Teotihuacan et le restau

Vendredi 4 Avril 2014

Teotihuacan, c’est un site de pyramides Aztèques. Je rectifie : C’est un site IMMENSE – pour nous – de pyramides Aztèques.

Après un petit déjeuner copieux (j’avais une fin de loup, sûrement dû aux tacos deguelasses de la veille), le père de famille nous dépose directement à la gare de bus au lieu du métro pour nous faire gagner du temps. Au passage on parle de la folie des 2 roues ici : les casques, c’est pour les tapettes. On prend le bus pour aller sur le site.
A peine installés dans le bus, des gens essayent de nous vendre diverses choses et ce sera comme ça toute la journée. Deux jeunes hommes montent et se mettent à jouer de la guitare tout en chantant dans le couloir du bus. Très agréable de les écouter.

Le gars qui nous fait payer nos billets à l’entrée ne nous rend pas la bonne monnaie, on s’en aperçoit juste après mais impossible de se comprendre, ils nous embrouille, 50 pesos soit 2,5€ de perdus. Ce qui est cool, c’est qu’à force de se faire arnaquer de différentes façon, on s’immunise à toutes les sortes d’arnaques. Enfin, on espère, à voir !

Le site est très beau mais il fait très chaud, pas une pointe d’ombre, beaucoup de marche pour visiter, dur de grimper jusqu’en haut d’une pyramide. Y’a pas à dire, on est des grands sportifs.
On se fait aborder toutes les minutes par des vendeurs de souvenirs, mais un petit “non, merci” et ils n’insistent pas. De plus, si on leur demande un renseignement, ils sont très serviables et souriants. Ainsi quand on demande à l’un deux où se trouve un restau que nous ont conseillé nos hôtes, il nous l’indique et ajoute :
– “Vous êtes français ?”Tienda titihuacan
– “Oui, mais comment l’avez-vous deviné ?”
Bref, nos supers accents nous avaient trahis : on était repéré comme français.

On se pose à l’ombre avec une bonne glace puis on décide d’aller manger au restaurant “la gruta” que nous a conseillé Soco (la maman de Jorge, je le rappelle au cas où on vous aurait perdu en chemin, ou bien que vous n’ayez pas lu l’article précédent sur notre arrivée au Mexique. Mais on ne vous en veut pas si tel était le cas. L’erreur est humaine. 😉 ).

Physiquement lavé par cette chaleur écrasante, ce magnifique restau dans une grotte sonne notre salut. La fraîcheur nous fait du bien, limite froid d’ailleurs, passer de 30 à 20°C ça fait un choc (on pense aux français qui dépassent difficilement les 15°C en ce moment…. 🙂 ). Plats typiques très bons, et j’en profite pour faire une parenthèse sur le service ici, car je n’avais jamais vu des serveurs :
– nous servir l’eau commandée dans notre verre (les autres boissons ok, mais l’eau jamais)
– arriver avec dans une main un plateau contenant les plats et l’autre une petite table, table qu’il déplie pour y poser leur plateau, puis nous servir (ça fait classe !)
– si on veut un dessert, il apporte un plateau contenant les desserts tout fait directement ! Au moins on voit à quoi ça ressemble. On a adoré ça !
– sourire tout le temps (à moins qu’ils se foutent de notre gueule de touristes)

Bref, outre l’écureuil qui passa sous les tables (c’est con mais on imaginait pas voir des écureuils au Mexique… Et encore moins dans un restau), au moment de l’addition on a eu un coup de chaud, et voilà pourquoi : Jorge nous avait conseillé de prendre le minimum d’argent sur nous pour aller sur le site, genre 400 pesos. Par prudence on avait pris 500 chacun. Heureusement, car on n’avait pas compté le repas…. Qui coûta 700 pesos (~40€). Oups !

Après cette journée bien chargée, on retrouva Jorge dans la ville, où il nous montra avec l’un de ses amis le centre historique de Mexico. C’est franchement beau. Ça me fait penser qu’on vous parlera plus tard de la conduite au Mexique (là vous vous demandez le rapport entre le centre historique de Mexico et la conduite, et vous avez bien raison de vous poser cette question, mais il n’y a aucun rapport entre eux.) Ça vaudra un bon article à elle seule, je peux vous dire que j’écris actuellement ces lignes dans un car nous emmenant de Mexico à Poza Rica, il est 22h00, il fait nuit noire, y’a du brouillard, le chauffeur double dans les virages des voitures et des bus, et je serre les fesses tant que je peux pendant que Manon tente de dormir. Pas facile quand dans chaque virage elle est projetée soit contre la fenêtre, soit contre mon épaule. Ça vous donne une idée, Mais tout ça, on le détaillera – peut-être – plus tard.