentée dans cette ville. Je suis tombé notamment sur un restaurant nommé “Restaurant Africain” rempli de black. Une explication fournie par Yassir (couchsurfing à Marrakesh) serait qu’il y a une grosse communauté noire en rapport avec la migration en Europe.

Bilan

J’ai aimé le Maroc ! Le fait d’y être pendant la période de Ramadan a ajouté une complexité à ce séjour, mais cela n’a été que plus intéressant. J’ai été énormément frustré par la perte de mes repères, mais ces 2 semaines furent enrichissantes culturellement et humainement.

En détaillant, et sous forme de points :

Ce que je n’ai pas aimé :
– me faire agresser moralement, être sur le qui-vive
– la mauvaise foi
– les tarifs à la tête du client
– l’absence de points d’informations à l’arrivée dans une ville (gare, bus, aéroport)
– les conduites à risques (bus, taxi, 2 roues, bref, tout le monde)
– ne pas trouver des auberges / des prix bas en dehors des médinas
– la complexité de certaines médinas, lié à l’absence d’indications pour se repérer et s’orienter
– les couchsurfeurs qui invitent par intérêt commercial (pour vendre des cours de surf, des expéditions …)
– l’influence et le détournement de la religion sur (et par) les institutions

Ce que j’ai aimé :
– la communication : pouvoir parler français anglais et espagnol
– pouvoir aborder la religion facilement
– manger très bien, local et pour pas cher
– les décomptes sur les feux tricolores
– les médinas et leur côté humain
– les souks et les marchés des médinas
– la sensation d’être moins encadré par des règles que dans d’autre pays
– la facilité de contact avec les Marocains
– le désert d’Hassi Labied (dont y voir un fennec !) et son ciel étoilé
– les belles rencontres

Une pensée à ceux qui ont participé à ce beau séjour au Maroc, Aaron le canadien, Lhoussin le berbère, Yassir le voyageur, Soumia la tarée, Batoul et sa sœur Khadija, Amin, Redouane de Thingir, José du terminal CTM, le tchèque les belges et l’instit’ française à Hassi Labied, et sûrement pleins d’autres que je n’ai que croisé brièvement.

Parmi les meilleurs instants du voyage, : passer la nuit dans le Sahara

Parmi les meilleurs instants du voyage, : passer la nuit dans le Sahara

On y retourne ?

À retourner au Maroc pendant minimum 2 semaines il y a 3 choses que je ferais :
– louer une voiture, car certaines régions comme Meknès, Chefchaouen sont beaucoup plus intéressantes (et certains site plus accessible) en voiture
– retourner dans le désert, voire y passer plusieurs jours (en évitant les mois de mai à septembre !)
– visiter les alentours de Chefchaouen, notamment en faisant des randonnées, il y a de quoi faire